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 Ainsi débuta son règne

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Sôsuke Aizen
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MessageSujet: Ainsi débuta son règne   Sam 2 Jan - 1:49


““ A force de sonder la vie des choses et la nature de leur relativité, tu arriveras
à l'insoluble ; à force de contester la vie des choses et leur relativité, tu
arriveras au néant ; en sanctifiant les choses,
tu rencontreras le Dieu vivant. „„

Martin Buber


L'heure est venue.


Les démons braillent. S'impatientent. Dans si peu de temps... L'ascension suprême serait atteinte.

Assis dans le fauteuil central de la chambre des 46, Aizen souriait. Les cadavres environnants avaient cessés de saigner depuis si longtemps... Peut-être trop ? Peut-être. Mais qu'importait, dorénavant. La ligne était sur le point d'être franchie. Et Aizen se trouvait en première position.
Tous ses soldats fidèles l'avaient presque rejoint, posant le pied à la suite de l'homme qui allait modifier leur destin et celui de trois mondes entiers. Il souriait, sans pourtant trop s'avancer, courir comme un dément vers la lumière si tentante. Posé, chaque pas qu'il faisait l'assurait de l'avancement de ses plans, de l'accomplissement de ses desseins et de la proximité de sa victoire.

Il se leva de son trône funèbre, le regard impénétrable, cachant mille vices plus sombres encore que ce qu'il avait jamais révélé, à lui-même comme aux autres. Il marcha doucement jusqu'à la porte de l'antichambre, suivi de ses hommes, avançant à leur rythme, et, selon leurs convictions, osant s'approcher de celui qui allait se positionner en Dieu, ou pas. Si tous n'étaient point encore en ces lieux, ils se rencontreraient pour le final, enfin en lumière et pour un public plus vaste. Ce spectacle était resté dans l'ombre trop longtemps, il était enfin temps de le mettre en lumière, de l'ouvrir au succès.

Emmitouflé dans son large manteau blanc, sorte d'antithèse à son esprit des plus sombres, il gravit les marches vers l'extérieur. Le matin était sec et frais, mais le soleil l'illuminait légèrement et rendait la froideur supportable. Sans s'engourdir plus longtemps Aizen prit l'initiative comme il l'avait toujours fait depuis sa lointaine apparition en ce monde de désolation. Quand on pensait voir la richesse, il n'y avait que pauvreté voilée. Quand on pensait voir l'opulence, il n'y avait qu'hypocrisie. Et pourtant... il y avait une chose qui n'avait jamais été atteinte, en matière de vertu comme de tort. C'était celle-là qu'il désirait toucher, saisir, serrer, écraser, anéantir. Les cieux seraient siens, tôt ou tard, dans le sang ou dans la vie, avec joie ou avec haine.

Place à l'action. Il s'agissait de ne rien laisser au hasard. Pour sa part, il devait accomplir ses buts, et ceux qui n'étaient pas capables de le suivre ne méritaient pas de se tenir à ses côtés. Aizen se posa, après un shunpo extraordinaire, sur un toit plat. Personne aux alentours, nulle part. En ce moment même, il était invisible, ils étaient tous invisibles, lui et sa troupe imposante. En effet, tous les regards étaient braqués sur la voûte du châtiment, le portail de la punition d'où s'élevait le phénix millénaire Sokyoku. Sa puissance dépassait celle d'un million de zanpakuto, et il avait été utilisé pour les plus grandes exécutions jusqu'alors. A présent, cet être ancestral n'était plus rien qu'un objet. Un jouet, qui avait perdu aux yeux d'Aizen le statut de "divin" que lui octroyaient les ignorants. Lui, comme ceux-là, il l'avait manipulé pour accomplir sa volonté. Et rien n'avait été plus facile.
Maintenant Kuchiki Rukia serait exécutée, et il aurait... Non. Il l'avait senti. Ce garçon venait d'arriver. Toutes les énergies présentes là-haut commençaient à se disperser lentement, dans toutes les directions. Les circonstances l'avaient bien forcé à prévoir un plan B. Que ces insectes pouvaient être fatigants... Mais qu'est-ce qu'ils étaient ridicules, bougeant si intensément pour une défaite si imminente. Pas de raison de se presser, il fallait partir à point.
Doucement, pas à pas, Aizen parcourait les rues du Sereitei, apportant la mort aux quelques malheureux qui n'étaient pas allés sur la colline, de corvée de balayage ou occupés à d'autres tâches pénitentiaires du même acabit. Il arriva plus vite qu'il ne l'avait pensé en dessous du pic rocheux. Tant mieux. En haut, impossible de douter que la mêlée s'aipaississait.
Il fallait agir.


-Hijikata.

Un pas derrière Aizen lui annonça que le primera était lui aussi présent. Le plan avait été prédéfini, plus besoin de mots. Le premier Asta s'envola en silence, comme à son habitude. Il emmenait avec lui Satsuki, qui semblait avoir encore un peu de mal à bouger les jambes. Qu'il était charitable... Elle n'était utile que par sa fidélité aveugle, actuellement. Bondi à leur suite le jeune Kondo, l'air toujours aussi tétanisé sous l'effet de l'angoisse qui le rongeait autant que sous la pression spirituelle colossale de son nouveau maitre. Qu'ils le veuillent ou non, ils ne pouvaient plus échapper au destin qu'Aizen avait écrit, qu'ils se nomment Asta ou Gotei 13. La fin était proche, le dénouement serait grand.

-Kaname est déjà en haut. Allons-y, Gin.

Son ombre souriante à ses côtés, l'ancien capitaine s'éleva à son tour, d'une façon qui, sans le vouloir, n'indiquait déjà plus que sa majesté. Le traitre perça l'air de son visage éclairé par les rayons du matin, son haori au vent frémissant doucement. Il remonta en un éclair doux la pente escarpée de la colline, masquant son reiatsu.

Finalement, le roi démon posa un pied conquérant sur la surface de pierre. Le champ était libre, la voie dégagée.



Je met ici le lien du topic ou les combats on étés organisés. A partir de maintenant, vous êtes libres de vous taper dessus jusqu'au 15 janvier. Evitez de poster ici-même, ce topic est reservé a Aizen qui s'emparera de l'Hougyoku et de son combat avec Kisuke Urahara.
http://bleach-le-rpg.forums-rpg.com/demande-de-rp-f37/colline-du-soukyoku-t655.htm
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Sam 2 Jan - 15:08

La Soul Society était en pleine crise. De nombreux événements malheureux étaient très récemment arrivés, laissant penser que le destin du Sereitei, ainsi que des âmes du Rukongaï était au bord du gouffre, vascillant, à deux doigts de tomber et, définitivement, s'enfoncer dans l'ombre et la misère.
Des soupçons de trahison dressés à l'encontre des deux capitaines Gin Ichimaru et Toshiro Hitsugaya, à l'entrée dans le Sereitei de Ryokas accompagnée d'une attaque surprise des Bounts, en passant par l'assassinat d'Aizen et l'incendie de la Sixième Division par un inconnu, ces dernières semaines n'avaient pas été de tout repos et, de tout cela ressortait une et une seule chose : tous ces évennements, pour Komamura, devaient avoir un lien. Autant de coïncidences en un si court laps de temps étaient hautement improbables.
Ou, comme le disait bien souvent Tetsuzaemon, un membre de la Septième Division, quand il se trouvait devant une situation complexe : " Ya anguille sous roche, Capitaine... ".

Quoi qu'il en soit, à présent, tout semblait se règler : les Bounts avaient été interceptés par un commando spécial formé de l'élite des Armées de la Cour et, à l'heure qu'il était, il devait déjà probablement tous avoir été massacrés ou emprisonnés. Ensuite, l'exécution de Rukia Kuchiki, sans arrêt avancée, devait finalement avoir lieu à l'aube, le lendemain.
Elle avait été accusée, à tort ou à raison, il n'en savait rien, toujours était que la punition semblait exagèrée et inapropriée aux yeux de Komamura, d'avoir fuit la Soul Society et d'avoir transmis, en toute illégalité, ses pouvoirs à un humain.
Humain qui, selon de nombreux rapports, dont ceux du capitaine de la Dixième Division et du lieutenant de la Première, faisait partie de la bande de Ryoka.


- " Capitaine ! Je crois qu'il est temps d'y aller. "

Komamura répondit à son subordonné d'un vague hochement de la tête, avant de, repoussant son siège en arrière, se lever, et se diriger vers la porte d'entrée de son bureau.
S'il n'appréciait pas vraiment assister aux éxécutions publiques, il lui semblait faire partie de ses devoirs d'officier que de s'y rendre. Et particulièrement dans ce cas-ci.

Komamura, armé, conformément aux directives de la Chambre des 46, de son zanpakutoh, arriva finalement, en compagnie de son subalterne Tetsuzaemon Iba, sur la haute colline, où de nombreux capitaines se tenaient déjà : il y avait là le commandant Yamamoto Genryuusaï, Kyoraku Shunsui, Ukitake Jushiro, Soi Fong, chef de la police militaire et des forces secrètes, ainsi que, bien entendu, Kuchiki Byakuya, leader du clan Kuchiki et, par là même, frère ainé de l'accusée.
Cette dernière, les yeux dans le vide, retenue au cou par l'habituel collier de cérémonie, encadrée par quatre prêtres voilés, ne parraissaient étonnamment pas si abatue que ça : elle s'était résigné, comme la plupart des condamnés à ce moment, à son destin, à l'évidence qu'elle ne s'en sortirait pas, que son avenir était scellé à jamais.
Et, face à eux, imposant dans sa grandeur tant que dans sa simplicité, le Sôkyokou, supposé possèder la puissance de plus de mille zanpakutoh, et utilisé uniquement en cas de peine capitale, et seulement dans les affaires les plus importantes.
Enfin, en plus des lieutenants des capitaines présents, il y avait Kaname Tousen, son vieil ami qui, en silence, écoutait, et tentait de percevoir chacun des faits et gestes de l'évennement.
Komamura, passant à côté des quelques shinigamis massé à l'écart et accepté à l'exécution à la seule condition qu'ils restent plusieurs mêtres en arrière, vînt se poster à côté de celui-ci et, derrière son masque, leva les yeux vers la pointe de la gigantesque naginata, sans un bruit.

Les préparatifs s'étaient déroulés à merveille : Rukia, immobilisées à plusieurs dizaines de mettre du sol, fixait, un léger sourire aux lèvres, le phoenix de feu qui, face à elle, attendait qu'elle prononca ses dernières paroles pour lui ôter la vie.
Finalement, il s'élanca, à toute vitesse, terrible et froidement cruel, s'apprêtant à, sans une émotion, faire son office en abattant ses ailes de flammes sur la pauvre shinigami qui, par frayeur ou par ultime pudeur, avait fermé les yeux, attendant que s'accomplisse le destin.
Une lumière intense brilla alors et, disparaissant dans la seconde, le flashlaissa place à une scène des plus incroyable...
Un rouquin, armé d'une espèce d'énorme hachoir, répondant au signalement de Kurosaki Ichigo, l'un des Ryoka, avait stoppé net le Sokyokou, en pleine course.
Ce dernier, surpris et apparemment blessé de n'avoir pas pu simplement balayer sa victime, batta furieusement des ailes, avant de reculer, les yeux coléreux, s'apprêtant à réitièré l'attaque.
Les deux comparses, alors qu'il étaient en pleine dispute, voyant le mouvement de recul de l'oiseau de feu, comprirent l'urgence de la situation et, immédiatement, s'activèrent : le rouquin, levant haut son sabre informe, l'abattit violemment sur l'arche sacrée retenant Rukia en l'air.
Alors, bien que personne de l'assemblée ne s'attendait à ce qu'il réussisse à briser l'ancéstral monument, une énorme vague d'énergie, provenant de sa lame, trancha net le monticule de bois en deux, libérant, du même coup, la condamnée de ses chaînes.
Ensuite, attrappant cette dernière d'un bras, il esquiva in-extremis l'attaque du phoenix pour, lourdement, retomber sur la collinne, face à une dizaine d'opposants, tous probablement bien plus forts et expérimentés que lui.

Mais, à ce moment-là, jaillissant d'un autre pan de la crête, un inconnu en guenilles et armé de deux katanas fit son apparition, ressemblant à un shinigamis sans maître, le regard dur et froid, les cheveux tiré en arrière en un chignon éffiloché et sans forme, trois mêtres derrière l'imposant colosse...
Alors que ce dernier, ainsi que Iba, se retournait, s'interrogeant sur la nature de cet étranger, ce dernier, dégainant brièvement ses deux katanas, s'élança en avant, vers les deux hommes qu'il se préparait à découper.
Iba, dégainant tout aussi rapidemlent son couteau de combat, tenta de s'interposer, mais l'homme, apparemment un habitué des combats, réalisa une botte très accomplie et, en une passe de sabre, assoma et rejeta sur le côté le shinigami.
Mais, alors qu'il relevait les yeux vers son second opposant, il eut tout juste le temps de parer un puissant coup de sabre pour, finalement, frappé aux côtes par un coup de pied du géant casqué, devoir se replier à quelques pas de là, à peine essouflé par ses prouesses techniques et ses voltiges précédentes.

