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 Grandir, c'est tomber plus bas encore

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Ichimaru Gin
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MessageSujet: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Mer 27 Jan - 19:44

Le néant omniprésent en certains lieux nous fait peur : bien que sa condition soit celle d'un vide inoffensif, nous le sentons oppressant. Peut-être de trompeuses apparences agissent-elles encore en notre défaveur ? Il est probable que cela joue, quand les décors que l'on a parcouru ne sont que courbes droites où se mêlent ténèbres et grisailles, soulignant l'air lugubre de ces endroits déjà morts. Plus loin que le caractère morbide de ces paysages déserts, un sentiment plus profond et nous inspirant plus de malaise nous étreint : notre regard se ternit, notre vue s'attache du morne que nous contemplons. Quel contraste entre un rêve qu'on a pensé accomplir et ce que l'on a laissé en pensant à ses succès futurs ! Cette nuance tape comme un poing dans l'œil, mais quelle importance ? En vérité, si les faits nous ont aussi bien montré qu'au petit groupe présent en ces lieux que les apparences sont souvent trompeuses, que beau reflète laid comme mal reflète bien, ne nous étonnons pas de cette vue de premier abord glaciale. Il est vrai que joie et plaisirs y sont bannis, mais si nous sommes ici, c'est précisément que nous les avons fuit, inconsciemment ou de notre propre chef, par folie ou par calcul. Sans généraliser, tous ceux qui s'y trouvent maintenant sont bel et bien de l'une ou l'autre catégorie, mais ont compris que dos au mur, on ne peut plus reculer. Faire face à ce vide est une nécessité, qu'on veuille gravir les marches du ciel ou périr en les construisant.
Cette maxime flotte plus au-dessus, chacun l'a sans doute entrevu, ou s'est perdu : "Ne crains pas les illusions, c'est déjà sur elles que reposent le monde". Suivre celui qui met en scène n'exempte pas d'être acteur ; au contraire, on a plus de chance de se trouver mêlé à ses essais. D'autant plus qu'on sait qu'on le risque.


_________________________________


Enfin, ils y étaient. Ça avait drôlement changé, depuis la dernière fois, dis donc ! S'il s'en rappelait bien, Gin avait foulé pour la première fois les marches de ce palais à ciel ouvert -mais quel ciel ?- bien des années auparavant. Maintenant, ce qui avait été autel était forteresse. Pas de doute, les engrenages s'étaient mis en place, restait le temps de mettre le mécanisme en route. Et quoi de mieux pour réussir que de mettre du cœur à l'ouvrage dès l'arrivée ? Salles comme couloirs étaient spacieuses, et l'ancien capitaine aurait bien voulu les explorer si le temps n'avait effectivement pas été au commencement des affaires. Bah ! Il aurait tout le loisir de visiter les lieux plus calmement quand les formalités seraient terminées.
Suivi de ses neuf soldats, Aizen avait posé le pied à Las Noches, pour le début d'un règne qui ne ferait que s'étendre. Son influence avait déjà été bien assise sur le Hueco Mundo, et sa base fortifiée casernait maintenant de nombreux fidèles prêts à agir. Cependant, ceux qui l'avaient suivi si bien au cours des tumultueux évènements d'hier encore avaient droit aux aussi à leur part de récompense... Fort belle il faut dire, car sous l'habile couvert du sourire du vainqueur, il s'offrirait un gage d'obéissance et un asservissement complet de ses généraux. Un triomphe suffisait-il à abandonner toute prudence ? Sûrement pas. Rester rationnel, en toute circonstance, la jubilation première passée. Une bataille était gagnée, certes, mais la guerre serait encore longue. Il fallait profiter de ce moment de courte vanité qui régnait dans le cœur des hommes pour mettre à jour les plans définis. Toute planification ne s'était pas arrêtée quand la noire bouche de la nuit avait avalée les dix traîtres et laissé là leurs méfaits.
En ce second jour dans ce sombre pays, Gin avait été appelé pour aider à la présidence d'une cérémonie longuement calculée ; Aizen, impérieux, siégeait déjà majestueusement sur le siège qu'il recevait comme dû depuis tout ce temps alors que son disciple traversait l'embrasure de la porte dérobée derrière lui, restant dans la pénombre du large mur de marbre. Actuellement, la seule présence qui venait troubler cette sérénité malveillante dans laquelle se complaisait le mentor et l'élève était celle de Tosen, à l'opposé de Gin, qui se tenait droit et fier, le visage vide d'émotion comme à l'accoutumée. Il avait troqué son vieil habit de capitaine contre un vêtement blanc plus moulant, et avait dénoué ses cheveux. Coquetterie sans doute inspirée par le devoir de se ranger et de combattre l'extravagance, afin de garder quelque contenance et crédit devant ceux qui sans doute sauteraient sur la première occasion de le railler, et sur le premier prétexte de nuire au seigneur Aizen. Pour sa part, Gin avait simplement jeté son vieux haori tâché de sang pour enfiler une tunique plus adaptée, assez semblable à son ancien habit mais relevée d'un col bien utile pour dissimuler adroitement ses sourires, ce qui lui donnait un aire de profonde hypocrisie bien plus affiché que jusqu'alors. De son côté, Aizen devait avoir fait de même, mais assi sur son trône et de dos, on ne pouvait que le deviner. Quoiqu'il en fut, l'habillement du grand homme n'impressionnait pas autant que le calme qu'il affectait à présent, si peu de temps après sa victoire, comme si sa jubilation eut disparue. Son masque s'était bel et bien recréé, bien qu'écarté un instant ; leurrer était un art dont il était maitre, ou manipuler, plutôt, puisque ce terme correspondait mieux à sa position. Manipuler ? Non. Gouverner et diriger, de son esprit habile et par sa force titanesque, trop déguisée que pour être ignorée. Si l'on voulait s'opposer à lui, on ne pouvait oser s'y risquer. Quel impasse pour de malheureux rebelles ! Gin sourit. Il avança vers le trône et posa une main légère sur le dossier froid.


-"Ah, capitaine Aizen, quelle est la suite ? J'ai bien convoqué tout le monde ici, j'espère qu'ils ne se perdront pas en chemin... Il faut dire que c'est un vrai dédale !~"

Il jeta un œil vers le lointain bout du couloir qui s'étendait devant eux. Des pas résonnait lourdement sur le carrelage noirâtre et brillant, amplifié par le silence latent et la forme des plafond en voûte. Les premiers arrivaient, bien~bien. Ils allaient bientôt pouvoir commencer. Ichimaru recula, laissant le soin son capitaine d'apprécier de haut le spectacle de ses fidèles arrivant enfin pour quérir en guise de récompense les quelques mies de pain qu'il voudrait bien leur lancer. Quelle image dépourvue de charme, mais difficile à exprimer autrement. Ceci fit légèrement pouffer Gin tandis qu'il s'appuyait sur le mur, observant la scène de son coin d'ombre.

Spoiler:
 

_________________




ギン 市丸
Ikorose... Shinso...

