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 Rêverie sérieuse... (PV Szayel)

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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Ven 23 Avr - 23:25

Ça avait été une journée plutôt banale pour moi il faut dire. Je suis allée faire les courses avec  mes petites économies, je m'étais entraînée au sabre derrière chez moi...Bref, des trucs habituels, avides de quelconque événements passionants dans ma vie. Il faut dire, je commençais vaguement à être habituée à tous ces petits gestes quotidiens de la vie. Parfois, j'aurais bien aimé moi, sortir de cette routine, parler à des gens, éviter toute cette solitude... Non pas que je ne l'aimais pas, au contraire. Le calme à travers la forêt me faisait le plus grand bien, et j'adorais l'atmosphère qui régnait en totalité autour de moi. Par contre, pour briser la routine, j'aurais bien aimé un truc différent. Je ne sais pas pourquoi mais ce qui me plaisait désormais était devenu ennuyant au fil des ans. Oui, je sais, il était temps que je m'en rende compte depuis... Je décidais cette journée là de faire comme d'habitude, même si ça ne me plaisait pas. J'allais faire une promenade en forêt, en courant un peu question de m'entraîner sur la vitesse... je soupirais un grand coup avant de ré-emprunter le chemin en direction de chez moi. À quoi bon, en fin de compte? Devenir plus forte, ça pouvait être tout sauf facile, dans mon cas. J'étais quoi, après tout,mise à part une humaine avide de tout intérêt quelconque? Parfois, je me demandais même si ma vie possédait un but précis.

Je cessais de rêvasser quand je ressentis soudainement une forte douleur à la tête. J'observais autour de moi, mais il ne semblait pas y avoir quoi que ce soit qui puisse m'affaiblir spirituellement. Je déposa ma main sur mon front, et je repris l'équilibre peu à peu. Peut-être qu'il ne s'agissait que d'un mal de tête simple et banal. J'avais tout de suite penser au pire, finalement... Probablement qu'en permanence, je tentais en fait de me convaincre peu à peu que j'étais réellement importante. Une force spirituelle comme celle-là, ce n'est pas tout le monde qui possède cet atout, mais ce m'était pas pour autant que je valais plus qu'une autre. Encore un soupir... je préférais m'arrêter de penser, et je continuais mon chemin. Rendue chez moi, je m'assied sur mon canapé. À peine avais-je eût le temps de souffler encore une fois un soupir ennuyeux, que j'étais déjà endormie dans la salle de séjour. Tout autour de moi semblait disparaître. J'oubliais même un instant que j'étais endormie. Moi, j'avais une excellente mémoire, pour tout, même pour les rêves il faut avouer. Et donc, se dessina peu à peu les lignes se résumant à former une image. La lumière fit peu à peu son entrée dans l'univers où je me trouvais, mon monde à moi. Un tintillement de lumière, une brise d'air frais, que je me retrouvais dans un pré que je n'avais jamais vu. Une colline énorme, où les arbres étaient grands et semblaient prêts à résister à tout obstacle naturel. Des herbes hautes, qui devaient m'arriver juste en bas des genoux, et une journée ensoleillée comme jamais. Par contre, c'est comme si la chaleur me semblait plus familière, et le vent savait faire compenser cette hausse soudaine de température. La première chose que je fis, c'est de grimper sur la colline, pour sentir le vent frais caresser mes cheveux courts. C'était bien la première fois qu'un rêve me paraissait aussi réel... aussi agréable. J'ouvris très grand les bras, je fermais les yeux, et je laissait traverser mon corps d'une douce brise printannière. Pourquoi ce rêve me paraissait si réel, ça, je n'en avais pas la moindre idée. Une chose est sûre, des bruits de pas aussis réalistes derrière moi, ça non plus, je n'avais jamais entendu ce genre de bruit aussi clairement.


Dernière édition par Hasu Mizuiro le Mar 17 Juin - 2:25, édité 2 fois
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Szayel Aporro Granz
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Sam 24 Avr - 2:51

Une question taraudait l'esprit de l'être le plus parfait de tous les Univers. Cela faisait déjà quelques jours que cette interrogation tournait dans son génial cerveau, mettant à mal l'ensemble des neurones du scientifique. Ce n'était pas une question à laquelle il était habitué, c'était certain. A vrai dire, il n'avait jamais eu à se la poser. Alors pourquoi cette satané question était-elle apparue ?
Cela remontait à quelques jours, ou plutôt, à leur équivalent dans le laboratoire isolé de l'Octava Espada. Tout son temps avait été utilisé dans un unique but, une unique création. Il avait fourni tant d'effort, et tout ça pour quoi ? Pour rien. Pour un saladier en métal. Car cette chose que l'esprit idéal avait enfantée, ce truc qui lui avait causé tant d'efforts, était un saladier. Bien sûr, ce n'était pas un simple saladier, il était bourré de technologie créée par le Poulpe suprême. Seulement... Malgré a supériorité incontestable dudit génie, le mécanisme lui résistait, lui posant une question tourmantante : A quoi servait-elle ?
Et cela le troublait profondément, lui qui n'avait jamais connu l'échec, encore moins par une de ses créations.

L'Espada avait beau tourner et retourner ses calculs en tous sens, il n'arrivait pas à comprendre comment fonctionnait le saladier. Cela l'irritait particulièrement, et l'obsédait, à tel point qu'il refusait d'accomplir le moindre service pour l'organisation des Arrancars. Il ne voulait que résoudre le problème de ce système qui le défiait, de son métal brillant.
Durant un moment de colère violent, il envoya encore une fois valser les papiers sur lesquels il prenait assidument des notes sur ses observations de l'inerte récipient. Sauf que, d'un mouvement trop ample, ledit récipient s'envola également. Il n'alla pas se briser sur le sol, mais atterrit malencontreusement à l'envers sur la tête de l'arrancar modifié passant par là, à savoir la brave et goûteuse Lumina. Alors, pour la première fois, l'objet réagit. Sa forme se modifia, de telle sorte qu'il s'adapte parfaitement au contour du crâne de la pauvre bestiole, qui s'effondra aussitôt, évanouie.

Phénomène intéressant. Il y avait une reconnaissance de la forme crânienne. Mais cela ne répondait toujours pas à la question de l'utilité de la chose. L'évanouissement ne dura pas. Quelques secondes après la mise en place accidentelle, le chapeau argenté se mit à vibrer, se secouant en tous sens, s'expulsant de la tête de son hôte, reprenant sa forme originelle. En saisissant l'objet, le scientifique observa qu'il n'était apparemment pas altéré le moins du monde. Il était intact... L'inconnu avait donc une fonction de lecture, et non pas d'écriture ? D'autres questions subsistaient. Peut-être celle de l'utilité aurait-elle une réponse de la part du sujet d'expérimentation.


"Lumina.
-Szayel Aporro-sama ?
-Fais-moi ton rapport.
-Eh bien, j'ai été aspirée, et là piiiiii-ou ! Il y avait la fille, et puis... Pang ! Zoung ! ... évanouie... Et, et puis Gzing ! Blaf ! Revenue !"

Ainsi qu'il le craignait, le témoignage de la fraccion ne faisait avancer en rien ses recherches... Lumina semblait plus intéressée par son camarade Verona que par l'expérience fabuleuse qu'elle ait pu vivre. Si du moins on pouvait considérer son existence comme de la vie.
Toujours était-il qu'excités par l'événement, les deux boules commençaient à s'agiter, et même un peu trop. Cela nuisait à la concentration de Szayel Aporro Granz. Il devait s'en débarrasser momentanément. Distraitement, il leur lança ce qu'il appela des "sucreries". Une fois les Caja Negacion avalées, le silence retomba dans la pièce. Le scientifique devrait encore faire un effort pour les sortir de là, mais qu'importe, il le ferait plus tard. Pour le moment, il avait quelque chose autrement plus crucial à réaliser. Ce saladier, il allait le tester. Sur lui-même.

Il y eut d'abord cette sensation d'aspiration, comme si son être entier était absorbé par une force inconnue hors de son corps. Puis ce fut une lumière blanche, éblouissante. Même les yeux d'or de l'Espada durent se fermer pour ne pas que leur propriétaire soit aveugle. Néanmoins cette lumière devint vite lueur, se tamisant rapidement. Lorsque l'Espada put enfin rouvrir les paupières, il se trouvait dans une plaine aux hautes herbes. Le soleil tapait chaudement, mais une légère brise rafraîchissante faisait bruisser les brins végétaux. Le lieu était parsemé d'arbres que Szayel n'avait jamais vus. La botanique n'était pas réellement sa spécialité. Ce paysage respirait la... paix ? Ce lieu ne rappelait strictement rien au génie, lui qui avait pourtant étudié les climats de tous les mondes...
Ce tableau mirifique n'était pas pour autant une nature morte. En haut d'une colline se trouvait une silhouette, à contre-jour. Difficile d'en tirer quoi que ce soit à cette distance. Il fallait donc s'approcher... Malheureusement, et pour une raison inconnue, Szayel Aporro ne pouvait pas utiliser son shunpo. Il n'avait que le fourreau de Fornicaràs à ses côtés, son sabre étant absent... Tout cela était vraiment étrange. Il ne savait de plus pas du tout comment retourner dans son laboratoire, ni même où il était !