Komamura tendit son sabre en avant et, d'une voix calme, mais lourde de menaces et de sous-entendus, lança :


- " Qui es-tu étranger ? Et pourquoi cette attaque ? "

HRP : J'ai l'accord de Hijikata pour le faire bouger Wink
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Yamamoto Genryuusai
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Dim 3 Jan - 17:53

Spoiler:
 

~Ambiance~


Comment ?! Comment cette âme errante impudente osait-elle ainsi entraver la volonté de la chambre de Chuo ? Ce jeunot à l'air insolent s'était positionné entre le Sokyoku et la condamnée, contrant l'attaque meurtrière de l'être dont la force dépassait plus d'un millier de zanpakuto. Inconcevable. Ce gamin était si jeune et correspondait aux descriptions données par les différents shinigamis qui avaient affronté les ryokas : un garçon roux maniant un énorme sabre dans des habits de dieu de la mort. Il était également celui que Tosen puis Hitsugaya avaient tous deux corrigé. Et pourtant, une fois de plus, il se dressait entre le Gotei et la jeune Kuchiki Rukia, pour une raison obscure. Pourquoi un humain défendrait-il un shinigami ? C'était le monde à l'envers. De plus, sa puissance semblait avoir énormément augmenté, puisqu'il rayonnait d'énergie spirituelle, un reiatsu comparable à celui d'un capitaine des plus puissants. Le capitaine-commandant fronça les sourcils. Cette intervention fâcheuse obstruait l'exécution du jugement de l'autorité centrale. Un tel acte devait être puni, pour que la cérémonie puisse reprendre son cours normalement. Ces contre-temps risquaient de poser problème au niveau de la gestion des différents problèmes à régler, problèmes qui s'amassaient de plus en plus dans tous les coins du Sereitei, à un tel point que tout le monde devenait suspect, allié comme ennemi, et que Yamamoto Genryuusai, malgré son air impassible et son self control, ne savait plus où donner de la tête. Présentement, éradiquer la menace que représentait le ryoka pour la suite des opérations importait le plus, c'est pourquoi le capitaine-commandant éleva la voix en tapant violemment son bâton noueux sur le sol de pierraille de la colline sacrée.

-"Ordre à toutes les unités, arrêtez cet homme !"


Enervé, le capitaine-général resta sur place, voyant que quelques hommes se précipitaient à l'assaut ; les autres ne bougeaient pas. Qu'attendaient-ils, bon sang ? Derrière eux, un reiatsu se fit sentir. Un autre ryoka, moins puissant, mais tout aussi gênant. Il convenait de s'en occuper comme de l'autre, d'autant plus qu'il semblait faire partie d'une caste oubliée que les shinigamis avaient il y a bien longtemps éradiquée pour son irrespect des règles spirituelles et des lois fondamentales.

-"Capturez également le Quincy !"
cria le vieil homme en pointant légèrement du doigt le jeune homme qui venait d'arriver, arc à la main, la mine interdite sous sa fine main qui redressait doucement ses lunettes. Un homme dans la foule se précipita vers lui, et tous eurent le temps de reconnaitre le lieutenant de la septième division par son insigne. De part et d'autre de la colline, les combats commençaient à faire rage, et pour tout arranger, une mer de flammes embrasa le flanc sud du pic rocheux, coupant la retraite et masquant la vue du vieux capitaine, bien qu'il sentit clairement le reiatsu du vice-capitaine du kido affrontant des énergies inconnues, sans doute les bounts, qui arrivaient eux aussi. Ils semblaient avoir été pris au piège, ou pris de malchance en tout cas, puisque de nouveaux ennemis arrivaient à présent. Un grand homme musclé, le visage affichant un renfermement profond, apparut de nulle part, bondissant tel un fauve. Il dégaina deux sabres et plongea avec une vitesse folle sur le capitaine Komamura, qui se tenait non loin de là. Bientôt, les coups s'enchainèrent et le groupe des shinigamis se dissipait à mesure que de nouveaux ennemis arrivaient, fractionnant les rangs du Gotei 13. La jeune Shimazu, par exemple, suivait l'impétueux soldat de près, et Yamamoto crut comprendre. Un complot, il n'y avait que cela. Elle n'avait prouvé son innocence que par une série de mensonges bien agencés, et avait conçu des plans démoniaques avec ses complices. Diablesse ! Mais déjà un nouvel arrivant brandissait son sabre, coupant les pensées bousculées du capitaine)commandant. Un insignifiant petit siège de division. Il serait écrasé comme les autres rebelles.
Sans attendre l'ordre de leur supérieur, les shinigamis de l'armée de la cour se jettaient tous au combat, lames au clair, vers leurs adversaires respectifs, les yeux enflammés par la colère. Yamamoto ouvrit légèrement les yeux. Il allait perdre patiente. Il fallait couper cette rébellion à la racine. D'un mouvement impatient de la tête, il intima à son fidèle vice-capitaine d'aller régler son compte à Shimazu.

Tout ce beau tableau ressemblait à un véritable chaos, si grandiose qu'on ne remarquait plus que des explosions de reiatsu çà et là, entremêlées de cris et de volutes de fumée noire, dans une atmosphère rageuse et violente. On ne remarqua pas, ainsi, cette épée qui fila droit dans la masse des combattants, car tous étaient occupés, frappant et hurlant de sempiternelles formules de libération ou de sortilèges létaux. Yamamoto, pourtant, l'avait saisi. Il tourna la tête lentement. Il s'était donc échappé de prison. Peut-être était-ce lui, le cerveau de l'organisation... Et soudain, Yamamoto comprit. Il avait été idiot de penser que des êtres comme Ichimaru ou Shimazu soient assez puissants que pour mettre le Gotei en danger. Les yeux écarquillés, la bouche à demi ouverte, le vieux shinigami ne put que balbutier le nom de l'homme qui se tenait là, devant son bras droit Ichimaru Gin. Il était souriant, mais son air était bien différent de celui qu'on lui avait jamais vu.


-"Ai...zen ?!"

Il était en vie, alors. Mais comment ? Il était clair que cette affaire était pleine de flous, mais le dénouement semblait enfin arriver. C'était le moment d'affronter la vérité. Le Sokyoku grondait. La terre tremblait. Les cris formaient la chanson d'honneur, qui guidait Aizen Sosuke, s'avançant. Le capitaine-commandant referma les yeux. Il n'y avait plus à réfléchir : seule l'action immédiate avait le pouvoir de sauver la paix précaire de la Soul Society. Yamamoto eut voulu ordonner à ses hommes de se saisir du traitre, mais plus personne ne se tenait à ses côtés, car même les capitaines Soi Fong et Tosen avait disparu comme par enchantement, tandis que le jeune Hitsugaya se jetait sur Ichimaru dont les lèvres présentait son sourire le plus vil. Ainsi, c'était la guerre. Eh bien, si guerre il devait y avoir, ce serait la justice qui la gagnerait. Pas celle de ces individus méprisables, mais la justice commune, à laquelle le doyen du Sereitei avait toujours apporté son bras. Une fois de plus, il aurait à protéger ce chemin des déviations, en coupant court au délit. Il brandit son bâton de vieillard et y frotta sa main calleuse. La surface de bois se désagrégea lentement, laissant apparaitre un ancestral katana, long et droit, aussi puissant que le regard impartial de la justice...et de la mort.

Yamamoto Genryuusai Shigekuni tira son sabre, les yeux fixés sur Aizen. Il n'y avait rien de moins sûr que sa traitrise, mais le fait qu'il soit en vie offrait un amas d'aléas compliqués dans cette affaire où tous les vices s'étaient immiscés. Aizen allait répondre à ses questions, et son châtiment serrait prononcé par les 46 membres de Chuo. L'organisation de la vie en ce haut monde avait toujours été orchestrée ainsi.
Une violent explosion passa entre le vieil homme et celui qui devait être mort. Quand la fumée s'estompa, la place à laquelle s'était trouvée Aizen était vide. Alors, il avait bien trahi les armées de la cour. Yamamoto rengaina son zanpakuto et baissa les bras. Pour une matinée qui avait semblé bien commencer, il faisait plutôt brumeux...
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Sôsuke Aizen
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Lun 4 Jan - 0:30



A peine Aizen avait-il foulé le sol de la colline du Soukyôku que ses...collègues s'étaient déjà dispersés pour semer trouble et chaos dans les hordes du Gotei 13. Les ordres avaient étés on ne peut plus claires. Occuper les Shinigamis pendant qu'Aizen récupérerait l'objet de sa plus chère convoitise. Pour l'instant, ils semblaient accomplir leurs devoirs à merveille. Et dire que même Gin mettait la main à la pâte... Lui qui se contentait d'habitude de regarder et de sourire ! (non par paresse, mais parce que sa grande puissance était peu de fois requise...) Mais Aizen espérait tout de même qu'il n'en montre pas trop, et en garderait un peu pour des temps prochains.
Voir ses troupes ainsi galvanisait Aizen. Tant de siècles... Tant de préparations. Tant d'attente. Pour finalement être au bord de l'objectif qu'il s'était fixé il y a si longtemps. Cette fois, et avec tous les efforts possibles et imaginables qu'il aurait pu fournir, Aizen demeurait incapable d'effacer un sourire victorieux au creux des lèvres. Dans la mêlée générale, il croisa le regard du seul homme qui pouvait encore faire changer les choses et nuire à Aizen. Lui seul pourrait garder son sang-froid et agir d'une manière adéquate à la critique situation dont faisait face la Soul Society. Dans le même ordre d'idée, lui seul était à même de comprendre dans quel état de gravité se trouvait les Shinigamis.
Cet homme, Yamamoto Genryuusai Shigekuni, devait se sentir bien seul, pensa Aizen. Physiquement, pourtant si entouré... Mais en ce moment, dans toute cette cohue, et devant un problème dont on ne connaissait - pas encore - la cause, ajouté aux Ryôkas, (qui avaient, accessoirement, magnifiquement bien remplis leur part du travail) Le Capitaine-Commandant devait sans nul doute vivre un grand moment de solitude. Mais la n'était pas encore sa punition. Bien qu'elle arrivait à grand-pas.

Aizen, lentement et sans le quitter des yeux, un sourire toujours accroché aux lèvres, avança en direction de Yamamoto. Celui-ci avait déjà dégainé. C'est là ou pouvait résider le problème, si le traître n'agissait pas. Une explosion retentit non loin de là ; sans doutes un sort de Kidô raté par un pauvre Shinigami en déroute. Une épaisse fumée les entoura ; rompant le contact visuel des deux hommes. Une attaque frontale face à Ryujin Jakka n'aurait pas vraiment été judicieux. Aizen attaquerait par-derrière, avec bien plus de puissance que son Katana aurait pu lui permettre... L'ex-Capitaine de la Cinquième Division s'eclipsa alors ; de sorte que lorsque le nuage de fumée et de poussière se dissipa ; Yamamoto fut incapable de cerner Aizen une nouvelle fois ; et avec les flux incessants de Reiatsu débordants d'ici et là, impossible pour le chef du Gotei 13 de repérer le traître qui pourtant filait derrière lui.

Arrivé à sa hauteur, et alors que Ryujin Jakka avait été promptement rengainé, Aizen chuchota au vieil homme :


- Allons, Capitaine-Commandant. Vous avez certainement plus important à faire. J'ai bien peur que les 46 du Chuo subissent actuellement... quelques petits désagréments, voyez-vous.

Puis Aizen laissa Yamamoto se retourner et le regarder. C'était une des premières fois qu'il voyait les yeux du vieil homme. Aizen se délecta de l'impuissante défaite qui se lisait à l'instant de ce regard antédiluvien. Mais à défaut de la couleur de ses globes oculaires, Aizen connaissait extrêmement bien le chef du Gotei 13. Pour dire vrai, il avait passé les 100 dernières années à observer les différentes réactions de ce vieil homme face aux situations de crises. Les derniers événements en date, a savoir l'éxecution de Kuchiki Rukia, lui avait donné l'information capitale qui lui permettrait de vérifier toutes ses suppositions.

Et c'est ici que se trouvait la punition de ce vieil homme aigri et conscrit dans ses principes féodaux. Face à une telle révélation, celle que les membres du Chuo étaient en danger, Yamamoto Genryuusai n'aurait aucunes solutions pour palier au problème, si ce n'est d'aller vérifier lui-même. Il les savaient trop importants pour ne pas agir. Et envoyer des subordonnés ne lui permettrait pas d'en être sûr. Sur le chemin, des traîtres à la botte d'Aizen les attendraient peut-être, et seul Yamamoto pouvait se targuer d'être assez puissant pour s'y aventurer. Par la relative, Yamamoto ne savait pas encore qui avait trahi le Gotei 13, et donc à qui faire confiance...

Sa seule, unique et désespérante option était de s'y rendre lui-même, et de laisser ses subordonnés seuls, sans ordres. Aizen regarda profondément dans les yeux nouvellement connus du vieil homme et élargit encore son sourire. Il avait gagné. La victoire était au bout de ses doigts. Et le vrai cadeau serait offert lorsque Yamamoto découvrirait dans quels états étaient les corps reposants sur les fauteuils du Chuo...