Enjoy !~
I can't see trough that window...it is square, and my head is round !~


Dernière édition par Ichimaru Gin le Mer 27 Jan - 22:40, édité 1 fois
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Ulquiorra Schiffer
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Mer 27 Jan - 22:29

Le Hueco Mundo, lieu sombre et sinistre où aucune créature vivante ne pourrait vivre, sans quoi elle mourrait par manque d'eau et de nourriture... Il n'éxistait en ce monde que des âmes, des Hollows, perdurant à travers les jours, les années, les siècles, sans avoir aucune activité quelconque pouvant les divertirs, hormis s'entretuer, si tel est considéré comme divertissement. Beaucoup ne fond que manger, c'est à dire dévoré les âmes d'autres Hollows, et dormir. Les plus ambitieux essayent d'évoluer dans le stade de l'évolution en acquérant assez de puissance en absorbant assez d'âme. De temps à autre, de l'ordre d'une ou deux fois par siècle, des shinigamis en mission viennent de la soul society, l'autre monde des âmes. Alors, la banalités, l'ennuie insoutenable s'estompent, et on prend plaisir à ressentir de la douleur lors des combats, sensation rarissime dans ce monde... Cela dure quelques jours, voir quelques semaines au mieux, dans l'immensité du temps qui passe.

Cependants, ces derniers temps le Hueco Mundo s'agita. En effet, les Hollows apprirent que un certain Aizen Sosûke devint chef du monde du désert gris, détronant ainsi le Roi Barragan. Mais ce qui changea les habitudes du Hueco Mundo, ce n'est pas tant le changement de chef, ce sont les ambitions de ce nouveau dirigeant qui mit l'eau à la bouche. Ce Aizen Sosûke aurrait pour projet de rendre le Hueco Mundo maitre du monde des Humains et des Shinigamis. La caste inférieur des Hollows se joignèrent à lui sans se poser de question, tout simplement car il n'avait rien à perdre, et sans doute cela les amuseraient un peu. Les plus intelligents, le plus souvent des Vastos Lordes, n'eurent pas la même démarche. Toutefois, lorsqu'ils aprirent que leur puissance serait décuplé, grâce à un crystal appellé le Hougyoku, alors l'élite du Hueco Mundo attendirent l'arrivé de ce chef si ambitieux.

Ce jour arriva enfin. Aizen Sosûke, qui était en fait un capitaine shinigamis renégat, accompagnés de deux autres shinigamis: Gin Ichimaru et Tosen, s'installa au trône du Hueco Mundo. Certains Hollows se soulevèrent contre le fait qu'ils soient shinigamis, mais la puissance d'Aizen les fit taire. Une réunion eut lieux, où tous les habitents de Las Noches étaient conviés. Ulquiorra Schiffer, l'un des plus puissant vastos lordes de ce monde, était dans sa chambre, assis sur les rebors de son lit, regardant le mur d'en face, sans un bruit ou geste. La chambre était froide et sombre, ne laissant jaillir que les quelques rayons de pleine lune de la fenêtre orné de barreaux. L'heure de la réunion approcha. Alors Ulquiorra se leva, sortit de ses appartements, puis avança dans ce long couloir, blanc, interminable comme il y en a tant d'autre dans la forterresse de Las Noches. Ulquiorra se dit alors, tout en ayant les yeux fermés et les mains dans les poches, que peut-être ce nouveau chef allait rendre ce monde meilleur. Enfin, après une longue marche à travers les infrastructures du palais, Ulquiorra arriva dans la salle de réunion, où il vit pour la première fois Aizen Sosûke et ses deux subordonnés. Certains "esclaves" comme les appelles Ulquiorra étaient déjà présent. D'autres subordonnés, plus ou moins puissant, n'étaient pas encore là, et la réunion ne pouvait commencer sans eux. Commença l'attente. Durant ce temps de patience, Ulquiorra pu remarquer la formidable puissance que ces trois nouveaux arrivant dégagèrent, et il ne serait pas aisés de se battre avec eux. Ainsi, un semblant d'espoir, si rare, nacquit dans l'esprit d'Ulquiorra. La puissance qu'il ressentait émanait surtout d'Aizen. Si celui-ci était si fort, son ambition de rendre le monde meilleur devenait possible. Si tel était vraiment son souhait, alors Ulquiorra lui obéirait corps et âme.
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Ven 29 Jan - 3:33

Le sable à perte de vue. Encore une fois, Mazeru changeait de décors. Un nouveau paysage à apprivoiser. Née dans un milieu urbain, elle avait passée par le décors ancestral ennuyeux de Seireitei pour finir, dans un désert d'autant plus ennuyeux. Voilà donc ce que qu'était Hueco Mundo, un désert d'ennui. Heureusement, Aizen, son nouveau maître, avait tout de même préparé quelque chose de plus excitant. Peu après, Mazeru et le reste de l'armée d'Aizen pénétrèrent dans un édifice immense, tout de blanc, aux couloirs interminables et, totalement mélangés, chaotiques. Chaque membre de l'Asta, car c'est comme cela que Aizen les appelaient, avait ses quartiers, preuve que ce château était vraiment énorme, puisque qu'ils étaient 9 en tout. Puis, Mazeru fut laissée à elle même pour s'adapter à son nouvel environnement et prendre connaissance de ses quartiers. Elle se mit à courir dans les couloirs jusqu'à ce qu'elle n'ai aucunes idées de où elle étaient. Puis, elle prit le temps pour se frapper plusieurs fois. Cela l'aidait à s'habituer à cette nouvelle vie qu'elle commençait. Souvent, dans les moments où elle se faisait vraiment mal avec son zanpakutoh, elle arrivait à converser avec celui-ci. C'est ce qui se passait alors. Mazeru se retrouva à nouveau dans la grotte en compagnie de Tsukai Kon'Ran', dans son fort intérieur.

"Mazeru... Mazeru. Tu te sens sûrement comme moi. C'est loin d'être ce que nous attendions, loin du chaos que nous voulons. J'ai un mauvais pressentiment Mazeru, que va-t-il arriver ?"

"Ne t'inquiètes pas Tsukai, nous sommes ici parce que nous avons suivi Gin-Sama. Il ne nous décevra pas, contrairement, aux autres hommes, j'ai confiance en lui, alors ne t'inquiète pas. Là où Gin-Sama est, il y a le chaos."

Puis, Mazeru prit Tsukai dans ses bras, pour la réconforter. Elle comprenait son zanpakutoh. Elle aussi trouvait l'endroit ennuyeux, mais Gin-Sama ne pouvait la décevoir. C'était un des rares moments de tendresses que Mazeru avait, et elle les avait seulement avec Tsukai Kon'Ran'. Mazeru et son zanpakutoh étaient beaucoup plus que des amies, elles s'aimaient énormément. Finalement, Mazeru se retrouva à nouveau dans les couloirs, son ancien linge de shinigami presque entièrement déchiré. Elle marcha alors jusqu'à ses quartiers, qu'elle eu un peu de misère à trouver. Après environ une heure à marcher, elle y arriva. Il y avait tout ce dont elle avait besoin : une salle de bain avec une énorme douche, une chambre à coucher avec un tas de matériel de tortures de toutes sortes, une salle d'entrainement spacieuse avec des tas de blocs de granites à faire exposer, à croire que Aizen avait pu lire dans ses pensées pour lui procurer ce qu'elle avait de besoin. Elle trouva même un nouvel habit, qui convenait presque entièrement à ses goûts. Les épaules libres, les jambes ayant assez d'espaces grâce à une ouverture, un gant et une botte en cuir. Seul la couleur lui déplaisait un peu, le blanc. Cela dit, ça l'importait peu.