N'ayant pas d'autre choix, l'Espada marcha dans ce monde inconnu. Les herbes se pliaient sous sa présence, ce qui était bon signe : il était tangible. Plus qu'à espérer qu'il puisse simplement parler à la personne postée sur la colline. Avançant, il se retrouva alors dans le dos de la personne, toujours en contre-jour. Il se trouvait à une distance respectable, donnant le temps à l'Espada d'esquiver en cas de tout mouvement offensif, mais suffisamment près pour se faire entendre. La situation n'était clairement pas en sa faveur, il devrait malheureusement faire profil bas.


"Hey. Dis-moi où nous sommes, et qui tu es."
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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 25 Avr - 16:43

Je n'eût même pas le temps de me demander réellement d'où provenaient les bruits de pas, que j'entendis une voix derrière moi me poser deux questions, sans une quelconque intonnation de voix. Comment dire, l'inconnu avait parlé d'une manière tellement directe et rapide... Je pris le temps de me retourner, étonnée, ne comprenant plus ce qui se passait. J'étais pourtant consciente que j'étais dans un rêve...Cet endroit, ce petit paradis, c'était ma conscience qui l'avait créer. Pourquoi tout à coup, un type à la chevelure roseâtre, plutôt grand , et avec un fourreau -vide?- se trouvait là, devant moi. Je constatais qu'il s'agissait bel et bien d'une personne que je n'avais jamais vue de ma vie, et pourtant, il se trouvait devant moi. Malgré tout, je me devais de répondre du mieux que je pouvais à ses questions plutôt simples. Je n'avais pas l'intention de lui révéler qui j'étais réellement, car je n'en voyais tout simplement pas l'intérêt. Je me contentais du stricte minimum, tout ce dont il avait besoin de savoir pour l'instant.

''Tu es... dans un univers qui a été créer récemment...et j'en suis la créatrice.''

Mon ton de voix avait été tout aussi directe et sans aucune expression. Je tentais un sourire minuscule, mais le silence régnait toujours. On ne pouvait qu'entendre le vent propager une brise plaisante à travers les arbres et les longues herbes environnantes. Les questions se bousculaient dans ma tête, et je ne savais plus réellement s'il s'agissait d'un rêve, ou de la réalité. Dans un rêve, il nous arrive d'avoir des pensées si précises, et de vivre le moment présent comme si nous sentions réellement la chaleur ambiante? Je n'étais plus persuadée de rien, mais je savais que si je commençais à me demander en permanence si je rêvais ou non, je deviendrais quelque peu dérangée. Il était tout de même concevable d'apercevoir quelqu'un que je n'avais jamais vu en rêve, car justement, s'en était un. La signification des rêves est une toute autre chose dans laquelle je n'oserais pas m'embarquer pour l'instant. Soudainement, sans crier gare, l'univers commençais tranquilement à de contorsionner sous mes pieds, et dans tous les alentours. Je sentit mes mains de désagréger, et le reste de mon corps aussi. Qu'est-ce qui se passait à cet instant, je n'en avais pas la moindre idée. Bientôt, un événement plutôt familier allait répondre à toutes ces questions. Rapidement, je sursauta et ouvris les yeux, ébahie. Je ne m'étais donc que réveillée? Pourquoi ce sentiment de panique? C'était come si j'avais réellement été en train de disparaître. Je constatais l'heure affichée sur l'horloge de la salle de séjour...deux heures du matin. Il faisait donc toujours nuit... je ne rêvais pas à cet instant. Je regarda le creux de mes mains, mais une pensée me vint en tête. Peut-être est-ce comme dans le rêve de tout à l'heure? Cette sensation hinabituelle. Étais-je encore en train de rêver, ou j'étais réellement en vie? Toutes ces question me donnaient la chair de poule, je me dirigea vers la cuisine pour me prendre un grand verre d'eau, et tenter de reprendre mon souffle par la même occasion. Quest-ce qui m'arrivait là? C'était quoi, toutes ces questions entre la fiction et la réalité? Jamais je n'avais pu songer à une telle théorie en me réveillant! Question d'être certaine, je me mordit le doigt...évidemment, j'en ressentais la douleur. Mais dans mon rêve, je pouvais également ressentir tous les éléments entrés en compte... Cette fois, mon mal de tête revenait sans cesse. Peut-être avais-je trop regarder de films, ou est-ce que je voulais peut-être un peu trop entrer dans une fiction irréaliste. Je devais l'avouer, ces derniers temps, je commençais réellement à m'ennuyer. Le monde réel, c'est banal comme tout. Tu viens au monde, tu vas à l'école, tu travailles toujours plus fort jusqu'à avoir un job, se perdre dans la routine à chaque jour, et finalement finir tes vieux jours en ayant accomplit la seule chose que tu saches vraiment faire, ton travail. Peut-être était-ce cet embêtement et ce genre de pensées qui trottaient dans ma tête à chaque instant qui m'avaient poussé à me poser toutes ces question entre le monde réel et celui des rêves. Un baillement. J'étais toujours aussi fatiguée... pourtant, je possédait désormais une crainte à m'endormir. Si jamais...la réalité avait toujours été un rêve? Non, ça ne se peut pas. Je n'imaginais même pas songer une seconde de plus à ce genre de choses. J'allais finir par devenir folle après tout. J'y réfléchisais sérieusement maintenant. Peut-être suis-je absorbée de fatigue? Oui il doit s'agir de ça... Je suis trop fatiguée, alors je me fais des idées. Je préférais croire en cette théorie plutôt que de me casser la tête. Ce n'était pas le moment de me poser toutes ces questions en plein milieu de la nuit. Je me rendormis, étant persuadée que je me réveillerais le lendemain matin, l'esprit calmé de toutes ces idioties...

J'ouvris les yeux, je sentit un vent d'air frais...le même que tout à l'heure. Étendue dans les hautes herbes, je me leva aussitôt. Ce même endroit? Pourquoi toujours ce même rêve? Et le type qui était là-bas? Tiens, il ne se trouve plus ici.C'était de plus en plus étrange tout ça. Je rêvais, ou alors mon ''autre vie'' était-elle un rêve? Je ne réfléchit pas plus. Je me dit que moins j'en saurais, mieux ce serait pour ma santé mentale... Je me mis à marcher, allant m'asseoir près d'un arbre. C'était de plus en plus étrange tout ça...
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Szayel Aporro Granz
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Mer 28 Avr - 1:23

"Tu es... dans un univers qui a été créer récemment...et j'en suis la créatrice."

Cette phrase résonnait dans l'esprit de Szayel Aporro. Cela faisait plusieurs que l'esprit génial remuait ces mots dans tous les sens. Sans jamais aboutir à aucun résultat. Il en avait pourtant fait des recherches ! Cette plaine n'existait dans aucun des mondes qu'il connaissait, il en était certain. Cette fille, quant à elle, n'apparaissait dans aucun registre. C'était une parfaite inconnue. Parfaite ? Quel terme mal employé. Car, même si elle n'était pas moche, elle n'avait pas grand-chose pour elle, la pauvre. Tout le contraire du génial esprit.
Génial esprit qui ne comprenait pas. Quel était cet endroit, cette plaine ? Cette fille disait en être la créatrice. Pourtant, elle était loin d'être parfaite, elle n'a donc pas pu créer ce monde, sinon elle aurait était elle-même idéale. Autre chose étonnante, ce monde était éphémère. Il y avait eu destruction du monde, à l'instant même où l'esprit brillant du scientifique regagnait son corps de dieu grec.

Un lieu éphémère et inconnu, une jeune femme... Ce bol argenté était un mystère à lui seul, qui en apportait davantage. Cela commençait à énerver sérieusement le scientifique. Cet objet allait rapidement être réduits en miettes minuscules, s'il s'obstinait à cacher ses secrets. L'arrancar avait d'ailleurs un marteau à portée de main...
Cet autre monde intriguait l'Espada. C'était tout simplement impossible qu'il existe ! Un Univers est par définition isolé. La Soul Society, Le Hueco Mundo, les Enfers, et le monde réel ne faisaient pas exception. Pourtant la plaine n'existait dans aucun d'eux. C'était tout simplement paradoxal. La machine qui faisait face à Szayel Aporro permettait alors de traverser les dimensions ? Jusqu'où pouvait-elle mener son utilisateur ?
Le test sur Lumina avait clairement -c'était bien la seule chose claire- démontré qu'un esprit faible ne pouvait rester bien longtemps sous l'emprise du diabolique mécanisme. Au contraire, l'âme brillante, que dis-je, rutilante, de Szayel Aporro y était restée beaucoup plus de temps.

