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 Le ciel nous attend

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Udo Shintaro
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MessageSujet: Le ciel nous attend   Lun 2 Nov - 13:30

Le dôme grisâtre du toit était silencieux, sourd aux murmures du vent, immuable comme depuis sa construction, des millénaires auparavant. Tous les orifices, jusqu'aux plus petits, du grand bâtiment étaient fermés, clôses et inébranlabes étaient les portes, et de même étaient les fenêtres cadrées d'acier, en profondeur des murs de pierre dont l'épaisseur laissait deviner leur résistance. De ce fait, seule la grande porte de l'entrée principale était parfois gardée, car on ne craignait aucune attaque à quelque autre endroit, le lieu étant en permanence surveillé et figé sous la protection d'une barrière générée par les roches spitituelles dont était compossée l'imposante bâtisse. Une telle défense, au beau milieu de la forteresse des guerriers de l'armée de la cour, était impressionnante: en effet, qui aurait déjà l'audace d'y entrer jusque là? Mais les précautions qui avaient été prises n'étaient pas vaines: du moins, presque jamais. Car un soir, une ombre avait délesté de leur souffle les cerbères pour ouvrir les battants scellés. Elle avait rencontré par sa lame froide, un à un, les corps des dignitaires calfeutrés dans la grande salle d'audience des quarante-six membres de Chuo.
D'un coup de virtuose, par cette même lame obscure, l'individu avait dressé un filet qui avait abusé nombres d'hommes et de femmes, restituant à l'aide des modèles sans vie les pantins des sages, et les manipulait maintenant à sa guise.
Seulement voila, l'illusion magique ne tenait que lorsque l'un des sbires de l'infâme se tenait en ces lieux, pour maintenir le charme. Il était sû pourtant que l'un était en prison, soupçonné et accusé à preuves de meurte. L'autre avait eu fort à faire ces derniers jours et ne pouvait se pertmettre de rester de garde et la nuit, et le jour. Comme le crépuscule laissait moins attendre qu'on donnât des ordres durant celui-ci, il ne se tenait derrière les pupitres que le jour, réaparaissant aux yeux de tous le soir tombant en prétextant une mission importante.
Le maître chanteur aurait pu lui-même, certes, rester assis ici, mais ses devoirs et son ingéniosité le menait pour l'heure vers d'autres astres plus proccupants que de surveiller un petit groupe de macchabées sanglants.

La porte s'ouvrit sur la salle noire, vide de clarté aucune. Une petite chandelle passa la pas, envoyant ses rayons vagues se promener sur les crânes ensanglantés des dépouilles. Un homme descendit les marches unes à unes, doucement, en boitant légèrement comme s'il était blessé. Il jeta à bas sa bougie qui s'éteignit sous le choc.


-Hado no san jû ichi. Shakka Oh.

Une boule de feu spirituelle grandit d'un coup dans la main tendue du la silhouette dansant sur le mur, et illimina d'un éclair l'auditoire entier.

-Ils sont passés avant moi, on dirait.