Mazeru prit une douche, se changea pour son nouveau linge, puis un message de Gin-Sama retentit. Il fallait se rendre à la salle de trône. Où c'était, Mazeru ne le savait pas, mais mais le message expliquait qu'ils n'avaient qu'à marcher et qu'ils se rendraient. Elle n'en était pas convaincu, mais, peu importe après tout. Elle sorti de ses quartiers en enfonçant la porte. Elle elle couru le plus rapidement possible. Elle mourrait d'hâte de voir quelque chose d'intéressant se produire, de chaotique. Tsukai Kon'Ran' aussi, elle le sentait. "Aoru, Tsukai Kon'Ran'." De son fouet, qui lui aussi brûlait de hâte, elle frappa les murs, les faisant s'effriter aux coups des explosions. Elle marcha un bon moment, elle oublia de s'intéresser au temps, trop occupée à se faire plaisir. Puis, tout d'un coup, elle arriva dans dans une grande pièce vide, avec devant elle trois hommes. L'homme aveugle, droit, derrière, Gin-Sama, accoté au mur, et son nouveau maître, assis, un regard plus que perçant. Mazeru fut paralysée, pendant un laps de temps qui sembla infini. Dans ce regard, il y avait autant la puissance que Mazeru avait besoin pour créer le chaos que quelque chose d'affreusement inquiétant. Un regard vraiment horrible. Mazeru allait devoir s'y faire, cet homme était maintenant celui à qui elle devait respect. Elle balbutina quelques excuses pour son excitement, et se rangeant sur le côté, se mordant la langue au sang pour ce calmer, le regard perçant d'Aizen la traversant...


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Udo Shintaro
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Sam 30 Jan - 17:45

Udo s'était réveillé en doucement, suant énormément, mais apparemment pas plus mal en point que lorsqu'il s'était endormi, ou disons, pour parler franchement, lorsqu'il s'était évanoui. Couché sur une table de marbre, il avait considéré doucement la pièce sombre autour de lui, laissant ses yeux s'adapter à l'obscurité, puis se levant douloureusement. Si ses blessures n'étaient pas étendues, elles étaient très handicapante, mais le jeune homme avait pris un repos assez long, semblait-il, car sa fatigue avait à moitié disparu. Il pouvait à présent tenir sur ses jambes et marcher normalement, mais il devrait sans doute attendre plusieurs jours de convalescence et d'utilisation du kido de soin pour se rétablir des blessures de ses combats successifs contre Suisen, Tanaka et les bounts. L'ex-lieutenant, dans sa cellule noire, ne doutait pas de sa position : pour ce qu'il se rappelait avoir vu avant de perdre connaissance, il se dirigeait vers le Hueco Mundo, monde qu'il connaissait partiellement via les informations qu'il avait recueilli dans sa vie au Sereitei. Mais comme jamais un shinigami n'y avait posé le pied avant eux, les visions des paivres chroniqueurs des temps jadis étaient faussée : au lieu d'un enfer de feu où les démons grouillaient, il ne voyait de sa fenêtre qu'une vaste étendue de sable à perte de vue, grise, morne, sans vie.
Loin de stimuler ses sentiments, ce désert sembla lui être comme son coeur actuellement. Il se mordit la lèvre et se raillant d'être si nostalgique alors que l'avancée de ses plans venait de faire un bond. Ses plans ?! ... Udo soupira. Non, il l'avait compris. Il l'avait vu et revu maintes fois en songe, ce moment fatidique, l'instant où il avait perdu. Dans leur jeu d'échec, Aizen avait gagné de sa main désinvolte, alors qu'il s'était appliqué au mieux. Il lui reconnaissait certainement sa supériorité, mais cela lui faisait mal de l'accepter. Quoi ! Il avait toujours été le noble, l'aristocrate, celui qui dépassait de par son rang et sa puissance ceux qui se devaient de plier l'échine devant lui. Mais ici, plus rien ne comptait. Il était l'égal de ces marionnettes qui avaient fui avec Aizen. Il était un instrument, à présent, en était bien conscient, et n'y pouvait plus rien, ça précieuse vie dépendait de son obéissance. Pourtant, il s'accrochait à l'idée que tout n'était pas perdu pour lui, que son âme pouvait dominer, ou le pourrait un jour. Le temps n'était plus aux remords, il avait accepté son sort, après toutes ces heures de léthargie.
Sortant de sa réflexion et de la brume qui l'environnait en ce réveil assez brusque, il remarqua de n'être point affecté par le froid, alors que le décor lui-même semblait antithèse de la chaleur, et que les vêtements qu'il portait n'étaient plus que des guenilles, vestige de son antique kimono de nécromancien. Il avait abandonné en Soul Society les marques distinctives de son clan, et, dernier chef de la famille Udo, il avait condamné ses gens, mais qu'importait ! Leur vie n'avait pas une once d'importance à ses yeux égoïstes, seul comptait son état actuel.

Il se déshabilla rapidement et se regarda dans un miroir posé non loin de là. Une note y était accrochée, signée d'une main adroite, lui intimant de se rendre très bientôt dans la salle du trône. S'il ne savait pas où il se trouvait exactement dans le grand palais dont il avait rêvé, il ne s'en souciait pas, plus occupé à renouveler les bandages sur ses plaies encore fraîches. Il ouvrit une grande garde robe renforcée de battants de pierre sombre, et en sortit un vêtement blanc et clair, comme si l'on avait passé une éponge sur ses crimes et sa vie fourbe. Ces symboles le firent sourire, mais il n'eut pas l'esprit de les démentir. Il trouva non loin de son lit de fortune son zanpakuto, l'éventail d'acier peint, éveillé comme à l'accoutumée, brillant comme la lune qui s'y reflétait. L'air soudain grave, sachant qu'il aurait bientôt à se confronter aux larves si soumises à Aizen et à ce dernier même, il poussa la porte de sa chambre et observa le couloir vide. Il y avait ici plus de lumière, mais le silence était encore plus pesant dans ce lieu où intimité n'existait pas ; Udo se sentait épié de tous côtés. Affectant son habituel air dédaigneux, il s'avança au hasard des virages, pour arriver finalement, au bout de quelques minutes impatientes de marche, à une grande salle qui se terminait par un promontoire de pierre blanche, sur lequel se dressait un trône majestueux. Udo grimaça de mépris en regardant vaguement l'homme qui y était assis, mais baissa le regard rapidement et emboita le pas à la jeune femme devant lui, arrivée un instant plus tôt. tandis qu'il s'approchait de sa marche faussement humble, il réfléchissait à une manière de témoigner sa heuteur aux autres et sa haine à Aizen tout en restant digne et en prenant l'air le plus insolent possible.
Alors qu'il était perdu dans ses viles pensées, la jeune femme devant lui, Mazeru Kuro s'y se rappelait bien de son nom (il avait l'avantage ici, connaissant les habitudes de tout le monde au Sereitei, ainsi que les noms de chacun, grâce à ses recherches au fil des cinquante dernière années), fouetta l'air de son zanpakuto, déchirant les murs dans leur longueur et y laissant des marques peu esthétiques. Udo fit une moue énervée : voila encore un de ces êtres friands de violence et ne se battant que par la motivation du désordre, par un besoin sadique de faire le mal. Bien que cette idée ne le rebuta pas autant qu'elle aurait dû, Udo avait en horreur les gens qui agissaient sans ambition, dans le seul but de satisfaire leurs pulsions : ils étaient imprévisibles, dangereux et difficiles à manipuler. Tout cela ne lui donna pas donc de la jeune Kuro une première impression flatteuse. Il l'oublia sur le champ pour se concentrer sur un personnage qu'il venait d'apercevoir : un hollow étrange, duquel émanait une pression spirituelle énorme, se tenait devant Aizen. Il n'avait pas ouvert la bouche depuis l'arrivée d'Udo, qui avait été masqué du reste par les élans fous de Kuro.