Tout cela menait au même point : il devrait recommencer. Qui savait où l'engin le mènerait ? Personne, pas même lui. Et pourtant, il fallait retenter l'expérience. La peur ne servait qu'à ralentir la science. La transcender, c'était un pas de plus vers la perfection. Il ne fallait néanmoins prendre aucun risque. Lumina et Verona durent donc sortir du laboratoire pendant l'expérience. Un système était prévu pour retirer le casque de Szayel au cas où présenterait des changements physiologiques importants. Rien n'était laissé au hasard, du moins pas plus que nécessaire.

L'air frais caressait de nouveau le visage de Szayel Aporro Granz. Rien n'avait changé, si ce n'est sa localisation. La taille de l'herbe, la couleur du ciel, la météo, l'odeur du lieu... Rien n'avait changé. Quelles étaient les chances pour que cela arrive ? Elles étaient infinitésimales. Donc... le bol argenté emmenait pertinemment l'Arrancar en ce lieu. Sa localisation, elle, avait changé. Il était au pied d'un arbre magnifique, qui ombrait la plaine de sa coiffe verdoyante. Szayel n'avait jamais vraiment su contempler la nature. Il considérait cela comme une perte d'un temps beaucoup trop précieux pour le gaspiller à des fins inutiles.
De l'autre côté de l'arbre, la jeune fille de la veille était adossée au tronc, se reposant dans la fraîcheur du lieu. Faisant un large tour, Szayel vint se mettre devant elle, et, la toisant franchement, posa une autre question. Un qui pourrait englober toutes les autres, car le temps lui était compté : lors de sa dernière excursion, il n'avait pas eu le temps de dire ouf avant de se réveiller dans son laboratoire. Il n'y avait plus qu'à espérer que la jeune femme soit franche et ne le mène pas en bateau. Ce serait vraiment regrettable pour elle.


"De quel monde viens-tu ?"
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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Jeu 29 Avr - 0:09

Je comprenais de moins en moins pourquoi cet univers me revenait si fréquemment en rêve. Ou alors, ce n'en était pas un... Assise au dos d'un grand arbre, je me sentais peu à peu apaisée. Ce ''monde'', il me laissait chaque fois un peu moins indifférente. Cet endroit si magnifique, je l'adorais. Je ne sait pas pourquoi, mais aucune autre présence cependant ne semblait s'y trouver, mise à part un type qui était passé par là la dernière fois. Tiens, cette dernière fois, au fait, c'était quand? Il y a trois jours, un seul, peut-être seulement quelques heures? Le temps dans cet univers ne semblait pas être affecté parmis tous les autres facteurs environnant. Le soleil restait toujours le même, les nuages toujours sensiblement ressemblants. Je respirais l'air frais d'un grand coup, avant de me fermer les yeux et de laisser apparaître un minuscule sourire sur mon visage. Je ne savais toujours pas pourquoi cet endroit me semblait si rassurant, si familier, alors que pourtant... Je n'eût même pas le temps de penser à quel point je me sentais bien, qu'une voix me vint à l'oreille, et j'ouvris les yeux. Encore lui? D'où sortait-il? Je ne l'ai pourtant jamais entendu arrivé. Cela semblait très étrange que je n'ait même pas pût sentir sa présence, alors qu'il semblait se trouver près de moi depuis un moment déjà.

''De quel monde viens-tu?''

Un instant, je fût très surprise par cette question. De quel monde je venais? Du monde réel... était-ce vraiment le cas? Moi, qui n'avais que très rarement parler à quelqu'un depuis les six, voire sept dernières années précédentes, étais-je toujours une entité du monde réel? Peut-être que je ne me faisait que des idées à ce sujet, mais je croyais bien que c'était de là que je venais. Peu de souvenirs me rapportaient au fait que ce soit vraiment à cet endroit que j'appartenais, mais je préférais croire en tous mes vécus depuis ma naissance que de commencer à me questionner sur la nature de mon existence même. Je me releva doucement, ne comprenant toujours pas comment j'avais pût ne pas l'entendre venir si près. Il était juste là, devant moi, à moins d'un mètre. Je devais vraiment être perdue dans mes pensées pour n'avoir rien entendu! Sur ce, je me rendit compte que je fixais l'être devant moi depuis environ une bonne minute...de quelle imbécile devais-encore avoir l'air à cet instant?

''P...pardonnez-moi, j'étais... égarée...'', lui dis-je toujours aussi bêtement, tentant de cacher mon imbéclitié profonde...'' Je viens du monde réel, du moins, de ce que je me souvienne. Le monde réel... heum... des vivants, je veux dire....''

Je devais tellement avoir une tronche d'idiote. J'étais plus ou moins précise dans mes propos, alors que je ne savais même pas pourquoi je me justifiais de la sorte. Qui était-il d'abord? Si j'étais encore dans un de mes rêves, pourquoi y était-il présent? Cet univers, ce monde, cet endroit...j'étais consciente de les avoirs créer. Une imagination débordante, c'était pas ce que je possédait de plus fort. Je m'étais contenté de créer un univers qui me plaisait, dans lequel il y faisait bon de vivre... un endroit pour fuir la réalité. Oui, c'est bien ça... Je dois sans doute avoir créer ce petit paradis imaginaire pour ne plus penser à toutes les banalités du monde réel. J'étais presque étonnée de m'entendre parler, et penser à la fois. Depuis combien de temps n'avais-je pas engagé une conversation avec quiconque? Peu importe, c'était loin d'être la question qui me trottait principalement dans la tête. Je devais absolument savoir qui il était, et pourquoi se trouvait-il ici.

Bon... du coup, j'étais moyennement conscientisée par le fait que cet univers était peut-être là pour combler un vide, un manque en moi. Par contre, j'étais plutôt surprise de ne pas pouvoir réellement contrôler les événements à venir de ce lieu, qui en fait, était mien. Depuis la dernière fois, rien n'avais changé, pas même l'odeur ambiante. On aurait presque pût comparer cet endroit avec un monde artificiel, avide de toutes nouveautés. Cependant, n'était-ce pas ce que je voulais? Des trucs nouveaux, tout ce qui n'était pas banal...les rêves sont étranges. On y cherche du réconfort tout en pouvant y être profondément mal à l'aise et ignorant de tout ce qui peut s'y passer. Réfléchissant bien, un tantinet en piètre état psycologique, j'étais plus confuse qu'à un point tel que je ne l'avais jamais été. Mon mal de tête commençait à revenir peu à peu... si je pouvais être consciente de mon mal de tête, n'était-ce pas parce que j'étais réveillée? Un mal de tête, en rêve, ça existe? Une peur bleue me reprit de conscience. Je voulu briser le silence entre moi et l'inconnu, car peut-être en savait-il, ne serait-ce qu'un peu plus que moi. On pouvait sans doute facilement dissimuler une profonde confusion sur mon visage à ce moment-là.

''Dites... serait-il possible, que cet endroit soit...mon rêve...dans la mesure du possible où vous puissiez vous y trouver...?''

Il me trouverait peut-être étrange, peut-ête même dérangée, mais une expression aussi spéciale sur mon visage, c'était plutôt rare de ma part. Je n'oseait même pas le regarder, ayant presque peur de sa réponse pour être franche. Presque honteuse, gênée de ne pas savoir même dans quel endroit je me trouvais désormais. S'il était au courant si je rêvais ou non, ça me rassurerais de savoir que je suis en pleine rêverie. Dans le cas contraire, rester dans cet endroit aussi rassurant qu'effrayant dans un certain sens, me donnerait froid dans le dos.Le regard toujours aussi peu rassuré et tête vers le bas, quelque chose clochais cependant. Plus j'y pensais, plus c'était bizarre. La dernière fois que je suis venue ici, il n'a fallu que quelques minutes avant que je disparaisse, et me réveille. Pourquoi cette fois, je ne me réveillais pas? Il devait bien y avoir environ trente minutes, à peu près, que j'étais de retour dans cet endroit. Sans doute le temps dans mon rêve était plus court qu'en réalité, car la dernière fois, avec quelques minutes, j'avais peut-être dormit cinq heures, tout au plus. À quoi équvalaient donc trentes minutes de mon rêve dans la réalité? C'est un autre questionnement auquel peut-être ni moi ni l'inconnu ne pouvait y répondre.
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Szayel Aporro Granz
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 2 Mai - 18:27

[HS : Merci]

La fille se leva, et osa fixer Szayel Aporro. Non seulement elle le fixait, mais en plus elle osait maintenir son regard. Quelle insolence ! Elle serait sûrement châtiée, quand le génie aura enfin compris ce qu'était cet univers étranger. Il était après tout là pour cela. C'était sa curiosité qui l'avait poussé à remettre le casque argenté de son laboratoire, c'était évident. Rien d'autre n'aurait pou l'obliger à revenir ici. Il était là pour son étude...
Enfin la demoiselle semblait réagir. Elle devait être plongée dans une admiration inconditionnelle de l'être parfait qui lui faisait l'honneur de lui faire face ! Sa réponse devrait normalement aider l'Arrancar à résoudre le mystère de ce lieu. Du moins, si elle y répondait.


