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 Ainsi débuta son règne [Diji vs Suisen]

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MessageSujet: Ainsi débuta son règne [Diji vs Suisen]   Mer 6 Jan - 19:23

Suisen n'avait jamais réellement construit l'intention de connaître chacun des officiers du Sereitei, aussi bien leur personnalité que leur apparence, ou encore que leurs techniques de combat. Et s'il avait appris leur nom par coeur, ainsi que leur rang exact, ce n'était que sur demande expresse du capitaine Hitsugaya, une histoire de protocole à respecter...
Pourtant, il se rendait compte aujourd'hui qu'il aurait dû y porter plus d'interêt : le lieutenant du Kidô avait bien failli le tuer à cause de se manque d'attention, et, à présent, Hayato Tanaka, second du capitaine Ichimaru Gin, venait de le doubler par un Shunpo extraordinnaire.
Bien sûr, s'il avait été en pleine forme et, surtout, moins blessé, il aurait pu, quoique difficilement, tenir la distance, mais il ne s'attendait pas à ce qu'un autre vice-capitaine puisse réaliser un mouvement aussi rapide et contrôlé : il se rendait compte qu'il avait été bien stupide d'ignorer la voie de la raison, de refuser de s'informer.... Jamais plus il ne commettrait la même erreur : dorénavant, il appliquerait à toute chose un regard froid et austère, dénué de préjugé, et s'appliquerait à eclaircir et comprendre toute chose.

Il était maintenant temps de se reprendre : du meilleur Shunpo que sa condition de blessé lui permit d'utiliser, il se projeta en avant, à la poursuite des deux autres.
Quelques secondes plus tard, il les avait déjà rattrappés : Udo, semblant plus outré et énervé que jamais était là, à quelques pieds seulement de Hayato, un genou à terre, la main fermement refermée sur son éventail, fixait furieusement son adversaire, tandis que celui-ci, le dos tourné, décollait sans difficulté son regard méprisant de la face du nobliau, avant de s'envoler à toute vitesse, vers une direction inconnue...
Aussitôt, le Nécromancien, remettant rageusement son kimono droit, s'élanca rapidement, apparemment vers la colline du Sokyokou, d'où provenait depuius quelques temps déjà d'intenses flux de Reiatsu.... Les Bounts avaient-ils réussi à percer jusque là ?

Sans réellement prêter attention à ces déploiement d'énergie spirituelle, Suisen se lança à la poursuite de Udo qui, malgré les blessures du jeune lieutenant, restait bien moins rapide que lui.

...

C'était un tableau plutot impressionnant et surprenant qui s'étendait en contrebas, face à Suisen : la colline du Sokyokou, habituellement hauteur déserte et inhabitée, dont les vents froids et agressifs fouettaient l'échine sans cesse, soulevant parfois de grands nuages de poussière laissant à peine aux observateurs la ,possibilité de deviner la terrible silhouette de la grande et majestueuse Naginata, trônant au bout de la crête aride, était maintenant recouverte par les combats, les cris et les cliquetis métalliques, tandis que, mystérieusement, le Sokyokou semblait s'être volatilisé.
Les affrontements, particulièrement intenses en certains points semblaient s'être rapidement transformés en mêlées inextricables et complexes, brouillées.

Suisen était là, bouche-bée, sidèré par le chaos qui s'offrait à ses yeux, sans parvenir à en trouver la cause, lorsque, tout à coup, d'immenses flammes jaillirent à quelques pieds de là, et vinrent lècher la partie basse de la crête, formant une sorte de cage de feu autour de deux hommes irreconnaissables derrière leurs barreaux ardents.
De même, à quelques mêtres de là plus en avant entre les corps à corps furieux, un long trait argenté et lumineux, filant à toute vitesse, s'écrasa violemment contre le sol, soulevant de nouvelles colonnes de fumée, venant s'additionner au brouillard de guerre déjà bien présent.