L'ex-lieutenant jeta un œil sur les hommes du Seigneur de Las Noches. Ni le taciturne Tosen ni l'hypocrite Ichimaru ne lui prêtaient attention. En d'autres circonstances, être ignoré lui aurait inspiré tellement de rage qu'il en aurait été courroucé et, piqué, n'aurait pas retenu son pouvoir, mais en cet instant, il savait que son orgueil serait très mal placé et qu'il jouait sa vie, et ses intérêts personnels. Il alla s'adosser au mur, discrètement et silencieusement, les yeux rivés sur le couloir principal, d'où les suivants allaient arriver. Il fallait absolument étudier ceux qu'il ne connaissait pas, ses ambitions en dépendaient. Ce manque de préparation et de puissance qui l'avait déclaré perdant à la Soul Society, il le pallierait et gagnerait la revanche. Il en avait décidé ainsi, et tel serait fait, sinon il mourrait.
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Dim 31 Jan - 20:10

Face à lui s'étendaient les immensités désertiques de l'Hueco Mundo, à perte de vue, mer de sable fin parcourue régulièrement de quelques courants d'air peu violents donnant un semblant d'animation à ce paysage si morne.
Cet univers, dont les affres et la laideur avaient été maintes et maintes fois rabâchées aux oreilles vierges des étudiants de l'Académie, les endoctrinant petit-à-petit dans une haine presque viscérale des Hollows, se trouvait en fait n'être aucunement en rapport avec l'enfer incandescent, antre des pires démons et des plus terribles bêtes, sans foi ni loi, décris par les instructeurs de la Soul Society.
Ces vastes plaines ensablée et blanches, en contraste parfait avec le ciel chargé de noir et de gris et sans lumière, parsemées ça et là de quelques arbustes morts, étaient même calmes, presque reposantes, fauve feignant le sommeil pour mieux perdre et abattre ses victimes.....
L'âme même, à la vue de ce vide infini, s'enlisait dans ses pensées et ses réflexions, pour finalement causer la perte de toute conscience.
Oui, vraiment, c'était là un environnement de toute beauté pour Suisen...

Voilà donc ce que serait la "base arrière" de la révolution en marche...
Le shinigami, les yeux fixés à l'horizon, l'air fermé et froid, vêtu de son nouvel habit : un grand et large manteau blanc muni d'un haut col remontant jusqu'au menton, couvrant un kimono tout aussi immaculé et éclatant, en avait presque oublié qu'on lui avait fait porté, durant son sommeil, une lettre, lui intimant l'ordre de se rendre dans les plus brefs délais dans la grande salle du trône, qu'ils avaient rapidement traversée lors de leur arrivée.
C'est ainsi que, muni du communiqué, plié en quatre, Suisen sorti de sa cellule au plafond et au dalles noirs, murée de blanc, pour se rendre à l'endroit du rendez-vous.

Ce palais était un vrai dédale, dédale dont Suisen, à peine arrivé la veille, était encore loin d'en maîtriser le plan.
C'est ainsi que, ce qui, pour un habitué, devait durer à peine plus d'une dizaine de minutes, l'ex-lieutenant se perdit durant presque une heure dans ce labyrinthe de murs blancs et sobres, sans fantaisie, majestueux de par ses dimensions et son silence.
Finalement, après être tombé, par hasard, sur une longue allée bordée de hautes colonnades, qu'il avait alors immédiatement reconnu comme étant l'endroit par lequel, la veille, le groupe de renégats, blessés et épuisés de leurs combats encore tout récents, avait traversé, dirigé par le trio presque surnaturel vu leur état parfait après de si rudes combats, et, au final, était passé, l'espace d'une seconde, dans la salle du trône.

Et effectivement,le grand siège, en bout de salle, sur une estrade légèrement en hauteur, était là, dominant de par sa sobriété, ses traits simples et froids, carrés et austères, le reste de la pièce, vide, et aux mêmes couleurs que le reste du gigantesque palais.
Sur le côté, respectivement à gauche et à droite du trône, droit et fidèles à leur habitudes, se tenaient Tôsen Kaname et Gin Ichimaru, le premier les traits gelés par une justice imposée trop brutalement, refermé à tout contact, et l'autre, les mains dans le dos, les yeux plissés à tel point qu'on ne les remarquaient plus, le visage barré d'un large sourire narquois et hypocrite empêchant quiquonque de censé de faire confiance en un être pareil.
Plus sur la droite, Suisen remarqua deux autres silhouettes : la première, à genoux en signe de profond respect, était celle d'une jeune fille armée d'un fouet, et le visage caché depar sa posture. La deuxième, Sora la connaissait bien : il s'agissait là de Udo Shintaro, ex-vice-capitaine de la Division Kidô du Gotei 13, et membre éminent d'une famille de haute noblesse, que Suisen avait dû punir pour sa suffisance injustifiée et son intolérable mépris pour les idéaux du jeune renégat.
En avant, un peu à l'écart, était aussi un être bien étrange, au visage d'albâtre et aux cheveux de jets, les mains dans les poches et, chose pour le moins intrigante, une sorte de fragment d'os à corne apparemment figé sur le haut de son crâne.