''P... pardonnez-moi, j'étais... égarée... Je viens du monde réel, du moins, de ce que je me souvienne. Le monde réel... hum... des vivants, je veux dire... ''

Sa voix était bien moins sûre que la dernière fois. Qu'avait provoqué ce changement ? Peut-être l'impressionnante présence de l'Octava ? Sûrement. Il était décidément trop imposant pour une simple humaine. Cette seule pensée suffit à arracher un discret sourire à la face impassible jusqu'à présent.
Néanmoins, la réponse troublait de plus en plus le scientifique. Où diable était-il ? Cette question tournait toujours dans son esprit. Si elle venait du monde des humains, comment pouvait-elle créer un monde, étant donné qu'elle ne pouvait pas avoir de pouvoir. Elle n'était pas un bount, comme ce vieillard, et ne pouvait pas voyager dans un autre dimension... Alors en créer une ?
Il n'y avait qu'une solution possible, qui expliquerait la création de ce monde, ainsi que la disparition de Fornicaràs, mais qui amènerait bien d'autres questions...


"Dites... serait-il possible, que cet endroit soit... mon rêve... dans la mesure du possible où vous puissiez vous y trouver... ?"

Oh, mon Dieu, que c'était mignon et intelligent de sa part. Elle avait compris. Bien, au moins, cela prendrait moins de temps pour lui expliquer... Au vu de sa réponse, on pouvait facilement imaginer qu'elle n'avait que très peu conscience d'être dans son rêve. C'était très étrange, puisque la conscience n'était pas censée être présent dans le rêve. Peut-être était-ce la présence de Szayel qui interférait avec le processus naturel de contrôle ?

Il sourit, posa la main droite sur sa hanche, la main gauche partit se loger dans la magnifique crinière rose, cachant le visage mais laissant transparaître le fin trait de ses lèvres sublimes.


"En effet, nous nous trouvons dans ton rêve. Quant à ma présence..."
Ses mains s'éloignèrent de son corps, son visage prit un air désolé, mais toujours souriant...
"Je ne suis qu'une création de ton esprit... Mais tu peux m'appeler Szayel Aporro."

Szayel n'avait plus qu'une envie : tester les limites de la machine qu'il avait créée, ainsi que celles du monde de cette jeunes femme... Si elle rêvait vraiment, elle pourrait créer des choses inimaginables dans un monde normal, et si ce bol argenté pouvait simplement connecter le Hueco Mundo à ce monde... qui quel pouvoir que Szayel pourrait en tirer ! Le seul obstacle de sa route était la créatrice elle-même de ce monde, cette frêle jeune femme qui lui faisait face...

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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Mer 5 Mai - 0:35

Il me sourit, et je compris à l'instant. Il devait me prendre pour une idiote de ne pas avoir réagis avant...Après un moment, celui-ci répondit à ma question. Posant sa main droite sur sa hanche, et l'autre main dans ses cheveux, m'adressant un petit sourire, il confirma sa présence dans mon rêve, et se présenta gentiment. Il m'avait parût plutôt imposant il y a pas deux temps, alors que désormais, il me faisait un magnifique sourire. Je devais bien l'avouer, à cet instant, je me sentit même rougir. Il était bien, comme ça... M'enfin! Je me sentait encore et toujours figée en sa direction. Idiote que je fûs de ne pas réagir plus rapidement.

''Heu... Mizuiro... Hasu...''

Je tentais de reprendre mes esprits, mais en vain. Je ne comprenais pas pourquoi j'étais si tendue tout à coup, car rarement il m'avait été de l'être à ce point. Il s'était présenté à moi d'une manière vraiment amicale, du moins, de ce que j'oseait pouvoir remarquer comparé à moi, qui semblait toujours perdue. Szayel Aporro...je n'avais jamais entendu ce prénom au par avant. Pourquoi rêvais-je donc de quelqu'un que je ne conaissait pas, ça c'était un mystère. N'empêche que, peut-être qu'à force de ne parler à personne, j'avais inventé quelqu'un... C'était presque la seule explication que je trouvais à l'existence de Szayel dans mon rêve. Il venait de me confirmer qu'il n'était qu'une création de mon esprit, pour ajouter à tout ça. Je fis mine de le croire, et c'est bien la pensée qui me traversa l'esprit. Sinon, je n'y voyais aucune autre explication au fait que quelqu'un que je n'ai jamais vu s'introduise dans mon rêve. Je cessait de le fixer aussi bêtement, et je me mis à jouer dans mes cheveux,détournant le regard quelque peu stressée. Mon doigt s'étant entortillé autour d'une de mes mèches ne cessait de tournoyer sur lui-même encore et encore. Le silence régnait entre moi et Szayel. Un silence face auquel j'aurais bien voulu posséder la capacité de briser. Tout ce que l'on pouvait entendre à cet instant, cétait le bruissement des herbes hautes à travers le vent.

Le dos toujours appuyé sur le tronc d'arbre, je contemplais peu à peu les alentours... c'était bien vrai, la température et la chaleur n'avaient pas changées. J'aperçût cependant et soudainement une masse de noirceur dans le ciel. Je me dirigea vers elle de quelques pas, avant de me rendre compte qu'elle allait complètement engloutir le ciel. À peine avais-je eîut le temps de regarder au travers des feuilles d'arbre que la pluie enbrouillait déjà ma vue. Revenant sur mes pas, j'ignorais pourquoi il se mettait tout à coup à pleuvoir. Je ne contrôlais peut-être pas entièrement cet univers? Peut-être que la pluie représentait ma tristesse? Je ne me souvenais plus très bien de ce que j'avais pût ressentir cette journée là avant de me mettre à rêver. Tiens, à bien y penser, il devait bien y avoir au moins une heure que j'étais dans ce monde. Combien de temps, ou même de journées s'étaient-elles écoulées dans le monde réel? Si la dernière fois, j'étais revenue après quinze minutes, et qu'environ cinq heures s'étaient écoulées...après une heure ici, cela fait vignt-cinq heures!? Non, ce n'est pas possible! Je ne pouvais pas avoir dormi toute une journée entière, et bien au delà! Je ne savais plus du tout quoi penser. À l'abri de la pluie incessante sous l'arbre à feuillus, je ne comprenais pas le fait que mon autre moi avait dormi plus que toute une journée. Je me décida à m'asseoir au pied de l'arbre encore une fois, me renfermant sur moi-même. Je ne comprenais pas. Comment avais-je pût dormir ausis longtemps, et créer une autre entité vivante que moi dans mon rêve? J'étais consciente de tout ce qui s'y passait, et à la seconde près. Pourquoi ça ne m'était jamais arrivé avant? Un rêve ne peut pas se rapprocher d'aussi près de la réalité, non? Resserrant mes jambes vers moi, je me contentais de regarder la pluie tomber de là où j'étais à cet instant. N'oseant même pas changer la direction de mon regard, je m'adressa à Szayel.

''Je ne crois pas posséder la capacité de créer une autre entitée vivante telle que vous... si je puis me permettre, êtes-vous certain de ne provenir que de mon esprit?''

Comme avant... le même ton neutre et sans expression. Je ne pouvais me résigner à ne démontrer ne serait-ce qu'une petite infime partie de sentiments. Je me sentais avide de toute possession, avide de tout contrôle, alors que si j'en croyais ce que Szayel m'avait dit, je pouvais réellement créer quelque chose à partir de ma simple conscience. À vrai dire, je me sentis moi-même froncer les sourcils. C'était comme une frustration accrue, un manque total de compréhension à ce que je vivais en ce moment. Pourquoi ne me réveillais-je donc pas? Il ne m'avait fallu que de quelques heures -dans le monde réel- la dernière fois pourtant... tout cela semblait très étrange, et inexpliqué. En attendant que Szayel ne réponde à la question que je lui avait posée plus tôt, je me contentais de continuer à fixer la pluie tombante. C'était de plus en plus mystérieux, tout ça. Les questions qui ne cessaient d'aller et de venir dans ma tête allaient vraiment finir par me rendre dingue. Je devais comprendre, il me le fallait. C'était comme me questionner sans cesse sur mon existence dans ce monde. Pourquoi m'étais-je retrouvée si consciente de ma présence dans un de mes rêves, et surtout, pourquoi mon rêve semblait tellement se rapprocher toujours plus de la réalité? La peur m'envahit soudainement. Je ne savait pas quoi faire pour me sortir de ce genre de situation, car évidemment, ça ne m'étais jamais arrivé au par avant. Je me sentit commencer à trembloter, et j'enfouis mon nez entre mes deux genoux. Fermant mes yeux jusqu'à en ressentir le pincement de mes paupières, je n'espérais dès lors que de me réveiller au plus vite, avant que tout cela ne devienne pire encore.

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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 9 Mai - 11:15

"Mizuiro... Hasu..."