Le costume rouge et la couronne de titane du shinigami qui venait d'entrer ne trompait pas: Udo Shintaro, le noble lieutenant du kido, était bien là, en personne. Il se tenait les côtes de sa main libre et avançait en crachant de temps à autres quelques gouttes de sang qu'il essuiait de son menton à l'aide de son éventail dont le blanc immaculé avait laissé place à de l'ocre sali. Il dépassa sans sourciller les morts silencieux et traversa en claudiquant le hall menant à la tour de la sérénité, un espace de chambres vastes réservées d'ordinaire aux seuls et uniques membres des notables de Chuo, ceux-là même qui gisaient dans la pièce à côté.
Udo s'arrêta devant la première salle et sassit doucement sur une des marches du promontoire menant à un pilier d'ivoire. Il entreprit de se découvrir le torse, jetant ses vêtement tâchés de sang au loin, et écrsant ses paumes sur ses blessures. Avec un long râle, il commença à se soigner en frottant un baume sur sa plaie et en concentrant son énergie spirituelle sur les contours ses ses doigts. Il avait perdu beaucoup de sang et d'énergie lors de son combat contre Tsuku Bakudai, et ne se sentait même plus la force d'être surpris qu'on ait assassiné les conseillers. Du reste, il s'attendait un peu à trouver se genre de surprise quand il s'était résolu à se cacher ici, pour éviter qu'on le retrouve: en effet, bientôt son nom serait placardé un peu partout, et des avis de recherches seraient lancés envers celui qui avait détruit un tiers des quartiers de la sixième division et blessé au seuil de la mort le lieutenant et l'adjudant de cette même section. La chambre des 46 était bien le seul endroit où on ne penserait pas à venir le chercher... enfin, sauf eux. Eux, c'étaient ceux qui se situaient du même côté que lui, à peu de choses près. Comme il menait ses recherches seuls, il avait déjà découvert que certaines choses ne tournait pas rond, mais il les avait gardées secrètes, premièrement parce qu'il n'avait aucune intention d'aider le gotei 13, ensuite parce que cela pourrait le servir dans le futur. Il avait découvert les recherches odieuses que menaient Aizen Sosuke, mais ne le considérait pas plus comme un ennemi que comme un rival. Cependant, la force et les moyens penchaient plus sur la balance du côté d'Aizen, qui possédait le moyen de faire chanter à lui seul toute une armée, tandis que lui, Udo Shintaro, n'était qu'un misanthrope un peu plus clairvoyant que la moyenne. Cette nuance le rendait insignifiant, et il n'avait aucun intérêt à se dresser contre le capitaine assassiné en apparence de la cinquième division, car il risquait d'y perdre la vie stupidement. Il s'était donc décidé à contacter ce dernier un jour, mais n'avait qu'une réponse évasive et dénuée de sens véritable. Il avait néanmoins considéré l'homme comme un potentiel allié, de même que celui qui servait d'intermédiaire et qui était à présent, lui aussi en apparence, sous les verrous. A cette heure de la nuit, il n'était pas encore prêt, mais l'horloge avançant, les préparatifs devraient être terminés.


-Tssss... L'Asta est un beau rêve, Aizen Sosuke. Peut-être tes illusions te bercent-elles autant qu'elles aveuglent les autres... Soit, je te suivrai, mais au bout du tunnel, ce sera moi, et non toi.

Il se releva douloureusement, apercevant une forme qui avançait du chemin qu'il venait de quitter.

- Il sera bientôt temps. Le ciel nous attend.

Et puis, à part, il sussura:

-M'attend.

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Hijikata Gentatsu
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MessageSujet: Re: Le ciel nous attend   Ven 6 Nov - 21:22

Il faisait assez froid et humide dans ces souterrains qui s'étendaient indéfiniment sous les sols noueux des forêts du Rukongai, à travers les nappes et les grottes sombres et dont l'écho des petites gouttes glacées s'écrasant sur l'eau opaque se répercutait sur les parois de calcite blanc, trop friables pour être réelle, et si instables que des hommes vivant à cet endroit en des temps meilleurs avaient dû ériger des barrages de poutres de bois. Le passage sur le fleuve presque stygien à son allure inquiètante menait à l'entrée d'une ancienne mine désaffectée, percée d'un long tunnel plus terrible encore que les autres par sa profondeur et l'odeur nauséabonde qui s'en échappait. Le faible éclairage de l'unique lanterne posée au fond des lieux ne permettait pas qu'on vît son chemin dans la pénombre, et il fallait marcher à grands pas espacés mais lents, pour éviter de se cogner les chevilles sur les larges rochers tranchants qui bordaient le sentier noir, ou pour ne pas marcher dans les grandes flaques gelées qui s'étaient formées suite aux précipitations trop abondantes des années précédentes.
Au fond du couloir de pierre abrupt et vulgairement aménagé, ce dressaient des pilônes noirs taillés dans le roc, résultats de mois de travail intensif. En traversant la grande salle éclairée par une lueur mort-vivante qui aurait fait reculer n'importe qui d'autre que le petit groupe qui s'avançait, on pouvait apercevoir une porte d'acier sombre qui semblait clôse par de puissants verrous de cuivre poli et d'airain. Le luxe de la porte laissait bien indiquer que le passage était une porte de sortie secrète de quelque haut dignitaire, et dont les trois hommes se préparaient à se servir d'entrée. Le lieu qui s'ouvrit derrière le cadavre des battants de la porte, arrachée de ses gonds par deux sabres brandis au bout de vigoureux bras.