Et enfin, trônant tel un dieu, les deux bras allongés sur les accoudoirs de son fauteuil, les cheveux tirés en arrière, ne laissant plus qu'une fine mèche brune traverser son front derrière lequel le monde était déjà joué, Aizen était là, écrasant de par sa simple présence, son divin visage harmonieux et rayonnant entre tous les vilains souillés de boue qui le servaient semblant plutot satisfait, comme l'indiquait son léger sourire.
A la vue de son Ange rédempteur et tout-puissant, les jambes de Suisen commencèrent à trembles et, toutes forces l'abandonnant, comme écrasé par la prestance de son maître, il tomba à genoux devant Aizen, et rtesta ainsi de longues secondes, avant de, petit-à-petit, reprendre ses esprits et, au final, réussir à se relever.
Tout le monde le regardait, mais ce n'était pas important. Ce qui l'était, c'était qu'à présent, il allait enfin pouvoir servir sa cause comme il l'avait toujours voulu ; de la pointe de son épée, il trancherait les maux et rétablirait l'ancien Âge d'Or décrit dans les mythes.

Il s'installa dans un coin, non loin de ses deux confrères, mais le plus distants possibles de Udo, avec qui il se sentait d'ores et déjà en rivalité sur tous les points...


HRP : Vraiment désolé de ce retard, je dois avouer que je n'étais vraiment ni inspiré, ni assez courageux pour poster cette semaine...
En espérant de pas avoir trop ralenti le sujet Wink


Dernière édition par Suisen Sora le Sam 6 Fév - 21:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Mer 3 Fév - 21:29

"Gaki-do." murmura Koshiko pour elle-même, regardant la mer de dunes en contrebas d'un air morne. C'était ainsi que les mortels nommaient ce monde, autrefois. Du moins le supposait-elle, d'après les légendes vagues et rarement concordantes qu'elle avait pu entendre. Gaki-do, le royaume des morts affamés, un monde de châtiment pour ceux qui auraient passé leur existence consumés par l'égoïsme et le déshonneur. Devenus gaki, ils ne vivraient que pour se nourrir, pour consommer jusqu'à ce que leur faim soit apaisée et qu'ils puissent accéder à une existence moins douloureuse.
Gaki-do pour les humains, Hueco Mundo pour les esprits, gaki, hollow ... Certes, les humains avaient de ce monde une vision erronée, déformée par leur faible entendement et leurs superstitions, mais la ressemblance était trop frappante pour n'être qu'une coïncidence. Il était par ailleurs amusant de constater à quel point, malgré la fragilité de leurs corps et la faiblesse de leurs âmes la plupart du temps dénuées de pouvoir, les mortels pouvaient avoir de ce monde une vision bien plus juste que les shinigami, qui le dépeignaient tel un enfer de lave et de chaos bien éloigné du calme et de la tranquillité qu'elle avait sous ses yeux. Cela signifiait-il que des humains auraient pénétré dans ce monde et en seraient revenus ? Peu vraisemblable, car si il y avait bien une chose authentique dans leurs légendes, c'est la fin dévorante des hollows. Aucun humain n'aurait pu survivre plus de quelques secondes dans ce milieu hostile.
Quel que soit son nom, ce monde était son nouveau foyer. Ou plutôt son domicile, la notion de foyer impliquant une idée d'attachement affectif à un lieu, chose dont Koshiko était totalement incapable. Néanmoins, elle se sentait bien ici. Aussi étrange que ça puisse paraitre, l'austérité et la sérénité de Las Noches et du Hueco Mundo en général contrastaient agréablement avec l'ostentation du Seireitei et le désordre grouillant du Rukongai. Certes, il y avait les hollows, créatures dénuées de toute notion de discipline et de loyauté, sauvages et bestiales. Mais, justement, Koshiko les considérait comme de simples bêtes. Or, pourquoi reprocher à un animal de se comporter en temps que tel ? Certes, elle les avait chassés sans pitié alors qu'elle était à la Soul Society, car ils étaient nuisibles à cette faction qu'elle protégeait alors. Mais à présent qu'elle était au service du seigneur Aizen, leur sort lui importait peu. Elle savait que son maitre les voyait comme des pions utiles sur son échiquier, qu'il pourrait sacrifier ou jeter en temps voulu, lorsque leur tâche serait terminée. Si il fallait en passer par là pour qu'il atteigne ses objectifs, peu lui importait d'avoir à côtoyer ces monstres.
Elle n'était d'ailleurs pas assez naïve pour penser qu'il n'en allait pas de même pour elle, elle était parfaitement consciente qu'elle pouvait elle aussi être jetée comme un détritus si le seigneur Aizen jugeait cela nécessaire, ou même simplement utile. Cependant, elle n'en éprouvait aucune gêne. Elle avait déjà offert sa vie, son honneur et sa loyauté au seigneur Aizen, à lui à présent d'en disposer comme il l'entendait.

Koshiko s'éloigna de la fenêtre. ça ne lui ressemblait pas de se perdre ainsi dans ses pensées alors qu'elle devait se rendre à une réunion importante. La ponctualité était pour elle la première marque de respect.
Alors qu'elle traversait les couloirs tranquilles et rectilignes de Las Noches, elle entreprit de détailler son nouvel uniforme. Entièrement blanc, il était constitué d'un haut qui ne couvrait que sa poitrine, de gants remontant jusqu'aux coudes et d'un pantalon serré à la taille qui allait en s'élargissant à partir des genoux pour former ce qu'on appelait, à ce qu'elle avait compris, des 'pattes d'éléphant'. Elle avait en premier lieu été un peu dubitative, mais il s'était finalement avéré que le vêtement ne gênait en rien ses mouvements, contrairement à ce qu'elle avait pu penser de prime abord. Elle avait exécuté quelques kata pour s'en assurer et s'était vite aperçue qu'elle pouvait sans problème courir, frapper ou effectuer toute sorte d'acrobatie dans cet accoutrement sans être gênée outre mesure. Quant au désir qu'elle pouvait, habillée ainsi, susciter chez les hommes, elle n'en tirait ni plaisir ni gêne. Tout au plus cela pouvait-il aider à manipuler un esprit faible ...
Ces considérations pratiques furent soudain interrompues lorsqu'une furie traversa le couloir transversal en riant comme une démente, faisant exploser les murs sur son passage à l'aide de son fouet.
Kuro Mazeru, une de ses 'camarade' désormais. L'asta se demanda comment une femme aussi chaotique avait pu attirer l'attention de son seigneur et maitre, mais se convainquit que quelle que soit son opinion à ce sujet, elle n'avait pas à discuter ses décisions. Elle suivit donc les couloirs démolis en gardant en elle tout son dédain et son mépris, et arriva finalement dans la salle du trône, vaste et solennelle, dans laquelle siégeait Aizen-sama dans toute sa splendeur, encadré de ses deux plus fidèles lieutenants. Elle remarqua également tout en allant se ranger à sa place un étrange hollow aux yeux verts et ailes de chauve-souris, en avance sur l'horaire, puis s'immobilisa et attendit. Les autres ne devraient plus tarder.