Mais ce n'était pas ça que fixait le jeune lieutenant, le visage figé dans une expression mêlant horreur et grande stupeur....
Aussitôt, ignorant ses blessures et sa fatigue grandissante, il se jeta rapidement en avant, l'esprit à nouveau dans le flou, dans le vague, les idées brouillées, et sa gangrène intérieure reprenant peu-à-peu le contrôle....
Aizen était donc bien vivant... Udo n'avait pas menti....
Quoiqu'il en soit, il fallait que Suisen se rapproche, et aille vérifier de ses propres sens la véracité que, dans son état, il prenait encore pour un maléfice.

Mais, soudain, alors qu'il n'était déjà plus qu'à quelques mêtres de son espoir, une voix, résignée, pleine d'assurance malgré son manque de puissance, annonça :


- " ...en état d'arrestation, Aizen. "

Aussitôt, interrompu dans sa fixation, le jeune shinigami se stoppa net, jetant immédiatement, sur les nerfs, un regard nerveux à l'auteur de ces paroles : il s'agissait de Jûshiro Ukitake, capitaine de la Treizième Division qui, les yeux froncés dans une expression déterminée, deux sabres en mains, fixait intensément le capitaine disparu, tandis que celui-ci, plus détendu et arborant toujours son invincible sourire décontracté et compatissant, lui rendait un regard d'une intensité égale.
L'énergie se dégageant des deux hommes à ce moment-là suffit à stopper Suisen dans sa folie renaissante et à le dissuader de s'approcher encore.

Une pression incroyable, oppressante, un Reiatsu qui vous prenait directement à la gorge, tomba alors soudain sur Sora et les quelques shinigamis amassés là, semblant provenir d'Aizen
On sentait dans cette aura tout le pouvoir destructeur et meurtrier que celui-ci possédait, alors que le lieutenant, en sueur, sentait, peu à peu, se faufilant dans chacun des recoins de son âme, un frisson grandir en lui, remonter sa moelle épiniaire pour, finalement, atteindre la tête, et réussir à embrouiller et à précipiter les esprits de celle-ci...
Tout à coup, la phrase fusa, directe, sans gêne, sans crainte de bousculer :


- " La Soul Society pourrie et corrompue dont vous vous évertuez à protéger ne m'intéresse plus, Ukitake. J'ai compris qu'il fallait viser plus haut. Beaucoup plus haut que toutes les institutions et codes alambiqués du Sereitei et de la Soul Society toute entière ne pourrait le faire. "

Aussitôt l'incroyable pression reprit de plus belle, assomante, résonnant, obsessante au point de s'en arracher les cheveux et de s'en déchirer les chairs, et, telle une vague gigantesque et ineluctable, engloutissant la foule armée pressée vers celui qui, face à ces colonnes vaincues sans geste, face à ces cohortes défaitent en un battement de cils, règnant sur les cadavres inanimés d'un monde ancien et faux, condamné il y a longtemps déjà de par sa seule existence...
Oui, c'était bien lui, le Dieu dont il avait besoin.... Il incarnait à lui seul ses deux éternels ambitions.... En lui était réuni à la fois le Dieu justicier, punissant les meux d'antant, mais aussi, et surtout, le Dieu destructeur, dont la seule puissance implacable détruirait l'ancien ordre, assénissant la terre de ses vices, et la labourant pour la préparer à ses justes et égales plantations, sans que celles-ci tombent dans l'ombre avilissante des grands et vils bien-nés...