S'étendait à perte de vue un grand défilé de colonnades, de temples et de cases raccrochées au plafond, toutes vides, comme les regards sans vie des gardes dont les crânes commençaient à pourir doucement, usés par le temps et la vermine. A l'entrée d'une des habitations pour le moins étranges était assis un homme, blessé gravement, qui soignait de lui-même ses blessures. Il paraissait fort préoccupé, mais remarqua l'arrivée des hommes en arme sans paraitre surpris. Calme, il adressa une formule énigmatique de salut à Aizen Sosuke, qui marchait en tête. Hijikata ferma les yeux, humant l'air pollué par la sang et la sueur de l'infirme. Il sentait les malveillances qui sortaient comme des dards, des couteaux froids, des serpents des paroles du shinigami au torse nu. Il commençait à s'y habituer, car il avait passé une bonne partie du voyage à marcher derrière en surveillant cet Ichimaru, qui ne semblait pas honnête dans ses propos et assez malveillant dans son attitude. Néanmoins, recontrer de tels hommes hérissait Gentatsu, qui s'efforçait de garder son calme, retenant son envie pressante de questions envers Aizen. En effet, s'il suivait cet homme pour les mots empreints de sens et d'espoir qu'il lui avait dit, il ne pouvait que regarder d'un mauvais oeil les gens dont le seigneur s'entourait: des truants aux dangereux sadiques, pas un ne correspondait à une justice, et tous seraient un frein aux volontés d'Aizen qui étaient dans l'esprit d'Hijikata, la justice.

Il ne s'était jamais autant posé de questions jusqu'alors, et il s'étonnait lui-même de s'interesser autant à son entourage, auquel il n'avait jamais prêté attention auparavant. Il coupa court à ces pensées et se concentra sur la mission qui lui avait été assignée implicitement, à savoir suivre et protéger cette chambre géante qu'on disait siège de la Soul Society.
Ce monde n'avait pas impressionné Hijikata. Il était même plutôt déçu, mais peut-être était-ce parce qu'il avait changé d'objectif, que son maître et Yosh n'étaient plus qu'un vague souvenir dans son esprit de brumes? Il n'avait, du reste, pas pu admirer le monde des esprits en plein jour, et à la surface: tout c'était résumé à un portail lumineux s'étendant sur des grottes peu accueillantes. Compréhensible alors qu'il n'ait pas aimé, et, s'il désirait âprement voir l'extérieur pour s'en faire une idée, il n'en toucha pas mot à Aizen. Il ne fallait pas gêner le noble chemin vers le ciel de son maitre par d'aussi insignifiantes choses.

Outré par l'air assez irrespectueux du shinigami blessé en face d'eux, il s'avança doucement, s'agenouillant aux côtés de son maître, et lui demanda d'une voix grave, empreinte d'un respect non feint:


-Dois-je le neutraliser?