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Kondo Ginji
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Ven 5 Fév - 13:13

Tout au long du chemin, la brume avait commencé à se dissiper. Ce qui état rosée du matin et flous obscurs devenait clair et sombre à la fois, moins vivace mais plus net. Ce sentiment paradoxal se propageait à mesure qu'il marchait dans l'esprit du jeune Kondo Ginji. Pourtant, jusqu'alors, il n'avait plus fait attention qu'à son environnement, et cela le rassurait un peu, car il avait l'impression - peut-être trompeuse - que ses démons intérieurs commençaient à se dissiper, dilués dans ce milieu noirâtre sans vie. Cela ne suffisait pas à apporter joie et bonheur au shinigami, mais cela l'empêchait de sombrer dans son désespoir le plus profond alors qu'à présent ses dernières assises lui avaient été enlevées : il était ici, dans ce désert mort, sans nulle cachette, en un lieu hostile, abandonné par tous les alliés qu'il avait eu jusqu'alors, les vrais, son arme et Gazella. Si son zanpakuto l'avait laissé errer en solitaire toutes ces années, le hollow n'avait pas manqué une occasion de tourmenter son hôte, et son silence était inquiétant, d'autant plus qu'il semblait s'être propagé au reste de la troupe réunie. Ils avaient marché longuement, mais Ginji n'avait pas une fois levé les yeux du sol, trop effarouché que pour risquer un regard qui ne pouvait assurément ne lui attirer que des ennuis. Il reconnaissait parmi ceux qui avançaient autour de lui les capitaines Aizen, Ichimaru et Tosen, ceux à qui il avait prêté allégeance sans le savoir, tissant des liens serré autour de sa propre vie depuis la décision qu'il avait prise de vivre dans le secret. Les autres combattants à ses côtés lui étaient tous inconnus, sauf le lieutenant Tanaka, ancien camarade de la onzième division... Quelle bêtise ! Si Ginji avait su que lui aussi était de mèche avec les traitres, peut-être ne se serait-il pas compromis en entrant dans le central 46 pour implorer la clémence des juges. Peut-être aurait-il pu garder son secret... Et ne pas être ici. Oui, SI il l'avait su. Mais avec des "si", disait-on, on peut mettre le Sereitei en bouteille.
Ginji sourit amèrement. La tristesse et la peur qu'il avait pu ressentir avaient laissé place à un questionnement plus profond. Arrivé à Las Noches, il n'avait d'ailleurs participé à aucune réunion, enfermé dans sa chambre, tentant en vain de contacter son sabre pour le réveiller de sa léthargie. Gazella, de temps à autres, laissait passer un grognement, ce qui rassurait le jeune homme et lui faisait garder espoir. Peut-être son ami le hollow le savait-il ? Au troisième jour, Kondo, exténué et lassé de ses essais vains, sortit enfin de son antre noire. Il déambula pendant plusieurs heures dans les couloirs blancs du grand palais édifié à la gloire d'Aizen, sans jamais rencontrer quiconque. Finalement, au détour d'un couloir, il surprit quatre des ses compagnons avançant. Les murs du boyau de pierre paraissaient avoir été maltraités violemment, pour une obscure raison. Ginji nota les visages des différentes silhouettes présentes : il aurait pu les reconnaitre, sans doute, s'il n'avait passé sa vie à se terrer, caché des puissants shinigamis afin de n'être découvert. Il avait eu certes de bonnes relations avec ses hommes au sein de sa propre division, mais le contact des officiers l'avait toujours horrifié. Il ne connaissait personne, mais les expressions de chacun des personnages lui dirent tout de suite à quoi il pouvait s'en tenir. Une jeune femme, non loin de lui, gardait un visage interdit et un silence de marbre. En face d'elle, un autre soldat était adossé au mur, le regard empreint d'un mépris non voilé pour tout ce qui le rencontrait, qui fixait le troisième individu avec une haine non voilée. Celui-là semblait de loin le moins repoussant dans ses attitudes, d'un aspect un peu moins froid que les autres, et Ginji s'approcha doucement de lui tout en gardant ses distances, de peur de le brusquer. En réalité, il aurait bien voulu engager quelque contact, mais l'angoisse plus que la timidité lui intimait de faire preuve de prudence. Sur ses gardes, il remarqua que la dernière des ombres devait être la cause des marques dans les murs, car elle brandissait un fouet sifflant. De dos, Ginji ne put pas apercevoir son visage, mais le regard sévère du seigneur Aizen devant eux, qui venait de paraitre, en disait long sur l'idée qu'il devait avoir du comportement de la jeune femme.
Comme ce dernier faisait justement son entrée, avec à ses côtés ses lieutenants fidèles, Ginji se baissait avec empressement, respectueusement et gauchement. Il tremblait légèrement, mais masqua son trouble après plusieurs profondes respirations. La sensation du reiatsu de cet homme était à vrai dire, et décidément, très difficile à supporter, surtout pour homme tel que lui. Après ce salut empressé, l'ex-quatrième siège recula de quelques pas et s'immobilisa. Si tous étaient ici, en présence du seigneur Aizen, c'est que quelque chose allait se produire. Ginji n'avait en vérité aucune idée de ce qui allait se passer, mais resta droit. La réponse lui viendrait vite, assurément.
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Hijikata Gentatsu
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Sam 13 Fév - 15:53

La noirceur du ciel n'était en rien éclairée par le lune pâle qui le trouait, et le morne gris des dunes et des arbres morts qui figuraient le paysage de ce monde désert semblait n'avoir jamais connu vie ou émotions. Étrangement, il n'évoqua pas à Gentatsu d'autres sentiments que ceux qu'il avait ressenti en s'engouffrant dans la noir porte de ce néant : s'il n'était pas mu par ce spectacle de mort et de silence éternel, c'est parce que son esprit n'acceptait maintenant plus qu'un vide chaotique, une messe de ténèbres denses convergeant vers un unique flambeau. Afin de ne pas s'écarter du chemin que traçait son maitre vers sa propre gloire et dans son intérêt, Hijikata le suivait de près, sans trop s'approcher cependant, gardant une distance respectueuse entre le serviteur fidèle qu'il pensait être et le Roi attendant son couronnement. Au delà des trois silhouettes devant les yeux du primiera, le plan ondulé et monotone de ces étendues sablonneuses était traversé d'une forme massive de pierre froide, qui surplombait l'horizon comme un géant endormi. Leur voyage touchait à sa fin, les voici qui arrivaient en ce lieu de grande vertu où l'on introniserait le Seigneur Aizen, préparant les plans qui poseraient des bases solides et grandioses au monde nouveau sur lequel règnerait le Dieu d'Hijikata. Le samouraï jeta un rapide coup d'oeil à ses compagnons, sans pourtant les regarder vraiment : tous suivaient tant bien que mal. Le primiera releva le corps inanimé d'un de ses nouveaux alliés, qu'il portait sur ses épaules, en grognant un peu, puis emboita le pas aux autres.