De rage, Yamamoto Genryuusai frappa trois fois son bâton - et Zanpakutô - par terre, avant de disparaître. Maintenant, Aizen avait une quasi-totale liberté d'action. Il n'avait plus qu'a tendre la main pour se servir... La plupart des Shinigamis se battaient ou patrouillaient encore dans l'enceinte du Sereitei, et ne pourraient pas se regrouper à temps.

Peu de Capitaines avaient choisit de participer à l'exécution de - cette très chère - Kuchiki Rukia. Il y avait Komamura, occupé à se battre contre Hijikata Gentatsu, un des plus grands espoirs d'Aizen. Gin occupait avec un sourire Hitsugaya Tôshirô. Soi Fong, quand à elle, aurait la désagréable surprise de constater la trahison de Tôsen, qui n'avait encore rien montré... Kuchiki Byakuya, quand à lui, paraîssait s'occuper de ce fameux Kurosaki Ichigo.

N'étaient pas présents Mayuri Kurotsuchi - qui pourtant n'aurait pas été un grand problème - , Unohana Retsu, qui ne tarderait cependant pas à arriver, mais ne se battrait pas, fixant la priorité des blessés, Kyoraku Shunsui, qui avait fâcheusement à arriver en retard aux rendez-vous, même s'il s'agissait d'une exécution, et Zaraki Kenpachi. Sur ce dernier, Aizen se demandait bien ou il pouvait se trouver. Mais ce ne serait certainement pas lui qui aurait fait pencher la balance de sa présence, ca non...

Il demeurait un Capitaine. Après élimination logique, il était le seul qui pourrait s'interposer entre Aizen et sa proie, encore inconnue.

Aizen se retourna. Ukitake Juuishiro était là, quelques mètres devant lui, le fixant avec intensité.


- Ukitake-Taïshô, Quelle plaisir de vous voir...sur pied. Ainsi, vous seriez sorti de votre lit pour assister, impuissant, à l'exécution du cher membre de votre Division ? Voila qui est très honorable, Taïshô. Mais...dites-moi... Les choses ne se passeraient-elles pas comme prévues, ou aurais-je l'indécence de me tromper ?




Edit : Aizen va se battre contre Ukitake, et le battre. Auparavant il lui expliquera les causes de sa trahison, comment il s'y est pris. Cela aura pour effet de recruter Suisen Sora (pour les objectifs) et Hayato Tanaka (pour la puissance.) Ensuite il ira récupérer l'Hougyoku, et au moment ou il voudra partir, Kisuke arrivera et le retardera.
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Mar 5 Jan - 20:41



Nom : Ukitake Juushiro

Zanpakutô : Sogyo no Kotowari

Niveau : 38

Section : Capitaine de la Treizième Division


Spoiler:
 

Les deux yeux grands ouverts dans une expression de stupeur profonde, le vieil homme lança un regard cauchemardesque à son opposant avant de disparaitre dans un shunpo retentissant. La chambre de Chuo était en danger, il se devait de la protéger, pour le bien du monde entier, au péril de sa vie, et en priorité. Quel infâme traitre que ce criminel d'Aizen Sosuke ! Il avait causé en un rien de temps la ruine de ce que le capitaine-commandant s'était efforcé de défendre et de renforcer au fil des siècles : la paix et la justice dans la Soul Society. Tout s'effondrait à présent dans le sang et le feu, faisant triompher le mal sur une montagne de macchabées. Yamamoto Genryuusai alors parti, Aizen avait le champ libre. Il s'avança d'un air vainqueur, comme s'il tenait déjà sa victoire. Sans le vieillard, seul guerrier véritablement digne de ce nom quand on comparait les membres du Gotei au traitre, le destin de ces êtres était scellé. Ou presque.
Il venait d'arriver, suffoquant et suant, décidé à sauver sa subordonnée, un peu tard tout de même. Derrière lui, ses hommes soutenaient le puissant sceau frappé de l'emblème du clan Shioin, qu'ils plantèrent dans le sol. Le capitaine malade -puisque c'était bien lui-, lança les cordages sacrés de son barda au dessus de l'oiseau de flammes qui s'apprêtait à s'abattre à nouveau sur Kuchiki Rukia et son miraculeux sauveur. Quand le Sokyoku fut baillonné, se débattant furieusement en hurlant, Ukitake Juushiro abattit son sabre sur le grand bouclier de fer et d'airain dans un crissement violent. Enfin, les longues heures qu'il avait pris à dégeler la vieil artéfact portaient leur fruit, ses efforts étaient récompensés : en une fraction de secondes, le grand zanpakuto, dont la puissance égalait celle d'un millier de lames, s'abattit, se brisant de tout son long, pour toujours. Cet engin millénaire, porteur de mort aux exécutions, était enfin annihilé. Ukitake fronça les sourcils et se tourna vers Aizen.


-Je ne pensais pas te retrouver ici, Aizen. En fin de compte, il semble que ce soit toi qui nous a tous trompés. Pourquoi ? Tu avais toujours été juste et bon... Il semble que tu ne ressembles plus en rien au capitaine Aizen que nous avons connu. Quoiqu'il en soit, ta fourberie s'arrête ici ; j'ai détruit le Sokyoku, et avec, toutes tes chances de Rukia Kuchiki.


Il poussa un profond soupir, empoignant plus fermement son sabre, et intimant d'un regard à ses subordonnés d'aller aider les blessés. Ceux-ci s'exécutèrent après une hésitation, tandis que leur capitaine reprenait la parole, la voix tremblant légèrement sous l'effet de ce choc terrible et de la colère, ajouté à la douleur que lui infligeait sa maladie. Il serra les dents et approcha d'un pas encore.

-Tu es en état d'arrestation, Aizen.


Le capitaine de la treizième division savait qu'un tel homme ne se rendrait pas ainsi, pas à ce stade. Il avait beau croire en la dignité humaine et en la fierté, il ne se faisait plus d'illusion. Un monstre pareil n'était plus des leurs, et devait être traité comme ce qu'il était vraiment. Juushiro approcha sa main de sa garde, et baissa sa tsuba d'un mouvement du pouce.


-Que toutes les vagues soient mon bouclier, que tous les éclairs soient mon sabre ! Sogyo no Kotowari !

La lame ordinaire de ce trancheur d'âmes brilla de milles feux, se divisant en deux crochets géométriques acérés reliés par une grande lanière de cuir renforcé sur laquelle se bousculaient des sceaux. Ukitake avait, comme ses confrères un peu partout sur la colline, relâché son shikai et affichait un air assez menaçant quoiqu'hésitant. Il fallait faire le premier mouvement, sinon... Comment ? Ukitake se baissa un instant. Du sang lui coulait sur les lèvres, il suffoqua. Toussant à plusieurs reprises, il s'appuya sur une de ses lames plantée dans le sol et se tint le visage de sa main libre... Fichue maladie...argh, pas maintenant... Sa tête tournait, et il voyait flou. En face de lui, Aizen souriait toujours, portant la main -mais était-ce vraiment la réalité? Ukitake ne savait plus- à son zanpakuto. Le capitaine aux cheveux blancs posa un genou au sol, crachant une gerbe de sang. Il tremblait, mais tenait encore fermement les poignées de ses épées. Il releva la tête, se forçant à force de volonté à se relever, puis risqua un nouveau pas en avant. Et là, il sut ce qu'il avait à faire. Ca passe ou ça casse, dit-on. Ukitake plongea droit vers Aizen, Sogyo no Kotowari en avant, prêt à l'assaut. Aizen avait là beau être fort, il avait encouru le courroux d'un des membres les plus puissants du Gotei et du Sereitei.
*Prépare-toi, Aizen, pensa le capitaine, j'arrive, et avec moi, la colère de la Soul Society !*
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Sôsuke Aizen
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Mer 6 Jan - 0:13

- Ukitake-Taïshô, Quelle plaisir de vous voir...sur pied. Ainsi, vous seriez sorti de votre lit pour assister, impuissant, à l'exécution du cher membre de votre Division ? Voila qui est très honorable, Taïshô. Mais...dites-moi... Les choses ne se passeraient-elles pas comme prévues, ou aurais-je l'indécence de me tromper ?

-Je ne pensais pas te retrouver ici, Aizen. En fin de compte, il semble que ce soit toi qui nous a tous trompés. Pourquoi ? Tu avais toujours été juste et bon... Il semble que tu ne ressembles plus en rien au capitaine Aizen que nous avons connu. Quoiqu'il en soit, ta fourberie s'arrête ici ; j'ai détruit le Sokyoku, et avec, toutes tes chances de Rukia Kuchiki.


Bien que cela parut été impossible, le sourire d'Aizen s'élargit une nouvelle fois. Lèvres serrées, son sourire s'effaça cependant bien vite ; comme si le capitaine de la Treizième Division venait de dire une affreuse bêtise.

- Tuer Kuchiki Rukia ? Ukitake Taishô, je vous aurais cru plus loquace. Vous voir ainsi défigurer votre réputation me peine, croyez-le. Si j'avais voulu cette jeune femme morte, voilà un moment qu'il en serait ainsi. Mais peut-être votre vision étroite et dualiste de la vie et de la mort vous a trompé. Je compatis, Taishô. Bien entendu, je ne me serais pas attendu à une vision moins obsolète déchue de la chose, venant d'un Shinigami trop attaché aux vieilles traditions tel que vous. Les choses changent, Ukitake. Le saviez-vous ?
>> J'ai œuvré tant d'années, et comprendre que vous êtes toujours si ignorant me désole. Je ne m'en plaindrai certainement pas, car votre aveuglement est pour beaucoup dans mon triomphe...
>> j'ai assassiné la chambre des 46, et pris son contrôle. Voyant en l'acte de trahison de Kuchiki Rukia un subtile moyen d'atteindre mes objectifs, j'ai orchestré son jugement, puis sa sentence. J'avoue un peu malgré moi qu'a un moment donné, il est vrai, j'ai souhaité sa mort. Mais seule une certaine punition aurait pu me donner ce que ce membre de votre Division avait à m'offrir. Pourtant, sachant qu'une exécution du Soukyoku pouvait poser problème, je n'ai pas pu m'arrêter là. Il me fallait une autre manière de procéder, au cas où.
>> j'ai visé juste, Ukitake.


Aizen observa du coin de l'oeil Kurosaki Ichigo, qui semblait terrasser tout adversaire qui se tenait devant lui.

- Ce Kurosaki Ichigo... Cet homme me surprenait de jour en jour. Il me surprend encore. Et j'ajouterais qu'il n'a pas fini de nous surprendre... Il arrêta l'oiseau millénaire ; affrontant ainsi un millier de Zanpakutô, et sauvant Kuchiki Rukia. Mais qu'importe. Un autre moyen s'est offert à mes yeux.
>> Vous ne tarderez pas à le découvrir.


Aizen ferma les yeux. Il ne devait pas trop parler. Pourtant, il y avait quelque chose d'une puissance orgasmique phénoménale dans ces révélations.

- Maintenant, voyez. Observez le Catharsis que j'offre à la Soul Society toute entière. Conservez ce cadeau tendrement, car je ne vous l'offrirez plus. Voyez, Ukitake Taishô.



Aizen écarta les bras, offrant la possibilité au Capitaine de la Treizième Division de regarder autour de lui. Partout, les combats faisaient rage. Des flux de Reiatsu s'éteignaient l'un après l'autre, tels des bougies qu'on souffle et qui se dissipent aléatoirement. Aizen remarqua, sans surprise, que plusieurs Shinigamis s'étaient arrêtés pour l'écouter.

- Tu es en état d'arrestation, Aizen.

Aizen replongea ses yeux dans ceux du Capitaine aux longs cheveux blancs. Il y lisait l'incompréhension. N'avait-il pourtant pas été assez clair ? Aizen perdait patience. Pourtant, il en avait à revendre. Il avait attendu durant des centaines d'années. Mais maintenant, en ce lieu-ci et en cet instant précis, attendre devenait intolérable.

- La Soul Society pourrie et corrompue dont vous vous évertuez à protéger ne m'intéresse plus, Ukitake. J'ai compris qu'il fallait viser plus haut. Beaucoup plus haut que toutes les institutions et codes alambiqués du Sereitei et de la Soul Society toute entière ne pourrait le faire.

Aizen réajusta ses lunettes. Un reflet blanc se dessina sur un des verres, voilant ainsi le regard du traître. Rejetant son Haori en arrière, il dégaina. Le Capitaine de la Treizième Division n'était pas à prendre à la légère. Mais que provoque un cailloux plus gros que les autres, lorsqu'il est lancé dans l'eau, à part provoquer de désagréables remous ? Il retombe mollement au fond de l'eau, et ne bouge plus, maîtrisé par des forces qui l'immobilisent. Et ce, peu importe la taille et le poids du cailloux en question...

En se maîtrisant cependant, Aizen lâcha quelque peu la bride à son Reiatsu. Une vague intense et invisible balaya les alentours, alors que quelques petits graviers se soulevaient et lévitaient en tremblant à ses pieds. Les brins d'herbes se couchèrent, sa tunique de Capitaine se souleva violemment en claquant d'un bruit sec ; ses cheveux d'un brun sombre voltigèrent, négligeant une coupe peut-être soigneusement préparée le matin même.