Oh, comme elle était mignonne, avec son petit air timide... Ca en devenait persque dégoûtant. Szayel Aporro Granz n'aimait vraiment pas fréquenter ce genre de personne, timide et peureuse. Et pourtant, il se trouvait en cet instant même dans le rêve de cette fille, par l'intervention miraculeuse d'un saladier sorti de nulle part. Il ne comprenait pas du tout comment cela avait pu se produire...
De plus, cette femme est un humain, que le scientifique ne connaissait pas. Alors comment se fait-il que le lien se créer entre ces deux êtres ? Bien entendu, s'il avait atterri deux fois dans le rêve de la même personne, cela ne pouvait pas être ne coïncidence. La probabilité que cela arrive était infinitésimale. Pourtant, le génie ne voyait pas ce qui pouvait pousser la machine à lier les deux êtres. Ils étaient si différents. Elle, rêveuse, lui, sérieux. Seulement, ils n'étaient pas complètement opposés non plus. Lui était magnifique, et elle était loin d'être un modèle de laideur, sans pour autant être un top-model. Il y avait donc un semblant de beauté qui pouvait les lier... A part cela, Szayel ne voyait rien qui puisse leur être commun. Il devrait faire des recherches sur elle une fois de retour à son laboratoire.

La fille avait peu bougé. Elle restait contre son arbre, songeuse. Elle eut l'air morose, soucieuse. Peut-être était-elle perturbée par la présence de Szayel ? Ce serait tout à fait normal, étant donné qu'il était tout de même entré dans son rêve, et donc dans son esprit...
Le ciel se couvrit en une poignée de secondes, recouvrant la scène d'un épais voile sombre. Si le ciel concordait avec l'humeur de la jeune fille, alors cet endroit était bien sa création... Et puis, après que le ciel ait revêtu son manteau de nuages, il se mit à pleuvoir.

Cela faisait des années, des siècles, que Szayel Aporro Granz était au Hueco Mundo... Il n'avait pas vu la pluie depuis des temps immémoriaux. Ses yeux s'écarquillèrent devant ce spectacle magique et aquatique. Des gouttes ruisselaient sur sa peau, fraîches. Ses cheveux se collèrent. Il ressentait les impacts, le mouvement des particules sur lui. C'était incroyable, une telle quantité d'eau chutant du ciel.

Mais Szayel n'était pas là pour ça... La jeune femme s'était abritée sous l'arbre, près du tronc. Lui restait sur place, dégoulinant de la pluie du rêve. Ses pieds commençaient à s'enfoncer dans la terre rendue molle. Un tel contrôle sur cet environnement, qu'il soit conscient ou pas, était incroyable. C'était un phénomène qu'il lui faudrait étudier en détails... Elle pouvait créer deux fois le même rêve, en modifier l'essence. L'Octava Espada n'avait pas Fornicaràs à ses côtés. Peut-être pouvait-elle agir sur lui ? Un tel pouvoir était vraiment terrifiant...
Il se demandait ce qui se passerait si elle venait à mourir dans ce rêve... Lui-même devrait en toute logique mourir en réalité s'il périssait ici, s'il n'avait placé son système de sécurité lors de son "départ". A vrai dire, la seule chose qui empêchait le scientifique de commettre un crime, c'était sa curiosité à propos de l'endroit. Et pour en apprendre plus, il fallait qu'il se rapproche d'elle... S'il se faisait passer pour une création de l'esprit de la jeune femme, il pourrait facilement accomplir cet objectif, sans devoir s'étendre sur les raisons de sa présence. Seulement...


"Je ne crois pas posséder la capacité de créer une autre entité vivante telle que vous... si je puis me permettre, êtes-vous certain de ne provenir que de mon esprit?"

Voilà qui contrariait les projets du scientifique...

Il marcha tranquillement, se dirigeant vers le tronc, en un petit bruit de succion due à la boue, mais couvert par celui de la pluie. La fille avait repris un ton neutre, indifférent... Un cas psychologique intéressant à étudier. De ses premières constatations, la jeune Hasu était plutôt solitaire, au vue de ses réactions. Il allait utiliser ce point pour la manipuler.
Szayel Aporro Granz alla s'installer à côté de la jeune femme, s'asseyant contre l'arbre, au sec. Il était à sa gauche, la jambe droite pliée, le bras du même côté posé négligemment sur le genou. Comme à son habitude, il sourit, regardant dans le vide pluvieux de la plaine lui faisant face.


"Comment peux-tu en douter ? C'est impossible de pénétrer les rêves des autres. Peut-être suis-je tout simplement le reflet de ton subconscient ? Ou peut-être suis-je un ami créé par ton esprit pour te tenir compagnie pendant ton sommeil ?"
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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 9 Mai - 22:28

Je regardais toujours la pluie qui tombait sans arrêt. Le sol devenu mouillé, je ne me souciais cependant pas d'être trempée à mon tour. Szayel vint alors s'asseoir près de moi, lui aussi trempé à cause de la pluie. Je fûs étonnée de constater qu'il ne dégagait que très peu de chaleur humaine, peut-être même aucune, pour tout dire. Je me sentait plutôt étrange d'être aux côtés de quelqu'un qui ne dégage aucune chaleur. Pourtant, ce n'était pas désagréable d'être assise près de lui comme ça... Nous contemplions la pluis incessante qui avait envahie les alentours. Le bruit des gouttes d'eau sur l'herbe longue, presque écrasée par la pluie se laissait entendre. Il n'y avait plus le moindre vent, et le silence régnait toujours. Je réfléchissais de plus en plus à ce qu'il venait de me dire. Pourtant, malgré moi, mes pensées sortirent de ma tête, s'échappant par ma bouche, peut-être parfois trop grande malgré moi.

''Si je comprends bien...vous ne faites que supposer, et me lancer toutes sortes de cas possibles. Ne connaissez-vous donc pas votre existence en ce monde?''

Je n'avait toujours pas bouger un seul trait de mon regard. L'humidité ayant emplit l'air, le soleil n'étant plus là, la froideur de l'être près de moi semblait encore plus perceptible. Je tentais un minuscule regard en sa direction, avant de continuer à fixer la pluie tombante. Avant même qu'il n'ait pût répondre, je fis un sourire à peine perceptible.

''Ce n'est rien.. peut importe de toutes façons... soyez ce que vous voulez. Je suis cependant persuadée que vous ne venez pas de mes pensées...''

Ça m'était tout simplement inconcevable qu'il vienne en effet de ma conscience, ou même de mon subconscient lui-même. Pour être franche, je m'en fichait un peu. Il est vrai que sa présence me semblait intriguante, voire très étrange, mais ça ne durerais pas longtemps ce jeu-là. Szayel et moi on se répondait avec des questions depuis tout à l'heure... peut-être ne désirait-il tout simplement pas me dire d'où il venait, comme je l'avais moi-même fait au tout début. J'inspirais d'un grand coup l'air humide qui régnait à présent sur la plaine. Le ciel bleu devenu grisâtre semblait installer une atmosphère différente à celle de tout à l'heure. Fermant délicatement les yeux, je me résignait à entendre les gouttes de pluie, accompagnées d'une douce musique que créaient leurs éclats une fois tombées. La fatigue semblait me prendre peu à peu. Dos au tronc d'arbre, je me sentie soudainement envahie par ce sentiment d'épuisement, comme si je voulais vraiment dormir. Pourtant, il n'y eût même pas la moindre réflexion de ma part, que je m'étais déjà assoupie. Les yeux fermés, toujours assise près du tronc, les bras croisés sur mes genoux, la tête endormie sur ceux-cis, le sommeil m'avait malgré moi prit de force...

Je sentit une chaleur intense sur mon visage, et une brise de vent traverser mes cheveux. M'essuyant délicatement les yeux avant de les ouvrir, j'étirais mes bras de tout leur long. Puis, stupéfaite, je me trouvais toujurs dans cet endroit, sous le tronc d'arbre. Le ciel s'était dégagé et avait laissé place à un soleil radieux, presque tout aussi pétillant que lors de ma première venue en ce monde. Malgré mon éveil qui m'avait semblé fabuleux, le soleil qui plombait toujours vers l'endroit où j'étais assise, et surtout malgré le fait que Szayel se trouvait toujours près de moi, le temps que je réalise enfin quelque chose d'important ne fût pas très long. J'écarquillais les yeux, regarda le creux de mes mains avant de faire un grand soupir. J'étais toujours dans mon rêve, c'était déjà ça, mais en plus étant donnée que je devais avoir dormi longtemps, mon autre moi devait dormir depuis certainement plus que trois jours. Puisque quelques minutes ici pouvaient équivaloir à plusieurs heures dans le monde réel, mon premier réflexe fût de me renfrogner encore une fois sur moi-même en fronçant les sourcils.

''C'est pas possible...pourquoi je ne me réveille pas...''