Il avait attendu longuement ; le Seigneur Aizen préparait ses affaires, et tout le monde était devenu invisible. Pour sa part, Hijikata n'avait pas lieu de patienter ni même de méditer, il en avait eu bien le temps durant leur marche muette à travers le désert. Ces réflexions n'avaient fait que finaliser ses impressions et optimiser ses idées sur les choses du monde, chasser le brouillard de son esprit. Néanmoins, si les vagues floues avait déserté sa tête, le crépuscule pas, et il ne s'en tenait qu'à sa résolution première. Il devait aider, donner toute sa force dans l'entreprise majestueuse de dresser à sa juste place celui qui régentait déjà sur un monde entier,e t qui pouvait se targuer d'en avoir manipulé un autre, avec moins de suffisance et plus de prudence, il est vrai, mais d'une manière tout aussi habile et recherchée, qui ne faisait qu'apporter force respect à ce personnage hors normes, divin. Hijikata ne s'inquiétait pas de tomber dans une sorte de fanatisme extrême, et tout acte qu'il entreprenait était justifié à ses yeux comme ce qui le faisait avancer vers son propre but. Plus d'hésitation.
Il s'engageait à présent dans le long couloir pavé de marbre qui menait à la salle du trône, suivant la convocation tant attendue qu'il avait accueilli avec un certain contentement après ces quelques jours à errer sans but dans les couloirs du grand édifice qu'ils appelaient Las Noches. Les Nuits. Il en passerait beaucoup ici, éveillé ou endormi, toujours aux aguets cependant, sous le ciel sombre et figé. Pour l'heure, il se centralisait sur l'action qu'il lui manquait un peu, quoiqu'il ne fut pas très porté vers l'empressement, à moins que des troubles inattendus ne viennent accabler son cœur de maux plus grands que ceux qu'il avait pu enfouir profond en ses entrailles, à défaut de pouvoir les chasser. Il posa un pied dans la salle prime du dôme, se présentant humblement en dessous du trône poli de blanc, baissant la tête avec respect vers son Seigneur, en dépassant ses compagnons déjà arrivé sans leur adresser un seul regard.

Ensuite, Hijikata avisa les murs déchirés de la salle. Comment l'oeuvre de ce palais avait-elle pu être mutilée comme cela ? Des ennemis, déjà ? Cela semblait improbable. La seule explication que put se trouver le Primiera fut que la silhouette derrière lui, une jeune femme brandissant un fouet d'un air impertinent, était bien la cause de ce dérangement inesthétique et inutile. Hijikata n'avait pas de certitude quant à sa culpabilité ni quant à ce qu'il convenait de faire à l'instant, et il l'ignora donc stoïquement, posant un genou en terre et fixant le sol de ses yeux à demi-fermés. Il ressentait les pulsions de chacun des renégats derrière lui, s'en imprégnait : ils n'était pas de la même sorte que le Seigneur Aizen, pas de la même espèce que lui. Il se garda cependant de les juger outre mesure, n'en ayant ni l'envie ni le droit, selon sa position et son bon sens.


"-Hijikata Gentatsu, à vos ordres, seigneur." dit-il simplement, toujours statique dans sa posture respectueuse.

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Hayato Tanaka
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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Dim 21 Fév - 0:17

En venant dans cette sombre dimension, Hayato avait gagné plusieurs choses. Il avait gagné du temps, premièrement. Car Hayato avait un rêve, aussi banal qu'il soit, et c'était de devenir fort, plus fort, le plus fort. Il avait aussi gagné confiance en lui, désormais libéré du carcan hiérarchique de la Soul Society. Mais il avait perdu aussi; perdu des repères. Car ici, le temps ne faisait pas exception, lui aussi était mort. Quelle heure était-il? Quel jour? Faisait-il nuit? Combien de temps avait-il passé à fixer l'horizon sans bouger ni parler, ou bien à entailler sans relâche les murs de ce fort, comme s'ils avaient tué sa famille entière?
Hayato n'avait pas de réponse à toutes ces questions, et s'en honnêtement, il s'en fichait. Il avait du mal à se faire à ces nouveaux lieux. En un sens, le Seireitei lui manquait. Non, pas le Seireitei, la Soul Society. Ce monde là, lui, avait des repères, qui faisaient qu'Hayato se sentait vivant. Il s'ennuyait à mourir ici, personne à commander, hormis les larbins d'Aizen, d'étranges Hollows qui, en ayant brisé leur masques, avaient pris forme quasi-humaine. Et encore, eux étaient hagards, sans réel caractère. Mais l'heure n'était pas à la nostalgie, et Hayato avait quitté l'armée Shinigami pour profiter d'un nouveau départ, il n'allait pas tout gâcher à ressasser le passé.
On l'avait convoqué de toute urgence alors qu'il s'entraînait dans une salle désormais en ruines, et une fois qu'il eut décidé de faire une pause, il décida qu'il pouvait aller jeter un oeil à cette affaire qui semblait importante, à en juger le ton insistant du missionnaire.
Ce château était immense, rien que blanc et noir, impossible d'y avoir le moindre repère de couleur, ou de forme. On aurait dit que chaque salle était la jumelle de la précédente. Hayato, après une bonne demi-heure d'errance qui le frustra légèrement, arriva à un endroit qu'il supposa être le point de rendez-vous, à en juger la présence de plusieurs personnes.
Il y avait plusieurs Shinigamis qu'il avait rencontré à la Soul Society, mais pour la plupart, il ignorait ou avait oublié leurs noms. Peu importe. Il y avait aussi un homme plutôt étrange, la peau blafarde, les yeux émeraude soulignés par d'épaisses marques noires sous les yeux. La peau de cet homme était si blanche qu'on aurait pu la confondre avec ce manteau de couleur semblable. Hayato ne le connaissait pas, et ne voulait pas le connaître, il n'y gagnerait rien.


" Grumpf . "

Fit-il peu après avoir fait claquer la porte d'un brutal coup de pied, comme pour annoncer son arrivée. Alors qu'il avait inspecté la salle du regard, il se grattait frénétiquement le menton, menton qu'il n'avait pas pu raser depuis qu'il avait dit adieu au Seireitei. Il n'avait pas eu le choix, et une semaine après sa défection, ce menton présentait, avec la mâchoire inférieure toute entière, une bonne grosse barbe qui accentuait cet air bourru qu'il avait, en plus d'une négligence certaine. Il ne put s'empêcher de s'approcher d'un bon ami, Udo Shintaro. Leur première mission en commun avait été un véritable plaisir pour Hayato, qui avait pris part à une petite course fort distrayante. Notre cher asocial s'arrêta à quelques pas du nécromancien, et, sans prendre une allure quelconque, fixa la tignasse rousse qui masquait les yeux du sorcier. Cela dura une bonne dizaine de secondes, pendant laquelle Hayato ne bougeait plus, ne semblait même plus respirer, occupé à fixer son "camarade" d'un regard vide, plus neutre que neutre. Une fois ceci fait, il se remit en chemin, s'assit sur une chaise, pour poser ses pieds sur la table, dans l'irrespect le plus total, et sans même s'assurer qu'Aizen ou bien Gin étaient là .