Grisé, Aizen en donna encore un peu plus. Un souffle déferlant tel l'ouragan du déluge s'émancipa de son corps ; et, dans un hurlement que provoquait son énergie spirituelle désintégrant toute autre, des Shinigamis de bas étages tombèrent. Certains avaient seulement perdu conscience, alors que d'autres avaient perdu leur équilibre et s'étaient fait soufflés. Cette énergie noire s'immiscait au plus profond de chacun ; raclant leurs os et brisant leur volonté, alors qu'un implacable désespoir s'insinuait en eux ; pour les dévorer et ne rien laisser.

Aizen rappela son pouvoir. Le temps des...petites surprises n'était pas encore advenu. Son adversaire, le capitaine de la Treizième Division, délivra lui aussi ses pouvoirs. Un flot bien plus puissant que le petit échantillon dont Aizen venait de leur offrir grésilla et hurla dans l'air ambiant ; une énergie blanche et pure ; dont on ne pouvait que vainement opposer résistance. Le sol craqua sous leurs pieds ; la voûte céleste semblait se déchirer.

Aizen ne put retenir un nouveau sourire. Ainsi, les rumeurs qui circulaient sur la puissance indomptable du Capitaine Ukitake Juushiro n'étaient pas infondées. Maintenant, autour d'eux ; plus personne ne se battait ; ceux qui ne s'étaient pas évanouis des Reiatsu trop puissants pour eux regardaient béatement le plus puissant Capitaine présent sur la colline et le Traître suprême s'apprêtant à livrer bataille.

Subitement, Ukitake tomba à genoux, et cracha des gerbes de sang. Calmement, Aizen prononça la phrase qui libérerait son Shikai et le mènerait à la victoire.


Kudakero, Kyôka Suigetsu.

Ukitake, reprenant ses esprits, fonça sur Aizen Tacticien hors pair, il devait savoir qu'une attaque frontale était trop téméraire pour aboutir. Aizen opéra un Shunpo, et alla se mettre à l'abri. Pourtant, Ukitake ne dévia pas de sa trajectoire le moins du monde. Il semblait voir Aizen, debout et toujours au même endroit qu'avant...


Alors qu'il comprit qu'il venait de frapper dans le vide un bruit métallique se fit entendre. Comme le fracas de deux épées. Pourtant, on ne voyait que Ukitake, pris dans l'élan de son attaque pitoyablement vaine, s'arrêter et sourire. Aizen restait invisible aux yeux de tous.

Aizen aurait dû le trancher. Pourtant, les réflexes hors du commun du capitaine aux long cheveux blancs l'avait permis de parer cette attaque qui aurait du être mortelle. C'était navrant... la mouche était plus féroce que les autres ? Qu'importe. Aizen était las...


Kurohitsugi.

Alors, entre les doigts gorgés de puissance d'Aizen, des filaments d'énergie noirs et violets crépitèrent ; puis s'enflammèrent lorsqu'Aizen lanca sur son ennemi un Hadô faisant partie des 10 derniers de sa catégorie...
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Mer 13 Jan - 16:45

[Hj: Je me permet de poster ^^
Trop envie de Rp héhé]


    Les choses étant ce qu’elles étaient, le capitaine ne se trouvait toujours pas sur le lieu de sa convocation. La colline Soukyoku.

    Quelque peu grisé par l’alcool, Shunsui n’avait pas répondu à la convocation reçut quelques heures plus tôt. Dans une position des plus confortables, il avait ouvert une bouteille de saké et n’avait pas vraiment désiré l’abandonnée. Le saké et lui étaient de si bon amis, impensables qu’il se sépare de lui avant un bon moment. De plus, l’idée d’assister à l’éxécution de la jeune et jolie Kuchiki Rukia avait de quoi le déprimer. Dire qu’elle était placée sous les ordres de son ami Ukitake. Kyoraku se doutait bien que ce dernier prenait la nouvelle avec plus d'apréhension encore. Mais les ordres et décision du Chuo faisaient force de loi, et Shunsui ne pouvait pas s'y opposer. Personne ne pouvait s'y opposer.

    Si bien que, lorsqu’il ressentit de puissants Reiatsu provenant d’un certain endroit qu’il avait tenu à éviter, Kyoraku réalisa qu’il n’aurait pas le choix. Il se levait déjà lorsqu’un autre Reiatsu se fit sentir. L’un de ceux qu’il n’aurait jamais cru ressentir de nouveau. Celui d’Aizen. Le Capitaine de la 5eme, retrouvé mort quelques temps auparavant, dans la chambre des 46. Comment cela pouvait-il être possible ?

    Un instant plus tard, il s’était déjà emparé de ses deux lames avant de se diriger en toute hâte vers le lieu de la bataille, espérant arriver à temps pour aider ses camarades shinigamis qui pourraient en avoir besoin. Autant le dire tout de suite, cela reviendrait sans doute à affronter le traître Aizen, le soit-disant mort, dans un combat sans merci. Le genre de choses que détestait Kyoraku, mais qu’il ne pourrait pas empêcher aujourd’hui.

    Le déplacement ne lui prit que quelques instant, une à deux minutes tout au plus tant Kyoraku usait des techniques de déplacement shinigamis pour accélérer son déplacement. Il sentait que quelque chose n’allait pas. Son instinct lui soufflait que la bataille qui faisait rage mettait en danger bien plus que la vie de quelques shinigamis. Mais l’organisation du Sereitei et de Soul Society dans son ensemble. La paix fragile qui avait régné jusque là risquait de s’effondrait pas les actes d’une poignée de renégats. Et cela, c’était intolérable pour le Taisho.

    Lorsqu’il avisa le champ de bataille, et tous les protagonistes mis en jeu, le léger et toujours serein capitaine laissa place à la froideur d’un maître tacticien. Lançant ses ordres, il réorganisa les troupes pour qu’aucun ennemi d’un niveau inférieur à celui de lieutenant ne puisse s’échapper. Ceux là, il pouvait sentir que des officiers de haut niveau s’en chargeaient déjà. Des officiers très capables, il ne se faisait pas de soucis. Non, le danger venait des trois capitaines qui avaient trahi la cause et leur monde. Ichimaru Gin, occupé avec Histugaya, Tousen occupé ailleurs, ne restait plus que le plus dangereux de tous. Aizen Sosuke, qui, si Kyoraku n’intervenait pas, risquait bien d’occire son ami de toujours.

    D’un mouvement, le shinigami se plaça devant son camarade, lançant dans le même temps un sort de protection extremement puissant et difficile à maîtriser
    .

    “ Bakudo no hachi jû ichi, Dankü”

    Ce sort était extremement puissant.
    Peut être pas assez pour contrer totalement celui d’Aizen, mais suffisament pour en atténuer considérablement la puissance. Après tout, le Taisho n’était pas un jeunôt tout frais émoulu de l’examen de capitaine
    .

    « Cela suffit Aizen, je ne te laisserais pas détruire la paix de la Soul Society »

    Mais qui pouvait réellement prévoir quelles étaient les intentions d’Aizen concernant ce monde et les autres ? Régner dessus ? Détruire toute vie ?

    Que de questions sans importance.
    Ce qui comptait, c’était de tué les traîtres, pour les empêcher d’accomplir leurs sombres desseins.
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Sôsuke Aizen
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Dim 17 Jan - 17:43





Ses yeux se posèrent avec dégoût sur la dépouille du Capitaine vaincu. Ainsi, même ceux dont on chantait les louanges d'une divine puissance étaient écrasés sous son joug dominateur. Quelle curieuse ironie... L'élite du Gotei 13 aussi insignifiante qu'un peu de terre qu'on disperserait aux gré des quatre vents. Aizen leva les yeux. Il croisa le regard d'un misérable ver qui lui courait dessus, l'énergie du désespoir lui donnant des ailes. Le désespoir... Quelle cruelle chose. Pousser ainsi les hommes à accomplir de telles tragédies pour leur propre survie. Ce Shinigami devait probablement appartenir à la Treizième Division, et, voyant son chef à terre, pitoyable, avait du écouter son cœur, et fondre sur la menace, au risque bien mesuré d'y laisser la vie. Ce genre d'actes de courage étaient méprisés par Aizen. Cette velléité d'agir, mais de la mauvaise manière ; et au mauvais moment. Autant de symboles qui définissaient la Soul Society comme dépassée aux yeux du Roi Félon. Une courageuse prouesse, si vaine et si ludique pour le spectateur qu'était Aizen. S'occuper de ce petit animal le peinait au plus haut point. Détendu, il regarda la biche égarée lui courir dessus, épée à la main, dont les jointures blanchissaient tellement la garde était serrée avec force. L'épée se rapprochait. Toujours et toujours plus. Aizen ne bougea pas.

il se contenta de sourire à la face de cet homme qui aurait retourné le ciel et la terre pour le voir mort.

Une fraction de seconde plus tard, la tête de cet impudent virevolta, un rictus dépité déformant son visage apeuré, auparavant si colérique et embrasé. du coin de l'œil, Aizen repéra l'origine de cette prompte décapitation. Lorsqu'il l'eut identifiée, il soupira. Parfait.
Il tourna les talons, et d'un pas léger, silencieux, se dirigea vers l'endroit ou se trouvait l'objet qui mettrait la Soul Society échec et mat. Sur son chemin, il entendait les cris de souffrance, de rage, de désespoir et de déchirement qui résonnaient tels des coups de fouets dans l'atmosphère ambiante de cette douce et fragile matinée. Quelle merveilleuse mélodie, pensa t-il. Une doucereuse et mielleuse chanson qu'il n'entendrait plus avant un certain temps. Mais il se délectait d'ores et déjà du divin instant ou il l'entendrait à nouveau. Pour l'heure, le ciel l'attendait, et Aizen n'aurait pu lui faire l'affront de manquer le rendez-vous. La ponctualité ne devait pas être négligée au profit d'autres petites babioles sans grandes importances. Les yeux rivés sur le petit corps tremblant de Kuchiki Rukia, le Roi Félon marchait gracieusement. On aurait dit qu'il volait. Mais peut-être était-ce juste une impression. Nos yeux expriment parfois ce qu'ils ont l'impression de voir, ce que leur logique leur dicte, mais non ce qui est réellement. Ce qu'on pouvait en déduire faisait partie des nombreuses raisons qui poussaient tous ces valets à se bousculer pour parader à la suite du grand et miséricordieux Seigneur Aizen. Tel un oiseau qui poursuit son vol entre les nuages hauts perchés, sans s'autoriser aucune halte quelconque pour observer le génocide qui fait rage sous ailes, ce qui ne le regarde aucunement, Aizen traversa la colline. Aux pieds de la femme martyr, il baissa les yeux. Il se surprit un instant à fixer intensément le regard terrorisé de cette petite garce qui lui avait posé autant de problèmes ; puis, se reprenant, Aizen s'adressa à elle d'un ton neutre :

- Qu'aujourd'hui soit le jour ou tu m'offres ta chair, Kuchiki Rukia. Regarde ton essence s'envoler loin de toi sans personne pour te secourir. Et comprend ma miséricorde à créer un monde pour ceux qui ne veulent plus du tien.
Aizen prit la jeune Shinigami par le cheveux, et la souleva de terre. Elle cria de douleur, et du cristal liquide perla au coin de ses yeux. Elle serra de ses fragiles petites mains - et avec une force toute relative - celles d'Aizen qui lui tenaient fermement les cheveux. Une fois que le Roi Félon souleva le petit ange privé de ses ailes, il l'approcha encore de son visage. Leurs deux nez se touchaient presque. Aizen planta fermement ses yeux dans ceux de Rukia. Il y vit un reflet. Le sien. Mais il vit également la terreur qu'il inspirait.

Cela le satisfaisait.


- Adieu, Rukia-kun.
Le Capitaine déchu planta sa main dans le ventre d'un petit corps qui n'était plus rien face à la grandeur et à l'infinité de l'univers. Prise de spasmes, elle relâcha la pression de ses mains sur son agresseur. Aizen laissa tomber cette frêle poupée par terre, qui s'écroula, comme désarticulée, vide de vie. Au loin, un cri qui déchira la voûte se fit entendre. Kurosaki Ichigo, certainement... Ce pauvre homme qui avait s'était battu contre les foudres du Sereitei avec pour seul objectif le sauvetage du petit visage de porcelaine au pieds d'Aizen voyait maintenant ses espoirs réduits à néant. Qu'importe. Le Roi Félon ne se sentait aucunement touché par les aléas de ce qui faisait la vie des êtres inférieurs. Mais le seul Chef dont Aizen acceptait le joug était sa raison ; et, suivant cette doctrine, il savait que dans un futur très prochains, ce petit rouquin pourrait peut-être prouver son utilité à son ascension au trône. Pour le moment, il était aussi important qu'une fourmi parmi toutes les autres, au sein d'une société déstructurée, désorganisée et vouée à l'échec face aux nouvelles couleurs qu'apporteraient Aizen au monde. Et tout ceci commençait maintenant.
Lentement, il leva devant ses yeux le petit objet rond qu'il tenait fermement entre son pouce et son index. Dos au soleil, il l'étudia. Voila donc à quoi ressemblait l'Hôgyokou. Cette minuscule merveille capable de tant de divinations. Aizen faillit éclater de rire. Non ! La jubilation n'était pas permise ! Le seul sentiment qu'il pouvait - et qu'il devait - ressentir était la satisfaction. Un pan du destin s'ouvrait à lui, mais il restait encore bien des murs à abattre. Des murs de fétus de paille...