Brisant soudain le délire réveillé de Suisen, les deux ombres disparurent et, à toute vitesse, foncèrent l'une sur l'autre.... Le choc était imminent et promis d'être intense, à tel point que Suisen, toujours emporté par cette peur terrible provenant du tréfond de ses entrailles, lui empoignant les vicères à pleine main, ferma les yeux, comme si cela put être suffisant à échapper à l'horreur.
Mais les secondes passaient et on ne pouvait plus entendre que les seuls les bruits de la bataille de fond se déroulant en arrière plan.
Intrigué, Suisen, toujours la peur au ventre, entrouvit légèrement les yeux.
Là, à quelques mêtres en face de lui, agenouillés, la bouche en sang, le capitaine Ukitake, sabres à la main, semblait, malgré son manque apparent de blessure, avoir été gravement touché, après avoir tenté de frapper son adversaire...
Tout à coup, apparaissant subitement juste derrière celui-ci, jaillissant de nulle part, Aizen, mortellement rapide et précis, abattit alors son sabre sur les cheveux blancs du capitaine, pris au dépourvu qui, cependant, dans un élan incroyable, bien digne de son rang, réussit à parer l'attaque in-extremis, la déviant dans les airs, empêchant, momentannément, la pique métallique terrible de faire plus mal pour l'instant.
Mais, alors, Aizen, sans sembler être même affecter par l'échec de son assaut, qui aurait pourtant suffi à balayaer sans qu'il ne se rende compte de rien n'importe quel lieutenant, aussi fort soit-il, fit un pas en arrière et, tendant sa main libre en avant, marmonna quelques mots incompréhensibles.
Immédiatement, des éclairs noirs et maléfiques apparurent autour de la main tendue du capitaine et, aussitôt que ceux-ci eurent formés une petite boule sombre au bout de ses doigts, le capitaine Jûshiro éclata en sang, son haori déchiré de toutes parts, ses poings pourtant toujours fermement refermés sur le manche de ses sabres, marquant sa détermination. Ce n'était pas un faible, loin de là.... Et pourtant, il n'avait même pas réussi à même égratigner Aizen qui, en retour, l'avait éliminer sans problème, en deux temps trois mouvements...


- " U....Ukitake-taishô !!! Aizen, tu vas payer !!!!! "

Une sorte d'énergumène aux cheveux marrons, un sabre en mains, ayant apparemment assisté à l'affrontement et se laissant emporter par la colère, commença à courir à toute vitesse, les muscles tendus, vers l'Ange invaincu...
Oui, c'était décidé, Suisen devait rejoindre cet homme, quitte à devoir collaborer avec le Diable..... Il était le seul à pouvoir accomplir ses objectifs et à pouvoir annihiler la Soul Society...

Tout à coiup, alors que le moucheron avait déjà parcouru la moitié de la distance le séparant de sa cible, une ombre, sauvage et terrible passa, en un éclair, juste derrière lui, avant de retomber agilement à ses côtés...
La tête, séparée net du corps, s'envola à plusieurs mêtres de hauteur, dans une grande gerbe de sang.
Suisen, le coeur et l'âme décidée, jeta un rapide regard en signe de soumissioin à Aizen qui, un sourire triomphant aux lèvres, continua son chemin sans même lui rendre un seul coupo d'oeil...
C'était décidé : à présent, Suisen serait l'ombre, l'exécutant, l'assassin de son seul et unique maître : Aizen Sôsuke...


HRP : Je crois que la trahison est assez flagrante comme ça ^^
Dsl si certains passages ne sont pas très bon, j'ai pas eu bcp d'inspirations pour certains Wink
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne [Diji vs Suisen]   Lun 11 Jan - 0:31

Les événements dépassaient totalement Diji. Ce matin, il s'était réveillé pour voir une toute - relative - banale exécution, et regardez ou ils en étaient ! Tout le monde tapait sur tout le monde, sans distinctions aucunes, avec une rage non calculée. Lorsqu'un rouquin présomptueux avait débarqué de nul part, (avec un Reiatsu deux fois supérieur au sien, soit-dit en passant) bloquant le Soukyoku sans lâcher la moindre goutte du sueur, Diji avait cru qu'il allait faire une syncope. Comble de toutes les théories possibles et imaginables concernant la puissance plus que douteuse de ce garçon, il avait mit à bas les gigantesques poutres bois ancestrales liées au protocole de l'exécution... Non mais ou allait le monde ! Diji était prêt à l'attaquer. Mais alors qu'il s'apprêtait à lui foncer dessus, certains propos qu'avait tenu son Taishô lui étaient revenus en mémoire. Kyoraku Shunsui s'opposait fermement à cette exécution. Mais il n'avait malheureusement pas le pouvoir nécessaire pour stopper cette folie.

Bien sûr, son capitaine ne s'était pas montré aussi clair dans ses propos, il l'avait subtilement suggéré entre deux gorgées de Sake...

C'est pour cette raison que Yuutai Diji n'avait pas interféré dans les actions du rouquin - capitaine. De toutes façon, il n'aurait pas fait le poids. De plus, les idéaux de ce garcon rejoignaient ceux de son Taishô, auquel Diji était très attaché. Si il avait du choisir entre les ordres de Yamamoto ou ceux de Kyoraku, son choix aurait été prestement fait. C'est pourquoi, malgré la présence du Capitaine-Commandant, le lieutenant de la huitième n'avait pas bougé. Les autres, s'ils tenaient vraiment à agir, s'en occuperait.