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MessageSujet: Re: Grandir, c'est tomber plus bas encore   Dim 21 Fév - 22:33

Les yeux mi-clos, un sourire accroché au creux des lèvres, il regardait. Seules ses pupilles s'égayaient lentement au rythme des arrivées de ceux qu'il avait convoqué, mais rien d'autre ne troublait la douce quiétude des lieux. Immobile sur son trône de marbre d'une blancheur qui s'accordait parfaitement avec celle de sa tunique fraîchement enfilée, les traits du visage figés, il semblait se fondre dans la pierre, et peu à peu se transformer en un être de minéral brillant et resplendissant ; une statue à l'effigie de la victoire, de la force et de la sérénité. Un coude replié, il avait posé sa tête sur ses phalanges et une mèche retombait avec insolence au-dessus de son sourcil. La lumière bleutée - et très tamisée - ambiante donnait l'impression de s'infiltrer cruellement entre les os et instantanément les geler ; mais les convives d'Aizen ne semblaient pas s'en soucier. Ils regardaient leur nouveau maître et seigneur avec insistance, comme si cette vision les paralysaient : et pour cause. L'autorité et la prestance ne se gagnaient pas. Elles nous étaient offertes dès la naissance ou bien l'on en était privé pour toujours. Les seules choses qui pouvaient être acquises en ce monde étaient le pouvoir et la connaissance. Le corps et l'esprit. Deux choses essentielles lorsque l'élévation se voulait finalité.
Il avait étudié. Attendu. Planifié. Son labeur ne s'arrêtait pas là, non : il avait encore beaucoup de travail. Une tâche que lui seul se targuait de pouvoir accomplir. les faibles et les ignorants seraient laissés sur le bords de la route : Aizen ouvrirait le chemin, et ceux qui n'auraient pas assez de souffle pour le suivre tomberont dans l'oubli, sans marquer au fer rouge leur nom dans l'histoire de la vie.
Qu'il en soit ainsi.

L'existence est cruelle ; et seuls ceux qui ont la gabarit d'avancer sans se retourner vivrons et règnerons.

Aizen scruta la grande salle ovale - en bougeant uniquement les yeux, conservant sa joue posée sur ses doigts pliés - et constata que la salle se remplissait petit à petit. Plusieurs Asta vinrent le saluer en s'inclinant plus bas qu'ils ne l'avaient jamais fait pour Le Capitaine-Commandant Yamamoto Genryuusai Shigekuni, et Aizen se félicita d'une telle fidélité si tôt dans ses plans. Le Roi Félon se devait de pouvoir faire confiance à certains, alors que d'autres n'étaient là uniquement que pour la force de leurs bras. Les marques d'irrespect - comme celle dont Hayato Tanaka fit preuve en s'asseyant - ne gênaient pas Aizen le moins du monde. Au lieu de discréditer le Maître des lieux, Aizen lui-même, ces piques insolentes portaient préjudice à celui qui les commettait. Voyant Tôsen s'avancer, prêt à dégainer pour absoudre le malheureux, Aizen lui intima d'un regard de n'en rien faire. Il se doutait que certains - déjà très fidèles - se permettraient de remettre Hayato en place, une fois sortit de la salle de "conférence". Il se contenta de regarder l'ancien lieutenant, et lui exprima un désintérêt total. Ledit désintérêt était souvent la pire chose que l'on pouvait offrir aux provocateurs, toujours en quêtes de réactions d'autrui...

Tout le monde étant arrivé, l'ancien Capitaine de la Cinquième Division laissa planer un lourd silence. Ce moment muet les rendraient bien plus prompt à écouter attentivement ce qui allait suivre. Puis Aizen quitta enfin sa noire immobilité silencieuse, et d'un geste, proposa aux Asta encore debout de s'asseoir. Lui se leva. Debout sur son promontoire de granit poli, il dépassait d'un bon mètre Gin et Tôsen, un peu en retrait derrière lui.
Sans pour autant faire dans le théâtral, le Seigneur de Las Noches ouvrit les bras, et d'un sourire paternel, commença son discours.


—— Bienvenue à tous. Cette demeure est maintenant la vôtre. Vous avez pris connaissance de vos quartiers respectifs qui je l'espère seront selon vos aises.
>> Il y a bien longtemps de cela, j'ai compris une chose fondamentalement essentielle à la compréhension de la vie. L'existence de tout être, qu'il soit humain ou esprit, vivant ou mort, est son futur. Non son passé. Quoi que vous ayez pu dire, ou faire, dans vos vies respectives antérieures, ne sera jamais plus qu'une base apte à être remodelée selon vos convenances. Un principe fondateur, qui peut s'appliquer en outre à une société dans le sens plus général du terme.
La Soul Society n'a pas comprit ce précepte. Au fur et à mesure qu'elle avançait dans l'histoire, elle s'est embourbée en s'accrochant à des notions qui de leurs temps avaient grâce aux yeux des gens. Mais les gens changent, les sociétés également, et avec eux les contextes se modifient et évoluent. Ces notions sont maintenant révolues. Elles entraînent avec elles les faibles d'esprit et les contraints à se limiter.
>> Ceci n'est pas pour leur propre bien, mais dans l'unique optique de garder un contrôle absolu sur leurs existences. Priver l'individu de sa liberté est un crime. La Soul Society est coupable de trahison envers l'humanité, et j'entends bien punir ces tyrans. Je n'ai demandé à personne de me suivre. Vous êtes ici parce que vous l'avez choisit.
>> la liberté de l'individu autorise le choix. Vous poursuivez chacun un but, et c'est la simple raison de votre présence en ces lieux. Mais nous devons œuvrer ensemble pour notre salut. Les faibles choisissent souvent les solutions les plus simples, car elles sont rassurantes. Je ne choisit pas cette voie.


Aizen descendit de son trône, avanca quelque peu, et positionna sa main, paume vers le bas, au niveau de sa taille. Une étroite colonne jaillit du sol, faite de la même pierre que tout le reste ; et à son sommet était posé une petite boule qui scintillait faiblement dans la maigre lueur ambiante. Dès que le Roi Félon s'en approcha, le Hougyoku brilla plus fort. Et lorsqu'il le saisit, sa lumière irradia toute la salle alentours.

—— Ceci vous permettra de vous émanciper des dogmes et valeurs bancales que vous a enseigné la Soul Society et ses bâtards. Grâce à lui, vous vous élèverez à un rang redouté, crains et banni par les couards de la Soul Society. Cet artefact a le pouvoir de réveiller en vous une puissance qui sommeil depuis toujours au creux de votre esprit, tapi dans l'ombre des odieux mensonges inculqués aux Shinigamis. Vous ne devez pas avoir honte de ce pouvoir, car il fait partie de vous. Il vous aidera.

Aizen, le bras tendu en l'air, arborant la petite boule entre son pouce et son index, laissa le temps à tous de bien digérer ses propos. Puis il reposa l'Hougyoku sur son socle, qui disparut à nouveau dans le sol.
Son sourire se fit plus large ; mais personne ne le remarqua.


—— Nous pouvons dire que c'est mon cadeau de bienvenue... Vous serez sommés chacun votre tour. Ne vous pressez pas, il viendra.


Aizen retourna sur son estrade et s'assit une nouvelle fois, en véritable Maître des lieux.

—— Vous pouvez disposer.


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