Alors qu'il observait avec ravissement la petite bille détentrice des clés de son succès, Aizen fut tiré de ses rêveries par un Reiatsu peu commun. La signature spirituelle était pourtant tellement reconnaissable... Se retournant, Aizen murmura :


Hadô no go jû yon, Haien.


Une puissante onde d'énergie violette sortit de sa paume à une vitesse difficilement perceptible pour les yeux humains ; et fila en direction de l'homme qui avait osé gâcher le petit instant de réjouissance qu'Aizen s'était offert. Les flammes violettes se ruèrent sur la Capitaine de la Huitième Division ; Kyoraku Shunsui ; et se fracassèrent contre un incroyablement résistant sort de Bakudo qu'il venait promptement d'ériger. Le mur invisible explosa ; libéra avec lui une énergie qui ébouriffa les cheveux d'Aizen, et faisait voltiger sa longue tunique de Capitaine déchu derrière lui. Kyoraku n'avait rien.
- Cela suffit, Aizen. Je ne te laisserai pas détruire la paix de la Soul Society.
- La paix de la Soul Society ? J'ai bien peur de ne pas vous comprendre, Kyoraku-Taishô. Il n'y jamais eu de paix dans ce monde qui se rassure en en faisant vestiges les piliers de sa création. Avec ou sans moi, vous seriez voués à la destruction. Je ne fais qu'abréger votre interminable souffrance, et de ceci vous devriez m'en être reconnaissant. Ravalez vos cinglantes répliques protocolaires, car votre temps de fausse suprématie sur le monde des esprits est révolu.
Aizen s'étonna de voir arriver ce Capitaine-là. Il avait certainement dû être prévenu à la dernière minute qu'un grave problème se déroulait sur la colline sacrée. Mais le Roi Félon soupira de lassitude en pensant qu'il arrivait bien trop tard.
Comme tout leader, chef ou Seigneur, Aizen adorait qu'on lui résiste. C'est un trouble obsessionnel. Il aimait écraser toute vaine résistance sous sa botte, simplement pour asseoir un peu plus sa suprématie. Mais évidemment, lorsque cela arrivait, il ne montrait aucunement ses sentiments ; prouver à son adversaire qu'il en tirait un profond plaisir ne lui plaisait pas. Il se contentait d'un énigmatique sourire - bien qu'en ceci il n'arrivait pas à la cheville de Gin - et restait muet. En ce moment même, face au très réputé Capitaine de la Huitième Division, il appliquait cette notion. Il aurait bien voulu, encore une fois, qu'il était totalement hors d'atteinte. Pourtant, cela lui était impossible.

Le temps des au-revoir sonnait, et avec lui retentissait le glas de la lourde défaite de la Soul Society face au prochain Roi du Monde des Esprits.

Aizen claqua des doigts. A cet instant, et par le plus grand des hasards, ce fut le moment que choisit Yamamoto Genryuusai Shigekuni pour réapparaître dans un Shunpô magistral, ruisselant d'énergie spirituelle gigantesque et aussi indomptable que le feu. Son regard sévère renseignait parfaitement bien Aizen, lui expliquant que ce qu'il avait trouvé dans la Chambre des 46 membres de Chuo lui avait beaucoup plu... Il semblait énormément apprécier le cadeau d'adieu qu'Aizen lui délivrait dans son ascension - il le savait - éternelle. Fou de rage, chose inédite pour le Capitaine-Commandant, Ryujin Jakka fut dégainé. A cet instant, le ciel s'ouvrit dans un crissement diabolique ; les nuages fuirent au loin ; et une bouche gargantuesque dévoila ses crocs au travers de la voûte spatiale.

Dix majestueuses colonne de lumière descendirent avec grâce ; et, touchant le sol, entoura les trois Capitaines déchus et les sept félons qui avaient choisi le chemin qu'Aizen leur avait dessiné.



Aizen s'éleva.



Au loin, un oiseau chanta, et son cri siffla dans l'air, ravissante mélodie qui réchauffait le cœur des plus meurtris. Insensible, il continua sa mélopée magique ; alors que des gouttes de pluies commençaient à s'écraser ici et là, trempant le sol et diluant le sang déjà partiellement séché qui peignait le sol de la colline du Soukyoku, tel le chef-d'œuvre d'un grand artisan.

Saisissant la monture de ses lunettes, Aizen Sôsuke, le Traître, brisa ces dernières dans un bruit de verre hurlant de protestation. L'oiseau s'était tu.

Les yeux déjà rivés au loin, dans un avenir dont il était le pilier, Le Roi Félon jeta distraitement ses lunettes brisées au pieds du Capitaine-Commandant, plusieurs dizaines de mètres en-dessous. Tirant ses cheveux vers l'arrière, Aizen murmura :

- Je vous offre le renouveau. Nous routes se croiseront très bientôt, Shinigamis.


Au-revoir.
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Udo Shintaro
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Dim 17 Jan - 19:51

Assis derrière un rocher, Udo renâclait. Un sang amer lui coulait de la bouche, la sueur sriait son front noble tandis qu'il suffoquait, respirant par saccade en employant la faible étincelle qu'il lui restait d'énergie spirituelle pour maintenir ses plaies fermées. Sa fatigue extrême et son manque d'endurance le mettait à nouveau dans une position fâcheuse, mais il sentait que bientôt, c'est à dire quand la fumée qui s'étendait à perte de vue autour de lui, à cause des combats, aurait disparu totalement. Trop faible pour ressentir les énergies spirituelles alliées, Udo se contenta de se mettre plus à l'abri sous un pan rocheux épargné miraculeusement par l'immense zanpakuto du capitaine Komamura, qui venait de révéler son bankai dans un geste de fureur renfermée. Des attaques de forces diverses éclataient un peu partout dans le périmètre, et Udo songea au nombre incalculable de coups vils qu'il aurait pu tenter s'il avait été assez en forme que pour se lever. Il en sourit ironiquement, ne sachant comment son salut pourrait arriver, maintenant qu'il avait perdu et qu'alliés et ennemis l'avaient laissé sur le banc.
Doucement, il se mit à ramper en se lamentant, blâmant son illustre personne de n'avoir jamais recueilli plus d'informations sur les bounts. S'il en avait eu... Raaaah. Udo s'arrêta. Les poussières environnant la surface du sol étaient balayées par un vent puissant et une énergie spirituelle intense. Un instant après, le nécromancien se pliait de douleur au sol, écrasé par la puissance monstrueuse qui venait d'éclater, le dépassant totalement. Il en pleura sans plus pouvoir grogner quelque blasphème, tant son échec lui paraissait cuisant : celui qu'il avait toujours considéré comme un allié dont il se débarrasserait venait de démontrer simplement à l'ex lieutenant du kido que toutes les illusions qu'il s'était faites pendant toutes ces années n'étaient bien que des illusions. Udo se sentit ridicule, et ce sentiment infâme l'aurait mis dans sa plus grande rage s'il avait pu penser à autre chose qu'à la formidable pression spirituelle qui l'écrasait au sol.


-"Ai...zen...Te...meee..." dit seulement Udo en crachant une gerbe de sang. Les yeux presque vides, il se releva, poussé par sa volonté plus que par l'énergie de son corps, alors que toutes ses blessures se rouvraient, le faisant vaguement ressembler à une fontaine de sang alors qu'il titubait, tendant la main vers un ennemi trop lointain. Sa vue se brouillait, mais il continuait d'avancer, pas à pas, vers celui par lequel il venait d'être asservi à l'instant. Non. Depuis toutes ces années de secret, il l'avait toujours considéré comme un pion. Un vulgaire déchêt utilisable à souhait. Udo ouvrait enfin les yeux. Il avait toujours été couard, peut-être avait-il fuit la vérité ? Quoiqu'il en soit, sa peur de la mort le reprennait une fois de plus. Il pensait aux tortures qu'il subirait s'il était pris, et savait bien qu'il n'aurait plus le coeur à mentir à ce stade, qu'il serait brisé. Aizen était son seul salut, même si cela le débectait. Le nécromancien tomba à genoux, à dix mètres environ d'Aizen qui ne prêta pas une seconde attention à lui. Udo saisit d'une main ferme et décidée son manteau déchiré et le lança au loin, regardant le symbole à demi désagrégé de la famille Udo être emporté par le vent. Il jeta également sa couronne d'airain, en se contempla dans la flaque d'eau à proximité. Un paria. Il ressemblait au paria qui sommeillait toujours au fond de lui, qu'il était dans sa vraie nature, une fois ses parures enlevées. Il avait échoué, là ou Aizen, dont l'ombre dans l'eau effaçait le regard de Shintaro, avait triomphé. Que lui avait-il manqué ? De la force ? De l'intelligence ? De la tactique ? Non, tout cela, il l'avait... Alors quoi ?
Il jeta un oeil à Aizen qui tenait dans sa main, victorieux, un objet étrange. En apparence, rien ne pouvait répondre à la question d'Udo.

Soudain, un rayon de lumière vive et jaunâtre frappa le sol autour de l'ancien capitaine, arrachant le sol avec lui. Udo jeta un oeil au ciel, dont la voûte était percée : trente menos de type gillians hurlaient, crachant leur negacion successivement sur les différents alliés d'Aizen, mettant un terme stratégique aux combats. Udo fut lui aussi capturé par la lumière. Couché sur le sol de pierre qui s'élevait doucement, plus un cri, plus une parole, plus un son ne l'atteignait. Il fixiait droit l'oeil qui se dessinait derrière le vainqueur, dans un fond noir de néant. Son destion venait le rencontrer, enfin.


-"Serait-ce...un manque d'ambition véritable ?"


Udo s'évanouit pour la seconde fois aujourd'hui, une grimace aux lèvres. Il avait d'ores et déjà fixé son objectif, ses doutes avaient été chassés en un clin d'oeil. Sa lutte ne se trouvait plus ici, dans ce monde vain qu'il quittait. La suite serait son duel psychologique avec l'homme qui désormais règnerait sur les cieux. Pour qu'il puisse vivre. Pour qu'il puisse survivre. Un jour, il lui ferait payer. Il tuerait Aizen Sosuke.
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Kondo Ginji
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Dim 17 Jan - 21:20

Pas de doute, si le type n'était pas mort, il ne se relèverait pas de sitôt. Normal ceci dit qu'un simple troisième siège ne puisse faire face à Gazella, surtout lorsque cet idiot d'homme de coeur de Ginji n'était pas là pour le brider. Le hollow soupira d'aise : il venait de se battre pour la première fois depuis trente-quatre ans. Chaque jour avait compté pour lui depuis le temps où il avait osé prendre pied dans cet univers étrange et sinistre que lui présentait son hôte. Oui, froid et terrifiant. Gazella avait honte de l'avouer, mais il ressentait la peur dans cette chambre confinée au milieu des ténèbres, et agresser verbalement Ginji lui permettait momentanément de chasser ses démons. Un monstre effroyable l'entourait de ses serres quand il se retrouvait seul dans cette cage d'acier qu'était le monde intérieur du quatrième siège. Sous ses dehors amicaux et un tantinet gauches, Ginji avait enfermé en lui tous les ressentiments les plus mauvais et les avaient scellés. Il fallait bien reconnaitre à ce garçon que sa force de volonté poussait, de gré ou de force, à l'admiration, car pas une fois il n'avait fléchi durant ces longues années, avait toujours gardé enlui son lourd secret en même temps que son désir de vengeance qu'il se doutait de ne pouvoir jamais assouvir, ce qui accroissait encore l'immensité obscure autour du hollow, spectateur impuissant de la haine qu'il s'accumulait au fil des années dans l'esprit s'aiguisant de Ginji. Gazella, en tant que côté maléfique, s'en tenait à jouer le beau rôle, pour une fois.