Puis, une chose invraisemblable s'était produite. Des Reiatsu avaient émergés de partout. De puissants Reiatsu. Toute la colline avait été entourée d'une aura de malveillance qui criait son envie de sang.

Lorsqu'Aizen apparu, droit et fier, suivit de Gin, Diji avait sentit un frisson glacé lui parcourir l'échine de haut en bas. Que de tels hommes puissent faire preuve de traîtrise... Que Gin l'ai fait ne relevait pas de l'impossible, mais Aizen... Celui que tout le monde aimait et respectait... Ou allait-donc le monde ?

Incapable de bouger, paralysé non pas par la peur, mais par la surprise, Diji était resté pétrifié, les bras le long du corps. Son épée n'avait même pas été dégainée. Lorsqu'Aizen et Ukitake avaient entamé le combat, était tombé lourdement sur les fesses, totalement déstabilisé par la monstrueuse puissance des deux capitaines. En fait, même un Capitaine n'était pas censé être si puissant que ca... Et alors que Diji pensait avoir tout vu, et sachant que le Capitaine Ukitake faisait partie des plus forts du Gotei tout entier, le plus improbable arriva !

Le Capitaine Ukitake fut réduit à l'état de moustique par Aizen le félon... Impensable. Diji était tétanisé. A quel moment en était-on arrivé là ? Comment était-ce possible ? Non, comment était-ce même imaginable ?

Rien n'aurait pu sortir Diji de son état de sclérose ultime. A part peut-être une tête qui roula à ses pieds. Une tête sans corps, coupée net. L'incision était tellement précise que le sang commençait à peine de couler. Complètement guérit de sa stupeur, les pieds redescendus sur terre, Diji leva la tête. Aizen se tenait, à quelques mètres de lui, observant le capitaine Ukitake baignant dans son sang. D'un sourire, il releva la tête vers un personnage qui n'était pas là quelques secondes auparavant. Lui aussi souriait. Etait-ce de la satisfaction ? Ou plutôt.. du soulagement ? En voyant son épée souillée de sang frais, Diji n'eut aucun doute sur l'identité du coupeur de tête. D'un regard, Diji fit comprendre à son adversaire qu'il ne pardonnerait pas cet acte de félonie. L'honneur de la Huitième était en jeu. D'ailleurs, que fichait son Capitaine, bon sang ?!

L'adversaire semblait regarder Diji également. Le lieutenant de la huitième était apparement, avec Aizen , le seul témoin de ce qui venait de se dérouler. Les mots, dans ces circonstances, étaient superflus. Diji et son ennemi connaissaient la suite des évènements.

Il faudra préciser que Diji n'occupait pas depuis longtemps la position de Lieutenant. Quelques mois, tout au plus. Il connaissait le nom du traître, sa position et sa Division. Mais en aucuns cas son pouvoir. Il savait quelle réputation Suisen Sora avait, et le combat ne serait pas facile. Il allait découvrir les capacités de son adversaire, et devrait faire avec.

Seul avantage, il n'avait non plus jamais montré ses propres capacités à Suisen... Diji, sachant ce qu'il se passerait s'il restait trop près de ses coéquipiers, s'éleva dans les airs. Il voulait s'éloigner le plus possible, au risque de blesser des innocents... Et surtout, il voulait fuit l'aura màléfique d'Aizen, qui l'empêchait de se concentrer sur la tâche qu'il devait maintenant accomplir...

Tuer ce traître de Lieutenant. Qu'en penserait Hitsugaya, dans tout ca ?
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne [Diji vs Suisen]   Mar 12 Jan - 21:01

La coupe avait été si finement faite, si rapidement réalisée qu'aucune goutte de sang n'avait eu le temps de vraiment se fixer sur la lame du meurtrier qui, sans une émotion, regarda le plat de sa lame brillante.
Ce qu'il y vit l'étonna un instant, car il ne s'y attendait guère : c'était là le visage d'un homme, non plus d'un jeune homme marqué par la souffrance et la contradiction, mais bien d'un adulte, le visage entaillé d'expériences et de malheurs, d'émotions et de désillusions.
Deux longs traits noirs s'étiraient d'un coin des yeux à l'autre, cernes provoquées par l'état de fatigue extrême dans lequel se trouvait Suisen.