Ce zèle était motivé par son désagréable dégoût des gens hâtifs et peu raisonnés, qui filaient droit, sans jamais réfléchir à leurs actes, et leurs conséquences. Hijikata garda les yeux fermés, attendant une réponse de son seigneur, projettant sa concentration alentour, afin de jauger l'hostilité de l'homme, mais aussi l'animosité d'Ichimaru qui ne cessait de sourire doucement derrière lui...
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Sôsuke Aizen
Capitaine de la 5ème division
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MessageSujet: Re: Le ciel nous attend   Sam 7 Nov - 2:41

La nuit était glaciale. Trop, au goût d'Aizen. La nature elle-même semblait hurler sa rage à la face de l'homme aux lunettes, comme si les éléments luttaient contre une force de la nature récemment apparue, et qui, à leur grand désarroi, balayait tout devant lui, en ne laissant rien de superflu, rien qui aurait pu, dans son dos, lui porter préjudice. L'avènement de quelque chose qu'un simple souterrain puant, pourrissant et noirâtre ne pourrait arrêter. Car pour l'heure, un territoire semblable s'étendait à la vue d'Aizen. Pourtant, ce soir, tout semblait différent... Il avait maintes fois emprunté ce passage dégoulinant et usé par le poids du temps ; comme le prouvait la mousse qui s'entassait pitoyablement dans le creux des racines, marque indéniable de l'âge et de la négligence. Mais jamais il n'avait semblé si solennel ; et pour cause, car cette petite escapade sous la forêt de la Soul Society serait sans aucuns doute la dernière. Dans un sens comme dans l'autre, jamais plus ses pieds ne crisseraient sur ce sol si peu adapté à la forme de ses pieds, sol si impur, sol si caché au reste du monde...

Aizen sourit. Cette métaphore lui plaisait. Le couloir qu'il empruntait actuellement représentait tout ce qu'il avait vécu durant ces dernières décennies. L'ombre. La furtivité. Le silence. Durant plus de 100 ans, il se cachait, comme maintenant, dans ce sombre endroit masqué aux yeux de tous. Et c'était la dernière fois qu'il se trouvait dans le noir.


Bientôt, les lunettes tomberaient. Et avec elles tomberait le masque. L'un étant l'autre, la bête serait déchaînée, saccageant, siégeant, régnant.


Un nouveau sourire. Éclairé cette fois-ci par le bout du tunnel. Nouvelle allégorie du changement. Les quelques mètres qui les séparaient de l'ouverture se firent pesant ; les racines entremêlés du sol tentaient une dernière offensive, vaine. Aizen Sôsuke, Ichimaru Gin et Hijikata Gentatsu poussèrent les battants d'une porte sortie récemment de ses gonds, et l'écho mat de leurs pas se transformèrent en magnifiques claquements sonores et harmonieux : le lieu saint dans lequel ils étaient entrés se nommait autrefois la chambre des 46. Des 46, il n'en restait aucun. Le sang séché peinturlurait les murs, traces du massacre, taches rouges qui avaient osé répandre le malheur dans ce lieu béni du Roi. Or, le Roi lui-même était venu les récompenser de leur inaptitude à gouverner la Soul Society. Les cadavres asséchés en attestait promptement.

Après la salle de réunion vint la salle des piliers ; l'antichambre des 46, autrefois appelée. Aujourd'hui, elle n'était plus que le repaire de traîtres qui s'apprêtaient à semer discorde et chaos sur un monde désœuvré et agonisant, créant une nouvelle ère. Aizen avancait en tête. Du coin de l'œil, il aperçut Udo Shintaro, futur Asta, gravement blessé, qui tentait tant bien que mal de se soigner. Il ne devait pas être là. Il n'était pas censé rejoindre Aizen avant le moment prévu. Quelle odieuse folie... L'ancien Capitaine de la Cinquième Division avança sans regarder l'homme agonisant qui apparemment lui avait adressé la parole. Un bruissement mélodieux se fit entendre derrière Aizen : Hijikata s'agenouilla, et baissant les yeux, demanda :


- Dois-je le neutraliser ?

Aizen ne releva pas. L'initiative était hypothétiquement bonne, mais si Udo avait dépassé les limites, il serait déjà mort, transpercé cruellement par Shinzo, le Zanpakutô de Gin. Pourtant, Aizen baissa la tête vers Hijikata, et s'adressa à lui doucereusement :

- Tu devrais te rendre à l'entrée de cet endroit. Une femme viendra très probablement à ta rencontre. Amène-la près de moi, je te prie. Si elle n'obtempère pas, maîtrise-la.