Il s'écarta. Quand il avait le contrôle, il était libre et heureux, mais il sentait bien que son compagnon, se trouvant nez-à-nez avec les masses noires qu'il avait trop longtemps laissées closes, périrait vite s'il ne lui laissait pas le temps de se reprendre. Aïe, ce qu'il pouvait être fragile, ce petit shinigami... Le hollow ferma les yeux tandis que le masque blanchâtre s'effritait, laissant entrevoir la figure suante de Ginji. Il n'avait pas pu faire face aux ténèbres qui l'envahissaient, et sur le coup, Gazella l'avait encore sauvé. Ce hollow avait beau être un casse-pied, il était devenu son meilleur ami, le seul qui l'aidait à supporter les ombres et les forces négatives à l'oeuvre dans sa tête. Et pour cela, Kondo ne lui serait jamais assez reconnaissant. Le jeune homme jeta un oeil derrière lui : celui qui avait été l'adversaire de Gazella avait dû le sentir passer. Ginji n'avait plus le temps de s'attarder à cela : il devait quitter cet enfer. Mais pour aller où ? Le vrai sou-sol stygien était dans sa propre tête, il ne pouvait le fuir... Ne pas sombrer, ne pas sombrer ! Ginji ne savait que faire au milieu des cris, et criait lui aussi, de désespoir et d'effroi. Gazella, quant à lui, se tenait droit, faisant face à la nuit. Son rôle ici était terminé, il allait s'endormir, jusqu'à ce que l'aurore l'éveille.
*Si tu en vaux vraiment la peine, on se reverra, Ginji. Sinon, adieu*

Ginji tomba au sol, submergé par ses émotions. Il avait peur, il avait froid, tout autour de lui n'était que néant. Que lui arrivait-il ? Gazella l'avait-il laissé tombé, comme il aurait dû le faire des années auparavant, devant la masse de sentiments obscurs que son hôte lui présentait ? Il avait été bien fort, il avait retenu les pensées noires de Ginji, l'avait aidé, à l'aide paroles cyniques et violentes certes, mais lui avait tendu la seule main qu'il était en mesure d'agripper alors. Et maintenant...il était seul. A force de s'appuyer sur son ami, Ginji en avait presque oublié la solitude, la vraie, celle que lui avait révélé Tanaka quand, subitement privé des pouvoirs du hollow, il avait voulu invoquer son zanpakuto. Lui aussi l'avait laissé, pour des raisons que le jeune shinigami comprenait bien. Il avait tout perdu. Ce pour quoi il vivait, sa vengeance, n'avait plus de sens. Il n'aurait jamais assez de force pour l'accomplir, jamais assez de volonté pour prendre en main son devoir. Il n'était plus qu'une coquille vide, que la mort n'avait emporté qu'intérieurement.


*Garçon.*

Le ciel souffla en grandes bourrasques, les cris s'arrêtèrent aux alentours.

*Kondo Ginji*


La fumée des combats s'estompa, le feu continuait de brûler.


*Je suis là.*

Le sol trembla comme la voûte céleste, le bleu du ciel se brisa en une vague noire comme si les positions respectives du paradis et de l'enfer s'étaient échangées.


*Crie mon nom.*


Une colonne de lumière s'abattit des ténèbres à la pierre, creusant des failles immenses autour d'un dieu qui s'élevait.

*Crie-le !*


Ginji ouvrit les yeux. Le sabre à la main, il s'avança. Plus haut dans le ciel, Aizen Sosuke considérait ceux qu'il avait vaincu de l'air le plus jubilatoire qui pouvait s'accorder à son caractère, mettant à bas son hypocrisie et souriant vraiment, libérant le véritable lui de l'emprise de la toile d'illusion qu'il avait tissée durant tout ce temps. Ginji avait beau s'efforcer de penser que ce tyran avait créé autour de lui un mur sans cesse se refermant, il le remercia en son esprit. Grâce à lui, il avait survécu. Grâce à lui, il avait vécu. Et maintenant, il renaissait de ses cendres, laissait le passé morbide à la Soul Society et rencontrait un monde nouveau. Il ne remettrait plus jamais les pieds en Soul Society. Il tira définitivement un trait sur sa vie passé. Plus de vengeance, plus de Zaraki. Plus de questions non plus sur ce qu'il avait été et ce qu'il était, sur lui-même comme sur ce qui l'entourait. Vivre pour vivre serait sa philosophie, et accomplir son devoir en remerciement à l'homme qui avait su lui faire comprendre que sa vie était bien l'échec qu'il supposait. S'il devait mourir, il le ferait au moins de cette façon.

La negacion le frappa, comme les autres traitres. Il s'élevait maintenant vers le ciel, en direction d'un noir pays où ils règneraient tels des démons sur une terre de cendres. Cela ne changerait pas vraiment de ce que le jeune homme avait jamais connu, pourtant.
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Kaname Tôsen
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Dim 17 Jan - 22:03

L'air était frais en cette matinée qu'avait passée le capitaine Kaname Tosen à soigner les terribles blessures infligées par les deux bounts qu'il avait affronté. Quelle effronterie ! Ceux-là représentaient un obstacle considérable aux yeux aveugles de la justice du capitaine, mais il n'osa pas juger plus loin. S'ils devenaient vraiment gênants, le seigneur Aizen ordonnerait qu'on les supprime, c'est tout. En ce moment, ils avaient plutôt été utiles, créant autant de confusion que souhaité pour agir dans l'ombre. Qu'ils l'aient voulu ou non, en cette période de trouble, tous les regards avaient été tournés vers les ryokas et leurs camarades bounts. Tout cela était d'un désordre insoutenable, mais la neccessité d'une telle chose était justifiée, car l'attention de l'armée de la cour tout entière n'aurait ou être retenue autrement. Le plan du seigneur Aizen avait été parfait. Tosen se retrouvait maintenant au dernier acte de la pièce à laquelle il avait pris une part modérée mais juste, servant le plus dignement qu'il le pouvait les intérêts de son seigneur et maitre. Sans hésitation, il avait senti le Sokyoku se former pour exécuter Rukia Kuchiki. Un garçon était arrivé, l'avait sauvée, mais qu'importait ? L'issue n'était pas moins sûre ainsi. Rapidement, les combats s'étaient engagés, le conflit était lancé. Des combattants arrivaient de tous côtés. Tosen entendit le capitaine-commandant ordonner qu'on arrête un Quincy. Deux coups de sabres successifs près de lui informèrent le capitaine aveugle que son ami Komamura allait lui aussi passer à l'assaut. Peu à peu, les rangs s'éclaircissaient, mais cela n'avait pas d'importance pour un homme que la nature avait privé de lumière dès la plus tendre enfance. Du reste, il n'avait aucun reproche à faire à celle-ci ; ceux qui devaient être punis le seraient en temps voulu. Aujourd'hui, le premier coup que frappait le sabre de la justice allait les blesser à mort, mais leur agonie serrait lente. Ils payeraient pour leurs crimes et purgeraient en enfer la peine qu'ils méritaient.
Le seigneur Aizen arriva enfin. Tosen tourna la tête. Il se concentra quelques minutes. Il avait disparu à la vue de tous, pour se retrouver derrière le félon, et il put entendre les soupirs remplis d'espoir étouffés de ses hommes tandis qu'il avançait silencieusement derrière son maitre. Il sortit son sabre doucement dans un long crissement doucereux. A ce moment, rien ne laissait penser qu'il n'allait pas tenter d'arrêter Aizen, lequel était déjà en train de savourer sa victoire, le capitaine Ukiatke à ses pieds, en sang et inanimé. Tosen se tint droit quelques minutes, le temps de laisser à son maitre l'honneur de défaire les quelques opposants qui lui filaient témérairement dessus, sans comprendre que quels que soit leurs assauts, ils n'avaient aucune chance de l'emporter face à un tel homme. Tosen l'admirait. S'il devait se figurer la lumière, il la nommerait par le nom de cet homme qu'il avait suivi au fil de ces années. Il n'avait vécu sa vie de shinigami que pour le suivre, et cela ne finirait pas si vite, car ses propres aspirations dépendaient directement de la réussite des plans d'Aizen, le seul qui ait jamais eu un droit à la régence du ciel, à le gouverner.

A présent le Hogyoku était entre leurs mains, ou plutôt entre celles d'Aizen. Tosen, le sabre au clair, allait faire son office : Kuchiki Rkia n'était plus qu'un déchêt, il allait l'envoyer à la décharge. Elle mourrait pour une cause noble, dormirait pour que cesse la guerre, pour que Justice règne. Le katana pointé devant la jeune fille, le capitaine soupira. La fin d'un âge, le début d'un autre. Le changement.


-Sonnez, Suzumuchi.

Il ne savait s'il avait atteint son but, mais soudainement, il s'éleva. Ce n'était pas une forte main vengeresse qu'il le tirait vers le haut, comme il aurait pu s'y attendre, mais une colonne salvatrice qu'il ne pouvait apercevoir. Peut-être sa cécité lui permettait-elle de n'avoir pas un si grand dégoût des hollows et de leur race ? Sa conception du monde était décidément bien opposée à celle des créatures étranges qui peuplaient cette terre... Tosen rangea son zanpakuto dans son fourreau, consciencieusement. Un pas de plus vers la vengeance.


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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Dim 17 Jan - 22:30

L'adrénaline s'était désormais emparée de la tête du renégat, lui faisant oublier jusqu'à la raison de ce combat, s'annonçant pourtant déjà sanglant et sans pitié, au vue de la nature des deux opposants.
Le cerveau de Suisen était en ébullition, prêt à exploser à la moindre nouvelle perturbation et, à nouveau, à basculer dans la démence et la folie, entraînant inéluctablement l'ex-lieutenant dans sa visite des abysses noires de l'esprit.
Cela avait été une journée chargée d'évennements lourds de conséquences, d'émotions, de combats et, enfin, de sang. Cette journée, annonçant pourtant, au départ, un renouveau pour Suisen, s'avéra en définitive n'être qu'un pont de plus vers le démon noir qui l'habitait, une allée supplémentaire vers ses plus anciennes souffrances, ses plus vieilles blessures qui, aujourd'hui, jamais refermées, menaçaient de devenir des gouffres gloutons et gourmands sur le point d'avaler le shinigami.
Symbole et nouveau guide de ce basculement définitif et irrémédiable, Aizen Sôsuke, au centre des soucis et des rêves de Sora, règnait désormais sur un empire régulé par son armée de dévôts...

Mais, sub itement, brutalement, Suisen fut ramené à la réalité, lorsque sa lame rentra en contact avec celle de Yuutaï, causant un tintement métallique sonore, venant tirer le traître du tréfonds de ses pensées malsaines, lui forçant à voir, à entendre, à sentir et, surtout, à regarder : le lieutenant, semble-t-il bel et bien aveuglé par le sort Kidô, avait eu la présence d'esprit de placer son sabre de telle manière qu'on ne puisse lui assèner un coup à l'abdomen. Et, effectivement, seul ce mouvement dirigé à tâtons lui sauva la vie.
Suisen, emporté dans son élan, furieux contre lui-même et son aveuglement, eut à peine le temps, une fois sa cible dépassée, de lui taillader l'épaule, avant d'attérir un peu plus loin.
Accroupi, il ouvrit alors les yeux sur une scène incroyable et, pour le moins, prompte à exiter l'imaginaire de l'esprit dérangé de l'ex-lieutenant : Aizen, le poing serré sur une sorte de petite boule, entouré des cadavres de ses ennemis vaincus, projetait sur la silhouette indécise de son adversaire un véritable torrent de flammes violettes, toujours armé de son large sourire à l'allure chaleureuse et projetant le sort d'u bout du doigt, nonchalamment, comme il avait affronté le capitaine Ukitake.
Mais trêve d'admiration. Si Suisen désirait vraiment avoir l'insigne honneur de participer à la grande réalisation de son Dieu, il devait prouver que son service lui serait utile. Et la tête de ce vice-capitaine devrait suffir à contenter les attentes de son maître...

Alors, se retournant et, les muscles bandés, prêt à un nouvel assaut, l'espérant plus heureux que le dernier, Suisen vit son adversaire dans une position bien étrange, position n'étant pas sans rappeler celle du guerrier moine en méditation...
Son épaule, ensanglantée, était prise, comme possèdée par quelques fantômes, de spasmes et de violents sursauts apparemment incontrôlés.

Soudain, le sabre de Diji, tendu en avant par ce dernier, dans un bruit de tonerre, comme si les cieux eux-même l'eurent produits, se volatilisa, disparaissant du champs de vision du shinigami félon...
Quelle sombre machination pouvait bien se cacher derrière l'apparente sérennité de son adversaire ? Où était son katana, à présent ?
Tout à coup, crépitant à quelques centimètres à peine du corps de Yuutaï, plusieurs petites étincelles commencèrent à faire leur apparition. Et, au fur et à mesure que le temps passait, le phénomène s'emballant à une vitesse fulgurante, les étincelles devinrent bientôt éclairs et impressionants arcs électriques qui semblaient former comme une boule protectrice tout autour de l'officier en méditation.


- " Ex-Lieutenant Suisen Sora, je vais laver votre trahison et rendre honneur au Gotei 13, au nom de la Huitième Division."

"Ex" ? C'était la stricte vérité et, pourtant, ces paroles avaient choqué Suisen... Il n'était pas habitué à tant de dédains masqués dans une seule annonce, sans oublié son titre à présent modifier à tout jamais.
Hors, dans un monde aussi inégal, dominé par de hautaines lasses nobles, le rang faisait tout : qui n'en avait pas n'existait pas.

Quoi qu'il en soit, tout ce que pouvait constater Suisen était là, évident : le Shikaï de Yuutaï, aussi de type électrique, semblant condamner son utilisateur à l'abolition de l'usage du sabre, était bien plus puissant que le sien. Et nul doute que les chocs électriques que ce shikaï électrique fourniraient dépasseraient ceux de Hekirekki...