J'avais prononcé ces mots sans même me soucier si Szayel les avaient entendus ou non. La colère et la peur m'envahirent soudainement. C'était comme si j'avais perdu tout contrôle de mon vrai moi. Ma vie était en train de complètement se transposer dans ce rêve. Depuis quand pouvait-on dormir, et penser dans nos rêves? Tout cela devenait vraiment absurde. Je ferma mes mains en poings, comme pour tenter d'évacuer ma colère par ce moyen, ne me souciant même pas que des larmes coulaient désormais sur mon visage.. Sans même que je ne puisse m'en rendre compte, le vent semblait souffler plus fort, et le ciel, rapidement redevenu aussi noir qu'avant. La pluie ne tombait pas, mais avait laissée place au tonerre et aux éclairs. Je ne comprenais plus ce qui m'arrivait. Moi qui ne me mettait que très rarement en colère, celle-ci semblait démesurée. On aurait dit que ma vraie vie était en train de disparaître pour laisser place à celle dans mon rêve. Je n'avais jamais posséder le contrôle le fait que je puisse me réveiller dans le monde auquel je semblait appartenir, mais là, dormir pendant plus de deux, voire trois jours de suite, ça semblait totalement inhumain. Pourquoi je ne pouvais pas sortir de cet endroit? Je l'appréciait tellement, et Szayel... lui aussi, j'avais commencer à l'apprécier. Malgré tout, mon autre vie semblait si lointaine et si inexistante à mes yeux. Comme si, en fait, ma vraie vie ne se situait que dans ce rêve. Ça ne pouvait hélas pas être possible, c'était évident. Je suis née dans le monde réel, j'y ai vécu, et je me souviens même de plusieurs souvenirs de cet endroit. Pourquoi me retrouvais-je coincée ici? Pourquoi ne pouvais-je donc pas me réveiller? Ce fût un tourment que je ne puis plus souffrir... Je me mis à trembler, et une pluie abattante se fit sentir sur ma peau. Encore une fois de plus, j'étais trempée. Par mes propres larmes et probablement les larmes de cet endroit lui-même. Ce n'était aparemment pas le meilleur moyen de garder mes émotions pour moi toute seule dans ces moments-làs. Tout garder peut en revenir à une tempête comme celle-ci. Par tempête, je définissait évidemment celle qui se trouvait en ce moment dans mon coeur, mais aussi dans les paysages environnants. La foudre qui s'abattait un peu partout sans cesse accompagnée des bruits incessants du tonerre se mêlaient à la pluie froide ainsi que le bruissement de chaque feuille d'arbre dût aux vents surpuissants. Je ne savais aucunement ce qui se passait à cet instant précis. Dans mon moi intérieur, et aparemment dans cet endroit même, tout semblait perdu.
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Szayel Aporro Granz
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 16 Mai - 1:34

La pluie tombait toujours, malgré le silence qui s'était installé entre les deux personnages. Le ciel ne semblait pas disposé à sortir de sa noirceur. La pluie paraissait infinie. Il n'y avait pas de mouvements de nuages, les volutes restaient à la même place, et pourtant la pluie n'en finissait pas. L'eau s'écoulait sur le feuillage, faisant bruisser doucement les plantes. Le bruit de l'eau coulant, s'écrasant contre les feuilles et le sol alentour était reposant, il rendait l'âme paisible, et apaisait l'esprit. C'était un floc floc régulier qui se faisait entendre, qui se laisser écouter sans qu'on s'en lassât d'aucune manière...
Pourtant, l'atmosphère humide, lourde et pesante contrastait avec la paix du lieu. L'eau rendait l'air difficile à inspirer, le souffle devenait difficile. Dans le même temps, des odeurs de terre mouillée, de plantes humides s'élevaient dans les airs. Il n'y avait aucune présence animale, juste cette eau qui coulait, qui gouttait inéluctablement des végétaux, ces perles transparentes qui ne désiraient que tomber, retourner à leur sol originel.
Cette ambiance était vraiment très propice à... comment dire... Oui, à dormir. On était bercé par le ploc continu de l'eau... La nature toute entière chantait une douce comptine, qui ne poussait qu'à glisser dans les bras de Morphée. Lentement, les paupières du scientifique se firent lourdes, elles tombaient comme chutaient les gouttes de cette interminable pluie...


Szayel Aporro Granz se réveilla brusquement, en un vif sursaut. Il était encore adossé à l'arbre du rêve de la jeune femme. La prairie s'étendant sous leurs yeux était cette fois sèche, comme s'il n'avait pas plus. La fille s'étirait à ses côtés, elle venait de se réveiller aussi. Un tel changement était impressionnant. C'était comme si le sommeil avait purgé la tristesse de la jeune fille, la rendant heureuse à nouveau.
Mais cela impliquait plusieurs hypothèses, qui étaient toutes très inquiétantes... La première était que l'esprit de la jeune femme pouvait manipuler à sa guise l'esprit de Szayel, puisque celui-ci avait été endormi. Alors, pouvait-il non seulement manipuler, mais aussi altérer son intellect, sa mémoire, sa personnalité ? Cela semblait peut probable, mais cette hypothèse devait être considérée comme possible...
Une autre conséquence était que la jeune femme s'était rêvée en train de dormir, ce qui était exceptionnellement rare... Cela était néanmoins arrivé à Szayel à plusieurs reprises. En ce cas, cela créé-t-il un lien suffisamment fort entre eux via ce rêve pour les faire se rencontrer ?
Enfin, la troisième, et la pire, des conséquences... Si Szayel venait à mourir dans le rêve de cette femme, qu'adviendrait-il de son corps ? Subirait-il lui aussi des dommages ? Serait-il privé d'esprit à tout jamais ? Ces pensées n'était que très peu réjouissantes.

Szayel en était arrivé à la conclusion évidente que tout être désireux de vivre prendrait : il devait rentrer. Le problème étant qu'il n'avait aucun moyen de savoir comment faire.


"C'est pas possible...pourquoi je ne me réveille pas..."

La fille remua, en proie apparemment aux mêmes préoccupations que Szayel Aporro. Elle se prit le visage dans les mains, et recommença à pleurer. Seulement, c'était cette fois plus violent. Et le monde en attestait : des nuages noirs et épais se formaient rapidement dans le ciel, obscurcissant l'horizon. La pluie ne se fit pas attendre, et fut cette fois bien plus puissante que sa collègue. Des frictions apparurent dans les nuages, créant des déchirures lumineuses dans le ciel. Les éclairs zébraient le firmament, colorant la noirceur du coeur de la jaune Hasu. Szayel posa alors sa main sur l'épaule de la jeune femme, et lui dit avec un petit sourire amical :

"Hey, calme-toi. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, tu vas vite voir que tout ira mi...

A ce moment, Szayel Aporro Granz, l'Octava Espada, disparut dans un intense flash lumineux, une décharge de plasma céleste, s'envola frappé par la foudre.
Il ne restait plus rien de l'Arrancar dans ce monde...


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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Lun 17 Mai - 1:38

Spoiler:
 


Dans les alentours, tout semblait perdu, autant dans ce monde que dans mes esprits. Je ne savais plus du tout ce qui allait advenir de moi, de ce qui allait se passer, ni même de Szayel. Je ne semblait plus être en contrôle de moi-même. C'était comme si la peur avait pris le dessus sur tout. Depuis quand peut-on penser à ce genre de choses en rêve, je n'en savait rien. Puis, je sentit la main de Szayel venir se poser sur mon épaule. Aussi froide et peu humaine que son corps, sa main semblait pourtant rassurante à mes yeux. Je tentais d'arrêter de pleurer en essuyant mes larmes, et je regardais Szayel me faire un autre de ses magnifiques sourires. Je ne ferais que mentir en disant que ce sourire sur son visage ne me faisait pas rougir. J'entendais sa douce voix qui me disait de ne pas m'inquiéter, sèchant peu à peu mes larmes avec mes mains. L'entendre essayer de me rassurer comme ça, ça me rendait toute chose. Ma joie n'était pas aussi présente que je l'aurais voulu... j'aurais préféré qu'il sache que ça me procurait le plus grand bien, avant... de le voir disparaître en un éclat éblouissant. J'écarquillais les yeux en direction d'un vide, l'endroit où se trouvais précédemment Szayel. Tendant ma main vers ce vide, je tentais de prendre contact avec un être quel qu'il soit.