Ce n'était pas le but principal d'Aizen. La femme serait certainement capable d'arriver ou ils se trouvaient par ses propres moyens. Mais Aizen avait envie de récompenser Hijikata. Durant tout le voyage de retour, il ne s'était pas plaint, malgré les blessures dues à son combat contre Gin. La chose était élémentaire, mais Aizen aimait bien cet homme. C'était l'archétype même de ce qu'il désirait comme fidèle.

- Profite de l'aube naissante, Primera.

En effet, le soleil se levait à cette heure-ci sur la Soul Society. Voila ce qu'Aizen offrait à Hijikata Gentatsu : la Soul Society et ses merveilles. Un levé de lumière rendu si particulier par les fines particules d'énergie spirituelle qui miroitaient maladroitement lorsque le soleil naissait. A voir comme Hijikata avait regardé avec insistance la porte de lumière dans le monde des humains, Aizen en avait déduit que le guerrier était sensible à ce genre de choses. Les âmes solitaires se plaisent aux miracles de la nature. La Soul Society était belle ; malheureusement polluée par un fléau qu'on nommait Shinigamis. Ils tuaient peu à peu ce monde si riche et si avenant. Voila une chose qu'Aizen ne leur pardonnerait pas. Il régnerait sur le monde des Esprits, et le repeuplerait d'êtres dignes d'y vivre. Et lui, sur son trône, supervisant le tout, jouirait d'un pouvoir défendu, croquerait dans le fruit des péchés. Mais... quels péchés ? Dieu lui-même fixe le bien et le mal ; les actes de celui-ci ne peuvent donc êtres considérés que comme divin... N'est-ce pas ?

Aizen entra dans le pilier en face de lui. Il fit comprendre à Gin de le suivre, ils devaient parler. De la suite des évènements. De la guerre qui aurait bientôt lieue.
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Ichimaru Gin
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MessageSujet: Re: Le ciel nous attend   Dim 8 Nov - 12:31