Voilà que l'occasion de mesurer les deux armes se présentait, lorsque la boule d'éclairs, comme une pieuvres aux inombrables tentacules, se mit à grossir et, soudain, à projeter vers Suisen de nombreux arcs électriques intensémment chargés.
Il n'y avait dés lors plus qu'une seule solution...
De petites étincelles commencèrent à s'animer à la surface de la lame de Suisen, marquant l'état d'excitation dans lequel se trouvait le fauve terrible qui, allèché par l'échantillon qu'il venait de prélever, ne rêve que de vider sa victime de son sang et de se repaître de sa chair encore palpitante de vie...

Mais alors, déchirant le ciel comme si l'enfer lui-même éventrait son antonyme, un énorme trou noir fit son apparition dans l'azur. Aussitôt, une volée de cris inhumains se firent entendre et une bande de Gillian hurlants sortirent de la faille béante, tous dominés par un oeil gigantesque et froid...
Une dizaine de colonnes de lumière s'abattirent alors sur toute la surface de la colline.
Tandis que les attaques de Yuutaï s'écrasaient sur les parois de lumière sans même les esquinter, Suisen, surpris de se retrouver parmi les élus, tout en s'élevant, fixait incessemment le ciel...
Alors que tous ses homologues s'envolaient avec lui, un sourire malsain mais heureux se dessina sur le visage blême de l'ex-lieutenant.... Il faisait donc bien partie de l'armée du Seigneur Armée, à présent...

Il tomba alors à genoux sur la parcelles de terre lui servant d'élévateur.
Son regard, lui aussi vidé de toutes forces, retomba lourdement vers le bas.... Tous ces moucherons, dominé par un seul et unique : Aizen Sôsuke, le seul et unique maître, Dieu parmi les dieux...
L'Ange de la Mort qui sonnerait le glas de l'ancien ordre...
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Dim 17 Jan - 23:38

Mazeru était prête. Elle voulait subir la douleur que son adversaire lui donnerait. Sentir la lame dans son corps, le sang coulé sur sa peau. Rien de mieux que de souffrir. Souffrir, c'est le seul vrai moyen de sentir que l'on est en vie. Quand la douleur nous traverse le corps, on redécouvre toutes ses parties. Certaines patries de notre corps dont nous ignorions l'existence s'active, nous crient leur douleur. On existe parce que l'on souffre, et on souffre parce qu'on existe. Et on espère pouvoir continuer d'exister, de ne pas flancher sous la douleur. Et on oubli de penser, on ne fait que souffrir. Tous les problèmes disparaissent. Seul la douleur nous permet de vivre. C'est ce que Mazeru ressent à chaque fois, ce qu'elle aime. Elle était aussi prête à créer de nombreuses explosions grâce à Tsukai Kon'Ran' qu'elle aimait tellement. C'est lors d'une explosion seulement que Mazeru arrive à rire. De voir la flamme, les morceaux, subitement s'élancé dans différents sens. Rien de plus amusant selon elle. Difficile à expliquer. Elle trouvait ça drôle, c'est tout. Et Tsukai Kon'Ran' aussi trouvait les explosions amusantes au plus haut point. Mazeru et Tsukai Kon'Ran' s'entendaient très bien, mieux que quiconque. Bref, Mazeru était prête à se battre, maintenant plus que jamais. Cette prétentieuse de lieutenant qui se croyait si supérieure. Elle serait une cible parfaite pour subir les explosions de Tsukai Kon'Ran'. Ensemble, ils pourraient rendre ce corps presque parfait beaucoup moins parfait, voir horrible. Avec un peu de chance, la peau brulerait jusqu'à tomber sur le sol, et le sang coulerait de son corps si frêle, suivit peu après par les larmes. Et, une fois que Mazeru aurait créer le plus de peur et de chaos possible, elle entourerait son adversaire de Tsukai Kon'Ran' et la ferait exploser sur le coup en plusieurs morceaux. Vraiment, ce combat s'annonçait des plus excitants...

Mazeru fit tournoyer Tsukai Kon'Ran' autour d'elle, et s'apprêta à foncer sur son adversaire, quand une dizaine de lumière orangée tomba du ciel. Puis, elle fut entourée de l'une d'entre elle. Elle essaya de traversée la lumière, mais en fut incapable. À ses côtés, Gin-Sama commençait déjà à s'élever dans le ciel. Mazeru ragea. Elle réalisait bien qu'il était l'heure de partir vers l'autre monde, mais elle ne s'était presque pas battue. Natsukii, la lieutenant, se tenait devant elle debout, en un morceau, sans aucunes traces d'explosions. Il y avait de quoi rager. Elle ne voulait pas partir tout de suite, il n'y avait pas eu assez de chaos. Les Hollows monstrueux au dessus d'elle commencèrent à faire s'élever Mazeru. Celle-ci cria comme une folle, en balançant Tsukai Kon'Ran' dans tous les sens et en se fouettant. Pourquoi aussitôt, il y avait encore tant de choses à faire dans ce chaos naissant. Mais, il était trop tard, plus rien à faire. Elle était déjà tout près de la noirceur au dessus d'elle. C'était sa vie désespérément ennuyeuse qui se terminait, pour laisser place à une vie cent fois meilleure, aux côtés de Gin-Sama. Elle ignorait ce qui l'attendait, mais elle savait que ce serais mieux que Soul-Society, mieux que tout ce qu'elle avait connu.


"Tsukai Kon'Ran', nous quittons enfin ce lieu ennuyeux. Ensemble, nous pourrons créer un chaos d'autant plus grand, d'autant plus effrayant. Je t'aime Tsukai Kon'Ran', je serrai toujours là pour toi, seras-tu toujours là pour moi ?"

"Bien sûr que je serai là pour toi, ensemble, nous sommes d'autant plus fort. Quand nous sommes ensemble, 1+1 devient 3, car nos forces combinés peuvent tout surmonter. Nous serons toujours ensemble Mazeru."

Mazeru n'allait pas seule, elle était accompagnée de Tsukai Kon'Ran' et Gin-Sama, qui sait ce qui l'attendait.

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Hayato Tanaka
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Mer 20 Jan - 14:54

Hayato n'était pas du genre à réfléchir longtemps avant d'agir, tous le savaient. Mais aujourd'hui, il venait de changer son existence à tout jamais; pour mieux la condamner? Il n'en savait rien. Depuis l'arrivée des Bount, il ne comprenait plus rien. Tout d'abord, ce plan de bataille étrange qu'on lui avait donné. Puis, le nécromancien Udo Shintaro qui s'était comporté plus qu'étrangement, et avait déclaré qu'Aizen était bel et bien vivant. Aizen Sosûke, Hayato n'en avait rien à faire. Mort ou vivant, ce n'était pour le lieutenant Tanaka qu'un étranger, un figurant dans la tragi-comédie qu'était sa vie.

Hayato se trompait.

Dès lors qu'il était revenu d'entre les morts, le capitaine de la 5ème Division avait pris la place du réalisateur. Il était si puissant, Hayato n'en croyait plus ses yeux. Et il ne fut pas le seul lorsque ce mort-vivant balaya le Capitaine Ukitake, celui qui était connu et reconnu pour être l'un des Shinigami les plus doués de la création. Comment était-ce possible? Bien sûr que cela était réel, tous les sens d'Hayato le lui prouvaient. Il voyait, sentait, entendait, et perçevait tout cela. Et là, il le comprit.

La Soul Society venait de changer, sous ses propres yeux. Il fallait réagir.

Il ne pouvait se permettre de rien faire, deux choix très clairs s'opposaient. Il pouvait se battre pour le Seireitei, massacrer ces traîtres qui se dévoilaient à tour de rôle, et enfin devenir ce qu'il rêvait d'être, un des Capitaines des 13 Divisions d'élite du Gotei. Une place venait de se libérer, il ne tenait qu'à lui de la prendre. Enfin il pourrait être libre, et il n'aurait bientôt de comptes à rendre à personne.

Il pouvait tout aussi bien faire l'inverse. Ces traîtres, il pouvait en faire partie. Il suivrait Aizen, tout en se fichant complètement d'où, avec la seule volonté de devenir plus fort, auprès de ce prédateur, pourvu qu'il veuille de lui. Mais s'il empruntait cette voie, sombre et mystérieuse, il devrait alors faire une croix sur cette belle opportunité qu'était la place de Capitaine. Mais en même temps, devenir Capitaine, était-ce la seule manière d'obtenir cette puissance qui le tente depuis tant de temps ? Ou Aizen allait-il bien l'emmener? Ces quelques questions n'étaient que les prémices à une foule mêlant doute et tentation.

Que faire ?

Hayato n'eut pas le choix, c'était maintenant ou jamais, au diable les questions, il n'y avait plus de temps à perdre. Il allait désormais lever son sabre, et laisser son zanpakuto décider. Quoi qu'il fasse, Hayato était un Shinigami, lié à son arme jusqu'à la mort, et si Kuyishinbou ne souhaitait pas partir, Hayato ne partirait pas.


* Choisis, j'te fais confiance *

Le bras gauche tendu d'Hayato tenait fermement la lame, qui ressemblait désormais à une épée de Damoclès, qui allait sceller son sort à tout jamais, pour le meilleur et pour le pire.

Et il pointa Shuuhei.

Shuuhei, Hisagi Shuuhei, un lieutenant du Gotei, qu'Hayato n'avait pas vraiment beaucoup fréquenté. Ainsi, il allait se battre contre lui, et contre la Soul Society. Ainsi soit-il, Hayato ne pouvait plus faire marche arrière.


-TU SUIS AIZEN, GIN ET SURTOUT TOSEN TU VAS ME LE PAYER !!! KARIRE KAZESHINI!!!


Ce furent les mots de ce Shinigami qui sans le savoir, posa la dernière brique sur cet épais mur qui allait isoler Hayato de la Soul Society, de la 3ème Division, du Rukongai, de tout.

[ HRP : Je fais l'ellipse du combat, pour des raisons qu'on connait un peu tous ]

Ce duel arrivait bientôt à son terme, et c'était Hayato qui allait en pâtir. Il aurait pu gagner, si cela avait été un combat normal. Un combat normal, qui n'aurait eu aucun enjeu, aucune conséquence, un combat dans lequel Hayato ne doutait pas, était assuré et ferme, comme toujours. Mais cette fois, pendant tout l'affrontement, il ne cessait de répéter en son for intérieur les mêmes questions. Le pire, était qu'il n'avait pas trouvé la moindre réponse. Mais alors qu'Hayato se préparait à une fin bien triste, un son bruyant lui fit tourner la tête.

Aizen partait, et il n'attendait pas les retardataires.

Une dernière parade, et Hayato bondit jusqu'à cette bande de traîtres, dont il faisait désormais partie. Sans dire le moindre mot, sans regarder qui que ce soit, "amis" comme ennemis, il s'approcha de son ancien capitaine et nouveau maître, Gin Ichimaru. Celui-ci avait vu clair dans le jeu d'Hayato, et ce dernier s'en blâmait. Il avait été prévisible, depuis le début, et il n'avait rien pu faire pour changer le cours des choses. On lui avait donné l'illusion d'un choix, et pas un choix. A y réfléchir plus sérieusement, Hayato pensa:

* Je ne suis pas maître de mon destin ... *

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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Mer 20 Jan - 22:57


Oh ! Déjà fini, si tôt. La célérité était bien sûr un atout majeur à toute stratégie, comme la mise en application immédiate des plans définis. Au fond, suivre une notice établie au préalable était assez peu original et amusant, mais ils n'étaient absolument pas là pour ça, surtout pas en ce moment critique. Esquivant un nouveau coup de sabre du capitaine Hitsugaya d'une belle courbette féline, l'ancien capitaine de la troisième division fit un léger bond en arrière, tout en jetant un œil à la situation actuelle. Comme les différents combattants qui s'étaient arrêtés pour regarder l'arrivant incongru, le cher capitaine Aizen qui n'aurait, aux yeux chargés de bon sens du capitaine Ukitake qui serrait son sabre d'une main hésitante, pas dû se trouver là, plus personne ne prêtait attention aux autres traitres qui commençaient à se grouper pour plus de sûreté. Le sourire aux lèvres, amortissant son mouvement en posant son pied léger sur une lourde pierre encore chaude d'avoir été retournée dans l'ardeur des combats, Gin rangea son zanpakuto. Certes, il aurait bien apprécié de continuer ce petit jeu avec son ancien collègue, mais le temps pressait, car, sitôt que le capitaine-commandant était parti, il leur avait fallu, à Aizen comme à ses hommes, jouer leurs cartes dans l'urgence afin de pouvoir quitter le lieu au plus vite, tels des voleurs. Des voleurs ? Non, c'était ridicule de penser ainsi. Leur stature droite, leurs airs victorieux ne pouvait les instituer comme tels. Ils n'étaient pas des criminels, ils étaient des dieux. Au final, cela revenait au même, seul le sens péjoratif était accordé à l'un pour diviniser l'autre tandis que les actions entreprises ne différaient aucunement. De toute façon, quoi que pensent ces pathétiques soldats des armées de la cour sur la nature des faits des traitres, ils avaient définitivement perdu cette bataille. Avec elle, la guerre, sans doute, mais il ne fallait pas trop s'avancer encore.
S'avancer ? Encore un terme mettre en doute. Ce n'était pas s'avancer que de dire qu'auprès d'un homme rassemblant les qualités les plus utiles à l'ascension au pouvoir, et plus encore, il ne faisait pas de doute que la victoire était acquise avant même le combat mené. Ainsi, comme le capitaine Ukitake fonçait dans un cri de rage sur une cible qui trompait ses yeux de par sa position, il n'avait pas lieu de douter ; le capitaine s'effondra, foudroyé net par un sortilège de destruction d'une puissance et d'un niveau de maitrise inouï. Fort impressionnant, même de la part d'un dieu comme l'était Aizen. Gin ne put s'empêcher de le faire remarquer.