Mais l'heure ne se prêtait guère aux constatations sur ce qu'il était devenu. A présent, il convenait de se battre, de luttern contre la tyrannie du Sereitei, en faveur d'un monde nouveau, un monde dirigé par Aizen Sôsuke, le terrible Dieu Destructeur et Justicier...
Il fallait désormais trouver une autre victime à sacrifier sur l'autel du Renouveau. Le jeune lieutenant balaya la colline du regard, au travers des combats et des mêlées terribles qui la recouvraient.

Tout à coup, à l'écart, le regard de Suisen s'arrêta sur un homme qui, les bras balants, les paupières basses, comme trop fainéantes que pour révèler entièrement leurs perles à l'éclat fâné, semblait lui aussi le fixer....
Cette tête-là rappelait le jeune shinigami à quelques bribes de mots lus dans un registre, que son ancien capitaine, Hitsugaya Tôshiro, l'avait obligé à apprendre par coeur, quelques mois auparavant.
Mais qui était-ce exactement...

Les deux individus étaient à quelques mêtres l'un de l'autre, tous les deux impassibles et distants, chacun dans leur genre, l'inconnu dans sa mollesse et sa nonchalance toute particulière, et Suisen dans son renfermement et son isolement naturel, issu d'une longue vie de souffrances et de méfiances.
Il n'y avait que peu, voire pas de tension dans l'air : les deux ennemis semblaient sereins, calme, sans animosité aucune.
Il ne s'agissait même pas d'un duel, non. C'était plus comme une sorte de phase d'analyse, chacun des deux adversaires tentant, au mieux, de discerner les capacités de l'autre. Du moins, fût-ce ressenti ainsi par Sora.
Soudain, la réponse s'éclaira comme si rien n'avait jamais été plus évident : il s'agissait en fait de Yuutaï Diji, ni plus ni moins Lieutenant de la Huitième Division, lui aussi assez récemment promu à ce poste, tout comme Suisen. Cela expliquant pourquoi les deux hommes ne s'étaient jamais parlés, à peine aperçus lors des réunions officielles.
De même, il ne savait rien de ce dont quoi était capable Yuutaï, ni même de son Shikaï ou encore de ses affinités. Et cela devait être réciproque.

Il était clair pour Suisen qu'aucune tentative maintenant ne suffirait à rompre le silence : seuls l'acier des armes et les fumées de la guerre sauraient délier les langues.
Et c'est pourquoi le "renégat", droit face au lieutenant, empoignant plus fermement le manche bleu marine de son sabre, tendit le bras en avant, la pointe étincelante de la lame vers le visage de Yuutaï, en signe de défi.
Il devait prendre l'initiative, sans quoi, il se retrouverait en position de défense, et, à coup sûr, il perdrait, ses blessures et sa fatigue le désavantageant. Non, il devait passer à l'offensive.
Et, très vite, celle-ci vînt lorsque Suisen, tendant la senestre en avant, la paume à la verticale, murmura :


- " Hado no san jû san, Sôkatsui. "

Les contours de la main du shinigami commencèrent alors à s'illuminer, tandis que de petites flammèches bleues dansaient au creux de celle-ci.
Une petite seconde fut nécessaire à la préparation du sort, sort qui, sans incantation, ne possèderait pas sa puissance optimale, lorsque, tout à coup, une large et haute vague d'énergie bleue jaillit du bras tendu de Suisen, en direction de ce qu'il considérait comme le chien du Sereitei, prête à l'engloutir.
L'avantage d'une technique pareille résidait en un seul et unique mot : gênant.
En effet, en plus de brouiller entièrement la vue de l'adversaire pendant quelques temps, vu la largeur du mur de flammes, il était assez difficilement esquivable, étant donné, à nouveau, les dimension de la technique.
Profitant ainsi de sa diversion, Suisen se lanca en avant, à l'aide d'un Shunpô rapide et bien qualibré, gravissant en quelques fractions de secondes les quelques mêtres le séparant de sa cible.
Il fallait mettre le paquet dés le début, si Suisen espérait que son adversaire n'ait pas le temps de profiter de ses blessures.