Au travers des souterrains, des grottes aux reflets bleus et gris, des salles vides et sombres, des tunnels poussiéreux et des senteirs encore humides de la sueur des travailleurs qui avaient donné leur sang pour les creuser dans les mines, pataugeant dans la boue fraîche, l'air déterminé malgré les conditions, mystérieux sur leurs intentions et le but de leur voyage au fin fond de la terre, les trois hommes étaient entrés dans l'immense salle des voûtes des quartiers de Chuo, au confin de la tour des lamentations. Ce lieu, qui avait servi de place commune aux membres de la classe dirigeante du monde, était à présent déserté par les plus petites formes de vie, appeurées par l'immonde atmosphère de mort qui régnait au dessus des cadavres encore chauds des quarante-six dignitaires, tous courbés ou affalés, sanglants, sur leur chaise, un sourire moribond aux lèvres, celui de ceux qui n'ont vu la mort que comme un châtiment, et doucement se repentaient.
Leur mauvaise gestion et leur inaptitude à diriger d'une façon convaincante leur avait valu cette récompense morbide. Un à un, ils avaient tous péri, supprimés par la lame du capitaine Aizen, celui-là même qui avançait en tête du groupe, traversant les allées de pierre, vers le premier baraquement sinistre. Sur le perron du lieu en question était assi un homme qui semblait bien être Udo Shintaro, un énergumène de psychologie fort étrange qui avait lié un accord tacite avec le capitaine de la cinquième division, et qui devait les rejoindre en temps voulu. Pourtant, il était là, bien en avance, ce qui était manifestement un tort, comme le compris Gin en jetant un oeil à la démerche de son capitaine qui devenait un rien plus rapide. Cette tache dans les plans posés devait s'expliquer par les blessures du lieutenant du kido, qui paraissait un peu mal en point, malgré le regard impertinent qu'il lançait à qui le saisirait. Cela ne dû sans doute pas échapper à Hijikata, homme assez bourru et aux idées limitées selon Ichimaru, mais à la loyauté indéfectible. Gin avait déjà fondé son idée à propos de cet homme, dont l'existence n'était que brume et déillusions. Mais au fond, comme les autres, il était aveuglé par les dires de son maître, trompé. Quel que soit le poste qu'il ait pu avoir, et aussi haut qu'il fût, il restait bien en dessous du statut de Gin, ou de celui de Tosen Kaname. Tout deux ne s'encombraient pas de titres pompeux, mais étaient ceux auxquels Aizen avait accordé sa confiance profonde, plus qu'en apparence. Et cela faisait la différence entre Gin et Hijikata, malgré l'attitude de dernier.
Le primera se proposa pour mettre Udo hors de combat (soit dit en passant, le dit shinigami n'était en aucun cas en mesure de tenir plus d'une demi-seconde face à l'un d'entre eux, vu son état) mais Aizen lui intima de se rendre aux devants de la chambre pour accueillir celle qui devrait sans doute les rejoindre.
Gin avait commencé à comprendre qu'Aizen se préparait à former son armée en sélectionnant un premier état major, triant sur le volet les shinigamis, supprimant bien entendu ceux qui n'avaient pas eu l'audace de saisir l'offre quand ils l'avaient vu se présenter à eux. En fait, bien qu'ils n'en eussent pas parlé plus tôt, Gin avait commencé à le comprendre quelques heures auparavant, quand Hijikata avait été choisi pour présider à la table des soldats du futur Roi du Ciel. Dans cette optique, il était déjà plus clair que ceux qui avaient découvert la trahison et qui se tenaient encore en vie devaient forcément avoir été acceptés d'une manière ou d'une autre dans les rangs de l'armée des rénégats: c'est pourquoi Gin jugea inutile de tuer Udo, dont la valeur avait sans doute été déjà prouvée, et qui pouvait é présent servir de pion. Les personnes de ce genre se faisant rare, il ne fallait pas les gaspiller outre mesure, avant que l'heure ne vienne. De plus, il ne semblait pas que l'erreur du nécromancien soit sur le point de mettre à nu la trahison des shinigamis, et donc on pouvait lui faire grâce de cela.
Tandis qu'Hijikata gagnait la sortie, Aizen s'était tourné vers son disciple et, après lui avoir fait comprendre d'un léger signe de tête qu'ils avaient encore à faire, il monta de son côté vers l'intérieur d'un pilier, laissant là Udo, sans même le regarder.
Alors qu'il dépassait le pauvre blessé, Gin s'arrêta un instant à sa hauteur, à mi-chemin de l'entrée du vaste bâtiment. Souriant finement, il fit un petit signe de la main en guise de bon rétablissement, et continuant sa marche, il lança:


-Prend bien soin de toi, cher ami! Et prend bien soin aussi de réfléchir à ce que tu feras à l'avenir, dorénavant. C'est dangereux de jouer avec le feu, on peut se brûler...

Cette remarque adressée, dont le but affiché visait à faire prendre conscience à Udo que son avenir pouvait se résumer à une fraction de seconde de souffrance et d'incompréhesion s'il persistait dans la voie qu'il semblait avoir entamée, Gin continua sa marche, souriant de plus belle, et emboita le pas à Aizen. Ils devaient parler des préparatifs, de la guerre qui se trâmait en coulisse. Le boulot n'était pas encore fini, olalalah!