-"Un Kido de niveau 90 sans incantation ? Vraiment pas mal, Aizen-taicho ! J'admire la performance~

Chassant quelques poussières de son kimono noir, Ichimaru faussa compagnie à son cher adversaire pour arriver derrière son maitre et mentor, en même temps que Tosen. Sans répondre, Aizen, souriant d'un air si compatissant envers la souffrance du pauvre homme à ses pieds qu'on pouvait sentir toute l'hypocrisie de sa manœuvre, pointa le doigt vers le capitaine de la treizième division afin de mettre une fin définitive à la vie de cet homme embarrassant, dont l'intervention avait forcé le groupe de dissidents à s'embarquer dans leur plan secondaire, le Sokyoku détruit. Cette deuxième option ne laissait le choix à Aizen que de s'occuper lui même de la jeune condamnée, ce qu'il faisait à présent, utilisant d'une main un artifice étrange et soulevant de l'autre Kuchiki Rukia, à laquelle Gin adressa un sarcasme non mesuré, dans le but affiché d'augmenter la détresse et la douleur qui s'emparait de la jeune femme en cet instant. Du moins, il allait déclamer sa plus belle trouvaille en matière de vilenie du moment, quand un vacarme lui coupa la parole. Dérangé, et surtout surpris par l'assaut violent du capitaine Kyoraku qui venait au secours de son ami au sol, Gin perdit son sourire. L'officier expérimenté qu'était cet homme ne les laisserait pas s'en tirer facilement. Ichimaru saisit le manche de son arme, mais se détendit lorsque son charismatique maitre prit la parole d'un air conquérant, dépassant ses paroles par ses actes et décrivant avec une magnificence empreinte d'une note hautaine les évènements et la façon pitoyable pour les uns, glorieuses pour les autres, dont tout ceci allait se terminer. Terminer... Non, ce n'était qu'un début, le commencement d'une nouvelle ère sous un nouveau ciel. Le temps pendant lequel la voûte était vide était à présent fini, le Roi venait gouverner le ciel, tenant entre ses mains l'attribut de son pouvoir de droit divin. Le Hogyoku. Ils y étaient enfin parvenus. Il y était parvenu. Gin, en son esprit, eut voulu saluer l'achèvement d'une de ses phrases laudatives un peu piquantes, mais ps un son autre qu'un soupir admiratif ne put mieux souligner l'évènement, l'avènement. Comme pour couronner le nouveau Seigneur des Cieux, une lumière d'Outre-monde fendit la terre et l'azur, s'emparant comme le nuage porte l'éclair du vainqueur qui regardait ses proies en jubilant silencieusement. Il s'élevait, droit et puissant, atrocement scintillant dans ce rayon de lumière. Bientôt, comme des apôtres fanatiques de cet empire de souveraineté, neuf autres traits lumineux strièrent le ciel bleu et s'abattirent lourdement autour de Gin et ses nouveaux camarades. Tous se donnaient un air inspiré, ou paraissaient pensifs, émerveillés, abattus. En dehors d'Ichimaru dont le sourire avait redoublé d'ampleur, seul Tosen ne semblait pas montrer d'émotion. Le visage résigné, il volait à la suite de son seigneur, abandonnant la terrible justice qu'il avait trop longtemps servie. Que de convictions profondes... Mais au fond, Gin partageait, si pas ces idées puristes fort exagérées, des croyances, lui aussi. Il croyait en celui qui avait fait de sa vie ce qu'elle était, le prenant sous son aile dès son enfance, dirigeant ses pas dans la voie que le jeune garçon d'alors avait fini par choisir comme étant sa vraie conviction. En réalité, s'il n'en avait jamais été sûr, Gin avait décidé de ce chemin bien avant sa rencontre avec le grand homme. Ce soir d'hiver avait déterminé son avenir, la route sur laquelle il avancerait sans tomber, sans hésiter, souriant et cachant le reflet cauchemardesque de ses yeux. Ce soir d'hiver avait tiré un trait futile sur un passé qui ressurgissait trop souvent, et qu'il ne parvenait à oublier. Ces souvenirs étaient la seule chose qui le poussèrent à se retourner, dans la negacion, et à chercher des yeux un visage qui n'était que trop familier. Pas en vue. Gin soupira longuement, les adieux ne se ferraient pas. C'était sans doute mieux ainsi.

-"Désolé, Rangiku."

Puis, levant la tête vers son acolyte qui venait de briser ses lunettes et de mettre à bas, et là à jamais, son masque bienfaisant, il sourit. Derrière lui, des ténèbres, des démons. Dans quel monde vivons-nous, vraiment... En vérité, nous y serons les vrais diables. Même les créatures les plus infâmes lui seront dévouées corps et âme, de gré ou de force. Ennui ou amusement, il y aura toujours là une vie morte... et un aliment de succès. C'était une réflexion bien philosophique que Gin se découvrit tenir. Il pouffa légèrement, puis s'engouffra dans la faille céleste. A plus tard, compagnons shinigamis.

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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Jeu 21 Jan - 15:21

Le lieutenant Chôjiro s'était changé en une sorte de courant d'air se déplaçant à une vitesse telle qu'une armée entière de vieux moustachus semblait s'agiter sous les yeux de Koshiko.
Du moins ç'aurait été le cas si elle avait prêté la moindre attention au vétéran. Au lieu de quoi, la kunoichi observait avec des sentiments mitigés la colonne noir qui l'entourait et s'élevait vers les cieux, vers l'étrange monstre cyclopéen qui avait déchiré la voûte du Seireitei.
Sa mission était-elle un échec ? Après tout, elle n'avait pas éliminé son adversaire, mais avait tenu celui-ci occupé jusqu'à ce que son maître Aizen ait terminé ce qu'il avait à faire, et c'était tout ce qu'il lui avait explicitement demandé.
Elle avait malgré tout une certaine amertume dans la gorge, un désagréable goût d'échec auquel elle n'était pas accoutumé. Elle était une kunoichi, autrement dit, un agent spécialisé dans les missions d'assassinat. Bien que ses fonctions et aptitudes ne se limitent pas à cette seule tâche, elle considérait qu'un duel contre un potentiel opposant aux plans éclairés de son seigneur et maître Aizen-sama ne pouvait raisonnablement se solder que par une mort, et de préférence celle de la personne qu'elle affrontait - pas tant par instinct de survie que par sens du devoir, un soldat mort n'étant pas d'une grande aide à son camp.
Néanmoins, si Aizen-sama pensait venu le temps de se retirer, elle ne pouvait s'opposer ni à ses désirs, ni à son sens du jugement. Elle devait s'y résoudre, non sans une certaine déception. Elle porta son regard en contrebas, vers l'insecte qui à présent fixait son élévation sans comprendre à quelle noble cause elle se dévouait, et ravala sa honte et sa rage contre elle-même. Elle regarda ses propres jambes, qui quelques heures plus tôt ne la portaient plus, et dont elle avait repris le contrôle par sa seule résolution. Comment avait-elle pu croire que sa seule volonté continuerait à lui permettre de servir son seigneur et maître, si elle était insuffisante.
Sa résolution était prise, ferme, définitive. Elle deviendrait la meilleure possible, puissante, efficace, infaillible et mortelle, afin de pouvoir ressentir entièrement la fierté de servir cet être supérieur qui avait en ce jour défié les pitoyables forces du Seireitei.


"Je ne vous décevrait plus, Aizen-sama," jura-t-elle tout bas. "Plus jamais."
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Hijikata Gentatsu
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne   Ven 22 Jan - 23:39

Tout se déroula vite. Très vite. Trop vite. Hijikata fut attiré vers le ciel sans comprendre ce qui se passait, bloqué dans un intense rayon de lumière d'or qui le coupait du monde extérieur comme si le vide qu'il avait ressenti toutes ces années durant l'avait repris subitement, bien qu'éclatant cette fois, mais uniquement différent des nuages et de la pluie de par l'apparence, trompeuse et hypocrite sous son voile de beauté. Le primiera eut voulu saluer l'ardeur combattive de son adversaire, le capitaine Komamura, dont la puissance respectable serait sans doute venu à bout du samourai si la lourde épée du géant en armure qu'avait invoqué l'officier dans un long cri ne s'était pas vue parer par cette colonne de lumière, jaillissant des cieux. Hijikata osa regarder vers le haut : devant ses yeux interdits, l'azur tremblait sous les coups d'un néant mauvais qui crachait sur la terre ses cordes, liant hommes et femmes sans distinction, dans un hurlement d'horreur.

Gentatsu reconnaissait les choses qui écartaient elles-même la faille vers laquelle il se dirigeait contre son bon gré. Ces créatures, hideuses entre toutes, étaient des rares choses que le rônin abhorrait en cette terre, ou en quelque autre. Ces monstres avaient été, chose étonnante, l'objet d'une haine qu'il avait gardée enfouie au fil de son errance, qu'il avait pu contenir par un philosophique mode de pensée qui avait failli le perdre, s'il n'avait eu l'honneur et la chance incroyable de rencontrer son messie, celui à qui le Ciel revenait de droit, le véritable, pas ce tourbillon effroyable, mixture affreuse de mort et de vices. Hijikata serra ses armes dans ses poings crispés, esquissant une grimace morose qui disparut l'instant suivant, tandis qu'il rangeait en leur fourreau ses deux lames claires. Il avait fermé les yeux. Tant de choses se pressaient dans sa tête... Vagues sentiments dans une nuit encore trop omniprésentes, bien qu'éclairée faiblement par une chandelle d'espoir et de conviction. Il se tenait près de la flamme, rassuré par elle du noir goinfre et cruel. Pour l'heure, ses résolutions commençaient à se chambouler : il allait devoir prêter son bras pour défendre une cause qui soutenait un proverbe auquel il n'attachait de sens qu'à présent : "la fin justifie les moyens".
Quoi ? Se dénaturer pour atteindre le trône tant convoité, pour aider à l'atteindre ? Cette idée eut été grande souffrance, en cette perte de vertu immédiate que représentait une alliance avec ceux qu'il haïssait ou croyait haïr, quelques mois plus tôt. Cependant, plus rien n'étonnait le primiera ; il avait eut l'occasion au fil des jours qu'il avait passé en compagnie du seigneur Aizen de constater que la toile que tissait son maitre n'était pas de celles qui frappent vilement, mais superbement. On n'appelait pas, après un regard profond jeté à ce Roi-apogée de grandeur, Traitrise par son nom, car elle s'effaçait, honteuse, devant Vertu. Et si Vertu ce n'était pas exactement, on pouvait parler de magnificence. Ces deux derniers termes s'alliant, il n'y avait de chemin, ombrageux ou ouvert, qui ne puisse être éclairé. La solution était là.
Résolu, Hijikata s'engouffra dans le noir des Menos, doucement, mais décidé définitivement à empoigner la chandelle qui se faisait flambeau par cette victoire, et pénétrer sans peur dans les ombres, dans l'avenir. Il n'y avait pas de raison de douter, il avait choisi cette voie pour ce qu'elle était, car la justice triomphait des ténèbres. S'il rentrait en enfer maintenant, il le purifierait. Il avait déjà connu la mort psychologique, succomber physiquement ne lui était pas une idée porteuse de peur. Du reste, il ne périrait pas. Ils soutiendrait le regard des démons, braverait les caves stygiennes, terrasserait les obstacles. Il avancerait dans le noir, éclairé de la lumière vive et forte du seigneur Aizen.

Et s'il devait mourir, ce ne serait pas là. S'il devait mourir, ce serait dans un combat différent. Son devoir allait au ciel à présent, mais son cœur restait au sol. Il laissait finalement un remord à cette Soul Society adorée par son premier mentor. Un jour, il prendrait sa revanche. Disparaissant dans l'obscurité, il adressa à l'homme le plus valeureux qui lui ait jamais fait face un signe de tête respectueux. Un jour ils se croiseraient à nouveau. Et leurs épées feraient de même.


-"J'attendrai ce jour, capitaine Komamura."
soupira-t-il. Mais celui-ci ne le regardait pas. Il fixait, l'œil triste, l'homme au teint noir qui se tenait à la même hauteur qu'Hijikata. Que de ressenti dans ce regard, que de colère sur ce visage... Que d'humanité sur cette figure bestiale. Il n'y avait sans doute pas de vraie mal ici, en ce monde corrompu. Juste une incompréhension et une faiblesse. Celles-ci leur serraient fatales, car auprès du seigneur Aizen, sa force ne pouvait lui faire défaut.

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