- " Gekitsui Seru, Hekirekki ! "

Aussitôt, une brêve mais intense lumière enveloppa le zanpakutoh de Suisen qui, une fois celle-ci estompée, se métamorphosa en une longue et sublime naginata, ornée, à l'intersection de la lame et du manche de bois, d'un ponpons de longs poils rouges, rajoutant au traditionnalisme de l'arme.
Comptant en fait profiter de sa vitesse excellente pour son niveau, ainsi que de son habileté au sabre et de la position d'esquive ou de parade à coup sûr désavantageuse pour Diji, Suisen se préparait à foncer droit sur lui, la lame au clair, prêt à accomplir la volonté de son grand et terrible maître dont il était à présent l'un des nombreux bras armés.
Il faudrait être rapide et précis : il n'avait pas droit à l'erreur...
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MessageSujet: Re: Ainsi débuta son règne [Diji vs Suisen]   Sam 16 Jan - 21:38

D'un rapide mouvement ou il prit appui sur un coussinet d'air pour se propulser loin des combats, Diji atteignit la hauteur désirée. Il se retourna vivement, de peur de perdre son ennemi des yeux, mais remarqua que celui-ci préparait déjà un sort de Kidô destiné à amocher sérieusement le Lieutenant de la Huitième... D'ailleurs, celui-ci n'eut pas vraiment le temps de faire grand-chose. Le sort de Kidô était lent, mais la surface de tir prendrait un sacré espace... D'un Shunpô vivace, Diji parvint - in extremis - à éviter le dangereux rayon d'énergie qui filait vers lui. Mais il ne fallait pas se leurrer, et cette attaque n'était de loin pas censée toucher sa cible... Diji le comprit quelques millièmes de secondes trop...tard. Alors qu'il reprenait ses esprits du précédant foudroiement, Suisen lui foncait déjà dessus, à une vitesse qui ne devait pas pouvoir être celle d'un lieutenant... Suisen le regarda d'un air diabolique, et prononca :


Gekitsui Seru, Hekirekki !



Alors que Diji sentait une forte pression spirituelle lui enserrer le corps, et encore aveuglé par le sort de Kidô d'auparavant, il eut la présence d'esprit de dégainer son Zanpakutô, un peu à l'aveuglette. D'ailleurs, avec la libération d'énergie provoquée par le Shikai de son adversaire, il n'y voyait quasiment rien. Il tint fermement son épée en diagonale, pointe vers le bas, à sa gauche, en pensant qu'une attaque de droitier se ferait de haut en bas, de droite à gauche. Il eut plus ou moins raison. Un puissant choc se répercuta dans tout son bras ; alors qu'une violente douleur se fit ressentir aussitôt à son épaule gauche. Étant momentanément aveugle, il s'en était plutôt bien tiré. Mise à part la longue et profonde estafilade qui rougissait rapidement tout son bras gauche... Une chance, car il était droitier. Mais encore un coup de ce type sur son coté blessé, et adieu l'usage de son bras gauche. Ce qui était gênant, car lorsqu'il utilisait son Shikai, Diji avait autant besoin d'un bras que de l'autre...

Lorsque l'éblouissante lumière se dissipa, Diji put enfin y voir un peu mieux. Son adversaire et lui se trouvaient encore plus haut que précédemment ; et son ennemi se trouvait là, devant lui, apparemment satisfait de sa stratégie précédente. De violentes et lancinantes pulsations bourdonnaient de l'épaule jusqu'aux doigts tout le coté gauche de Diji. Voila qui était une bien mauvaise manière de débuter un combat...

Le Lieutenant observa Suisen. Il semblait sûr de lui. Et il pouvait indéniablement l'être. En voyant son Shikai, et surtout en ayant entendu la phrase qu'il avait prononcé, Diji n'aurait pu se méprendre sur la nature des pouvoirs de son adversaire. De plus, lorsqu'il avait sentit combien l'air ambiant s'était épaissit, alourdit, et remplit d'énergie crépitante et lézardée, le sang de Diji n'avait fait qu'un tour. Un Zanpakutô de type électrique ?? Ainsi, le lieutenant de la Huitième n'était pas le seul à en posséder au sein du Gotei 13... C'était plutôt rassurant, mais en même temps, en sachant combien cet élément pouvait être dangereux, Diji soupira.