'' Sza...Szayel...co..comment est-ce possible...il... il est... ''

Je m'acharnais sans cesse à tenter de comprendre où il avait pût aller à cet instant, à un point tel que chacun de mes mouvements semblait vif et désemparé. À genoux par terre, je mis mes deux mains à l'endroits où il était assis il y a pas quelques secondes. Il n'y avait rien, pas même un oodeur, une trace... comme si personne ne s'était jamais trouvé à cet endroit. Le tonerre qui grondait sans cesse dans ce monde semblait chaque fois plus fort, et son bruit fracassant ne faisait qu'empirer l'état dans lequel je me sentais. La voix tremblotante, tous mes muscles qui semblaient vouloir lâcher sous la pression, je me décidais cependant à me lever, me servant du tronc d'arbre comme point d'appui. Je me mis à courir le plus rapidement possible, malgré le fait que je sentais que j'allais disparaître à tout moment. Comme si ma vie en ce monde ne tenait qu'à un fil, à une seconde près de ma mort après chaque pas. Me dirigeant vers la colline, rendue là-bas je n'aperçût même pas une silhouette, une ombre, ou une quelconque présence. Le soleil qui n'était plus du tout présent semblait faire en sorte que cet endroit paraissait lui aussi en train de disparaître. Le chaos s'était tout simplement installé en ce monde, comme s'il voulait en finir, peut-être même avec moi. Je ne savait plus quoi penser. Être prisonnière d'un fléau incontrôlable, tout en pouvant changer la nature de son existence. Cette fois, il ne me suffirais pas de me sentir heureuse un simple instant pour que cet endroit revienne agréable. Cette fois, je me sentais totalement incapable d'agir pour changer les choses, de quelle manière qu'il soit. Debout sur la colline, regardant les éclairs et le vent faire de nombreux ravages face à cet univers qui était mien, j'en voulais presque sa destruction aussi. Je voulais que ce monde disparaisse, que je ne le revoie plus jamais. Je voulais moi-même disparaître.

Je décidais après un certain temps de retourner sur mes pas. Toujours sous l'emprise de ce sentiment de panique, je courais vers le grand arbre de tout à l'heure. La terre molle sous mes pieds me fit soudainement glisser, de manière à ce que je me retrouve à plat ventre sur le sol mouillé. Je ne songea pas même un instant à me relever... j'étais maintenant persuadée que mon existence allait sans doute se terminer en ce monde, et peut-être dans le monde réel aussi. Après tout, personne ne se soucierait d'une gamine de 16 ans qui n'a presque jamais eu aucun contact avec les humains depuis six, voire sept ans d'affilées. Les longues herbes mouillées me cachaient la vue peu importe où je détournais ma tête. Restant immobile sous la pluie, le tonnerre, les éclairs, et toute la tempête environnante, je sentais bien que mon monde s'assombrissait au fur et à mesure que j'inspirais et j'expirais. Je voulais retourner dans mon monde, le vrai. D'autre part, je voulais rester ici, juste pour savoir si Szayel allait revenir. Pourquoi cet endroit semblait-il en train de mourir en quelque sorte? Peut-être parce qu'il avait été trop longtemps actif. Les rêves ne durent que très peu de temps, à savoir, entre le moment où l'on va se coucher et où l'on se réveille le lendemain. Peut-être était-ce une sorte de lapse de temps prédéfini? Peut-être mon rêve avait-il durer beaucoup trop longtemps? Si j'en croyais ce que j'avais pût constater, il y avait bien trois jours de suite, peut-être même plus, que j'étais endormie dans ma salle de séjour. Trois jours sans se réveiller, ce n'est pas tous les jours que l'on peut expérimenter ce genre de choses. À bien y penser, j'espérait plus que tout cette fois que je me réveillerais, vivante. Si c'était la fin pour moi dans ce monde si, cela ne veut-il pas dire la continuité de ma vie dans le monde réel? Une partie de moi ne voulait pas la fin de ce monde. Je voulais à tout prix savoir pourquoi Szayel s'y était trouvé, et pourquoi sa disparition avait été aussi immédiate ainsi qu'incomprise. Toujours cloîtrée au sol, je faisait comme si de rien n'était, et je fermais les yeux. Que je meure ou que je vive semblait être la question à laquelle mon sommeil semblait être le seul à pouvoir répondre.

Comme de fait, j'ouvris les yeux, j'étirais mes bras et en un seul minuscule instant, j'étais debout dans ma salle de séjour. À la lueur ambiante du soleil, on pouvait facilement deviner qu'il était passé midi.Je ne me souciait même pas de quoi je pouvais avoir l'air. Je me sentais bien, et troublée à la fois. Je fût sortie de chez moi au pas de course pour me diriger rapidement vers Karakura, là où je pouvais aller dans la bibliothèque la plus proche. Arrivée sur les lieux, je me dirigea rapidement vers l'ordinateur. C'est bien ce que je pensait, trois jours s'étaient écoulés... Je chercha par la suite de nom de Szayel Aporro sur internet, et les textes des pages de recherches défilaient assiduement sous mon regard assoiffé de lecture. Un instant, je regarda un jeune homme qui se trouvait au poste d'ordinateur près de moi, et constata qu'il devait sans aucun doute me prendre pour une personne dérangée. Ignorant le regard qu'il pouvait poser sur moi à cet instant, je compris rapidement qu'aucune information ne venait sur Szayel. Je retombais toujours sur des publicitées à la noix et le genre de fiches de personnages que l'on trouvait sur certains personnages dans les mangas. (XD) Pourtant, il n'y avait rien qui ne pouvait concorder au Szayel que j'avais pût voir en rêve. Je laissa échapper un soupir de déception mêlé à un ronchonnement de frustration avant de laisser derière moi le poste d'ordinateur et le type qui me regardait toujours aussi étrangement. Je fouillais ensuite dans le répertoire des livres de la bibliothèque, avant d'en trouver un sur les pensées antiques antérieures des peuples anciens. Feuilletant les pages unes à unes, j'obtins une définition qui me porta à réfléchir.

<< Dans la pensée antique, soit on interprète le rêve comme un message divin à caractère prophétique, soit on lui cherche une explication physiologique. Parfois, le rêve devient un argument pour mettre en cause la fiablitié des perceptions. >>

Encore une autre soupir. Sans doute que, mon rêve ne possédait qu'une explication dite ''physiologique et argumentatrice''. Peut-être que, comme Szayel me l'avait dit, il n'était qu'une création de mon esprit pour combler un vide. Comment pouvais-je en être certaine? Je ne savais plus ce qui me tracassait le plus l'esprit. Le fait que Szayel y était présent, ou le fait que mon sommeil dura bien plus qu'une seule nuit. Puis, une idée me vint en tête. Je remis le livre sur l'étagère avant de me précipiter encore une fois en direction de chez moi. Cette fois, c'était clair. La chose qui m'intriguait plus que tout, c'était de savoir ...si je me rendormais... allais-je me retrouver dans ce monde en destruction? Peut-être était-il déjà disparu de quelconque dimension possible. Mais une chose dont j'étais persuadée, c'était que mes deux rêves coïncidaient avec la présence de Szayel. S'il avait disparu soudainnement, c,était peut-être parce que le lapse de temps durant lequel j'étais endormie avait trop duré. Gonflée à bloc, j'étais persuadée que je ne pourrais pas dormir de si tôt. C'est alors que je devint une vértable boule à énergie. Si je m'épuisait, j'allais être fatiguée, et j'allais pouvoir dormir encore. Je m'entraînerais toute la journée, pour aller dormir le soir-même, à quelque heure tardive qu'il soit...

Comme j'avais donc prévue, j'étais épuisée. Cette fois, je pris soin de me mettre en pyjama avant d'aller m'étendre dans mon lit, bien plus confortable que mon canapé. Je fermais les yeux, et les ré-ouvris quelques secondes plus tard... dans un endroit froid, blanc, et avide de toute couleur éblouissante. Je regardais ensuite les environs avant de me rendre compte que les alentours de cet endroit n'étaient qu'une étendue de sable blanc et d'une forte pression spirituelle.


Dernière édition par Hasu Mizuiro le Mar 17 Juin - 2:42, édité 2 fois
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Szayel Aporro Granz
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Lun 24 Mai - 1:15

L'index de Szayel Aporro Granz tapotait nerveusement le bureau qui lui faisait face. Depuis son réveil, il n'avait cessé de consulter l'ensemble des informations qu'il possédait sur cette humaine, Hasu Mizuiro, dans ses bases de données. Tout ce qui en ressortait ne collait pas. La vie entière de la jeune humaine apparaissait comme une paradoxale confusion. Les informations ne pouvaient tout simplement pas correspondre les unes au autres... C'était réellement perturbant pour l'esprit logique de l'Espada. Ses yeux avaient beau parcourir les lignes de données de long en large, le scientifique ne parvenait pas à dégager quelque chose de cohérent...

Alors qu'il était encore une fois plongé dans ses pensées, un détail éveilla son esprit, le tirant de ses réflexions. Quelque chose venait de changer. Ou plutôt de disparaître. Szayel Aporro Granz était habitué à travailler dans une certaine d'animation, causé par ses deux repas préférés, Lumina et Verona. Seulement, le silence causé par leur disparition s'était fait très rapidement, trop même. Comme si en un claquement de doigts, les deux êtres s'étaient volatilisés. Ce qui n'était bien entendu pas possible... Pourtant, la porte du laboratoire de l'homme aux cheveux roses étaient restée fermé, et donc les deux êtres n'auraient pas pu sortir. Impossible également que ces deux énormes boules grotesques puissent se cacher... Alors, s'étaient-ils tout simplement évaporés ? C'était physiquement impossible.
Quoique... La physique semblait vouloir jouer des tours à Szayel Aporro Granz depuis quelques temps...