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ギン 市丸
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Kondo Ginji
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MessageSujet: Re: Le ciel nous attend   Lun 7 Déc - 22:27

Ginji poussa la large porte d'entrée en grognant, pleurant du sang d'un oeil, fatigué et fourbu. Hayato Tanaka l'avait quitté en plein combat, pour entreprendre une mission qui avait plus d'intérêt que le pauvre quatrième siège. Dépité, mais heureux d'avoir pû conserver son intégrité, Ginji savait qu'il allait bientôt subir les foudres du reste du Gotei, qui apprendrait bien vite la vérité sur sa vraie nature. Le goût du sang sur les lèvres, le regard penaud, le bras endolori, Ginji s'était alors demandé que faire. En examinant les possibilités, seule la fuite immédiate avait des chances de le sortir d'ici vivant. Mais on le repèrerait dès qu'il quiterrait l'enceinte de la forteresse, et s'il empruntait un portail Sekai, il serait condamné. La meilleure option était encore d'aller prouver sa bonne foi et se repentir devant les autorités. Mais lesquelles? Les murs blancs du Sereitei étaient parcourus des rumeurs sur de nouveaux arrivants et des ryokas violents, et aussitôt tous les regards s'étaient tournés vers ses silhouettes inconnues. Ginji ne pouvait s'adresser à personne, et du reste, il n'avait personne à qui parler...

Il poussa donc la porte, car son intention était bien de se constituer prisonnier auprès de 46 de Chuo et espérer les circonstances atténuantes... Encore qu'il ne pouvait expliquer son hollow. En effet, même avec toute la bonne foi dont il pouvait faire preuve, il ne connaissait pas l'origine de son hôte, et ne pouvait se résoudre à mentir au conseil. Il tremblait quand il aperçut la scène, claire à ses yeux. Devant lui, un homme, fort de carure et de musculature, les yeux sombres, deux sabres à la ceinture, les bras croisés. Derrière lui, 46 cadavres empilés, qui ne saignaient déjà plus, brûnis parl leurs propres déjections incontinentes. Appeuré, Ginji recula d'un pas. Puis il comprit. L'homme ne portait pas l'habit des shinigamis, et avait assassiné les membres de Chuo. S'il s'alliait à lui, il pourrait sans doute échapper à son jugement, avec un homme de cette trempe à ses côtés. Mais d'un autre point de vue, le tuer sauverait son honneur et le rétablirait dans les meilleurs termes avec ses supérieurs... Ginji hésitait : il n'avait pas un sens particulier de la justice, juste une enie de vengeance envers Kenpachi, le meurtrier de son maître. L'homme pourrait l'aider à accomplir sa revanche, mais il ne savait si tel monstre de cruauté pourrait bien lui trouver quelque chose d'intéressant.
Ginji tira son épée. Hasaki no Sora dormait encore, et Gazella grognait de douleur, rabroué dans son précédent combat. Ginji se demandait encore que faire.

Gagner du temps, c'est l'unique talent qu'il avait vraiment: celui de la dissimulation lui avait été ravi quelques heures plus tôt. Il se mit donc à hêler l'inconnu.


-Qui êtes-vous? C'est vous qui avez fait ça ? Les 46 membres de Chuo...tous assassinés!

Il tremblait sans pouvoir se retenir. Les cliquetis de son sabre devenaient frénétique à mesure qu'il respirait bruyament, pleurant légèrement. Il avait tout perdu: son maître avec Kenpachi, ses amis avec l'apparition de Gazella, sa vie avec son pouvoir honteux, son zanpakuto qui le dénigrait. Il n'avait pas peur de mourir, non, plus maintenant. Il n'y avait plus de raison. Il leva son épée et fonça en droite ligne. Son énergie n'était pas celle du désespoir, et son coup était diminué par sa tristesse. Le samourai silencieux en face de lui ne dit rien de plus. Ginji sauta, et abaissa sa lame vers le visage de son opposant.

-Je... Désolé! dit-il, la gorge obstruée de sanglots, les yeux pleins de larmes. Sans savoir pourquoi, il avait franchi un seuil de non retour, et il n'espérait un jour revoir cette lumière... Pour lui, vivre ou mourir, gagner ou perdre, tout était confusion. Son sabre toucha son afversaire à l'épaule, mais la lame ne s'enfonça pas. Une légère entaille apparut, tandis que le soldat baissait les yeux sur son farouche assaillant, Kondo Ginji, qui serrait les dents dans une expression de peur mouvante.

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