Ce Shikai, additionné à la vitesse fulgurante de Suisen, son ardeur et son désir apparent de trahir profondément la Soul Society faisaient de lui un ennemi redoutable, qu'il ne fallait surtout pas prendre à légère. Mais au moins, et au prix d'une terrible blessure à l'épaule, Diji avait appris quelque chose d'essentiel...

Primo, le Shikai de Diji serait plus puissant que celui de son adversaire. Même s'il n'avait qu'uniquement entraperçu les pouvoirs d'Hekirekki, il savait que Raijin était plus fort. Il était censé être le plus puissant des Zanpakutôs de la foudre. Ce n'était donc pas de ce coté-là que Diji devrait s'inquiéter. Une fois, en observant un entraînement de Diji, Kyoraku Shunsui lui avait dit que la puissance brute ne suffisait aucunement lors d'un combat. Une multitudes de petites choses pouvaient renverser le cours de la bataille. Depuis ce jour, Diji essayait de ne pas trop se reposer sur son Shikai... Mais maintenant, il n'y avait plus de temps à perdre. Même à Shikai inégaux, Suisen conservait une vitesse hallucinante. Et de son apparente très bonne technique au Kidô. Additionné à la volonté de fer du Lieutenant de la Dixième Division. Autant de points cruciaux que Diji ne possédaient en aucuns cas. En ce sens, pour ce qui était de sa motivation, il avait hérité de son cher Capitaine... Même s'il poursuivait un but, comme chacun, il n'y mettait pas la même ardeur qu'un personnage comme Suisen. Et cela pourrait lui être probablement fatal.

Diji ferma les yeux. Il concentra son esprit sur un seul point : le fil de la lame de son Katana. Comme à chaque fois qu'il invoquait ce pouvoir, Diji se mit dans une sorte de transe, et ne remarqua même pas qu'il s'était assit en tailleur, lévitant en l'air, son Zanpakutô devant lui à l'horizontale, volant lui aussi, sous les mains ouvertes de Diji, paumes contre le bas, à une distance d'un mètres l'une de l'autre. Très calme, comme à chaque fois, Diji murmura silencieusement - tellement silencieusement que personne, sans doutes, ne l'entendit dans la débandade générale - la phrase de libération qui briserait les mords de son pouvoir.



Ochiru, Raijin.



L'épée se volatilisa instantanément dans un craquement sinistre et sec. Lors de sa disparition, une grosse étincelle se forma entre les mains du Lieutenant de la Huitième. Cette étincelle se propagea rapidement et circula dans des mouvements contorsionnés autour du corps de Diji, en tailleurs et toujours les yeux fermés. Puis, d'un seul coup, l'énergie spirituelle fut dégagée. Une onde jaune se dégagea avec force du corps du détenteur des pouvoirs de Raijin, le Dieu de la Foudre.

Diji ouvrit les yeux. Il voyait le monde a travers des étincelles fulgurantes et jaunâtres qui parcouraient son champ de vision. Son épaule le faisant toujours souffrir, il essaya de prendre le ton avec le plus d'assurance possible qu'il pouvait y mettre. Des étincelles crépitantes au bout de ses doigts, il prononça d'un ton neutre :

- Ex-Lieutenant Suisen Sora, je vais laver votre trahison et rendre honneur au Gotei 13, au nom de la Huitième Division.


Il rejeta les deux bras en arrière, non sans crier sous la douleur provoquée par sa récente blessure, et déchaina son pouvoir. Des éclairs volèrent en zigzaguant en direction du félon. Ne prenant pas la peine d'attendre, il fonca sur son ennemi, et, laissant de coté son bras meurtri, chargea une boule bleutée dans sa main droite. Du coin de l'œil, il remarqua en contrebas que son Capitaine était enfin arrivé... Puis nota avec horreur quel personnage il devait affronter.
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