Et surtout, elle continuait à se moquer de l'intelligence supérieure !
Après Lumina et Verona, c'était au tour du laboratoire de disparaître ! Szayel Aporro Granz n'en croyait pas ses yeux : le sol, les murs, le plafond même, perdaient de leur opacité. Ils oscillaient, devenant plus ou moins transparents. Ce spectacle était surnaturel, impossible. Mais pourtant, Szayel Aporro devait se rendre à l'évidence... Ce qui était en train de se passer, malgré sa totale improbabilité, était bel et bien réel. A travers les moniteurs, il vit que le désert blanc n'était pas affecté par le phénomène, mais seulement le Las Noches...
Enchaînant shunpo sur shunpo, le scientifique vola dans les couloirs du Las Noches. Il avait une certitude : s'il restait dans ce palais, il disparaîtrait lui aussi. Non, en fait, ce n'était pas une certitude. Mais il ne pouvait prendre le risque que son existence se finisse ici et maintenant.

Quand il posa le pied sur le sable blanc, il n'eut que le temps de se retourner pour voir le Las Noches disparaître complètement.
C'était insensé... Un tel édifice, s'évaporer de la sorte ? Il n'existait aucun pouvoir capable d'accomplir un tel acte... Pas même Aizen ne pouvait faire cela ! Ses doigts se refermèrent sur du vide, comme s'il ne pouvait pas croire ce qui venait de se passer. Des années de recherche, perdues en un instant ? Des milliers d'heures de perfectionnement de son être, réduite à néant ? Le choc était rude.
Non, c'était impossible. Il devait y avoir une explication logique à tout cela. Et la personne responsable ne devait pas être si loin. Seulement... Il n'y avait aucune trace de reiatsu autour de l'Espada. Pas le moindre hollow, pas d'arrancar dans les parages...

Tout d'un coup, un faible reiatsu apparut, au loin. Sûrement le créateur de la catastrophe... Szayel Aporro Granz se dirigea vers cette présence solitaire. Autour de lui, le désert luisait sous la lueur de la lune éternelle. Cela lui rappelait ses années en tant qu'hollow errant dans le désert.... Mais ce n'était pas le moment d'être nostalgique. S'il ne retrouvait pas sa vie au Las Noches, il retrouverait rapidement les joies de la vie sauvage dans ce fichu désert...

Finalement, arrivant au sommet d'une colline, il l'aperçut, celle qui avait causé ce désastre, celle qui se jouait de son esprit génial. Son zampakutoh, à son côté, le démangea furieusement. Il tremblait de colère devant cette personne qui le tourmentait tant depuis les derniers temps : Hasu Mizuiro.


"TOI ! QUE FAIS-TU ICI ?!"
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Lun 24 Mai - 20:34

Cet espace blanc et arride me semblait de plus en plus difficile à comprendre. Il ne concordait en rien aux autres rêves que j'avais pût faire, surtout que cet endroit ne me faisait pas penser à aucun des sentiments auquel j'aurais pût me référer. Je me sentais étrange... cet endroit, il ne m'était pas familier, et aucune présence de bien-être n'était aparrente comme dans mes autres rêves. Je commençais tout à coup à m'angoisser. C'était une angoisse pour si peu, que dis-je, pour un rien. Par contre, le fait de me retrouver dans un univers qui m'était tout sauf agréable semblait me toucher à un point fort de mes faiblesses. Aucune trace de vent, presque pas d'air ambiante, une chaleur non perceptible... tout cela m'était inconnu, et c'est cette impression qui m'angoissait. Après quelques instants, je me décida à grimper sur une colline pour observer les environs... C'est bien ce que je craignais en effet. Il n'y avait pas la moindre présence, ni le moindre point d'eau. Cet endroit dénué d'une quelconque brise de vent et de présence laissait sans aucun doute croire en une théorie que personne n'habitait cet endroit. Pourtant, au loin, j'aperçût finalement une silouhette qui m'était familière. Je sentit mon regard s'illuminer à un tel point qu'il ne l'avais jamais été. C'était Szayel! Alors, il était en vie? J'étais persuadée de sa disparition totale après l'éclair qui l'avait emporté, mais aparemment, mon rêve nous avais encore réunis. C'était plutôt étrange, me suis-je dite, mais la joie de savoir que Szayel était toujours vivant me rassurait infiniement. Je descendit la colline en toute hâte, et je n'avais qu'une envie, c'était de revoir son sourire magnifique qui me rassurait tant... Visiblement, je ne serais jamais au bout de mes surprises dans un univers qui pourtant, est censé m'appartenir.

''Szayel! Je... je suis si contente que tu sois en vie j'étais persuadée que ...enfin je croyais...''

''TOI! QUE FAIS-TU ICI?!''

Mon visage se rembrunit dès l'instant où j'avais vu le sien. Il semblait en colère contre le fait que je me trouve dans cet endroit. Pourquoi? Cet endroit n'était donc pas une création de mon esprit? Szayel avait l'air de connaître cet endroit en sous-entendant ce ''ici'' dans sa phrase. Je posait sur lui un regard excessivement intrigué, accompagné bien sûr d'une mine d'incertitude presque inconcevable. De plus.. y avait-il de la peur dans mon regard, à ce moment-là? Cela ne m'aurait pas surpris de ma part. Jamais je n'aurais imaginé Szayel se mettre dans un tel état... Puis, l'envie de lui dire de se calmer m'était à la portée de la main. Avec les''pouvoirs'' que je possédait sur cet univers, il ne m'aurait pas été impossible de le vouloir vraiment ainsi, mais pour être franche, je préférais que Szayel agisse selon son vouloir personnel, plutôt que sous ma volonté. Ça aurait été vraiment injuste pour lui...Mon regard se détourna ensuite presque instinctivement sur son fourreau, qui portait désormais un sabre. Étrangement, dans mes autres rêves il n'en possédait pas, mais je constata finalement que mon fourreau lui aussi se tenait dans mon dos, et il n'était pas vide lui non plus. Szayel semblait s'être mis dans une profonde colère que je n'avais jamais pût observer chez quelqu'un. Il ne me venait qu'un désir profondément incompris en cet instant, et c'était le fait que je voulais à tout pris qu'il ne soit plus fâché. La raison de sa colère m'était inconnue, et je ne savais plus ou donner de la tête. J'abaissa mon regard, avant de m'incliner devant lui, et penser qu'il n'y avait pas grand chose que je puisse faire pour changer la tournure des évènements précédents.

''Szayel je... n'ai aucune idée pourquoi tu es fâché et... enfin, c'est certainement contre moi, n'est-ce pas?''

Je tentais un petit regard vers le haut. Il semblait toujours vouloir être prêt à dégainer son sabre sur moi.

''Alors c'est moi le problème...écoute.. euh... je suis désolée pour ce que j'ai pût faire... même.. si j'ignore de quoi il s'agit... je...c'est à cause de l'éclair... pas vrai? C'est parce qu'un des éclair de mon autre rêve t'as fait disparaître...hein? Ou..alors je..ne sais pas...''

Des larmes commençaient a cet instant à perler sur mes joues. Jamais je n'aurais crû me sentir ainsi coupable pour un acte qui m'était inconnu, ou même inconscient de ma part. Je me disait en cet instant que peu importe ce qui allait m'arriver, cela m'était égal tant qu'il cesse d,être fâché. Si c'était ma mort qui pourrait le calmer de toute cette colère, je serais heureuse de mourir. Si c'était moi qui le dérangait, ou même si c'était ce que j'avais pût faire, j'aurais fait n'importe quoi pour réparer mon horrible faute. Je crois que c'était important qu'il le sache à cet instant précis.

''Si...si c'est de ma faute.... si.. c'est ce que j'ai pût faire, qui t'as mis en colère...fais... ce que tu veux de moi... tue-moi sur-le-champ s'il le faut Szayel... mais... je...''

J'hésita un bref moment avant de lui dire ce que j'avais sur le coeur à cet instant. Ces quelques secondes m'avaient parues interminables.Ces rêves, ils étaient devenus ma vie depuis quelques temps. Ma vie réelle. Je ne pouvais pas imaginer ce qui se serait passé si une journée encore aussi banale que d'habitude avait poursuivit la précédente. Ma mort aurait été imminente par ma faute, en gros... Ce qui me gardais en vie désormais, c'était mes rêves. Évidemment, je ne pourrais pas passer ma vie à travers mes rêves, mais c'était eux qui m'avaient redonnés la joie de vivre. Non, ce n'était pas vrai, pas du tout! J'étais complètement à côté de la plaque! Comment ai-je pût me tromper de la sorte!? Je le savais, maintenant! Ce qui m'avait redonnée le sourire, ce qui m'avait permis de remettre un peu de joie dans ma vie... Il ne s'agissait pas d'un simple fait. C'était un facteur important. Il s'agissait plutôt de celui qui avait changé ma vie, et il se trouvais juste devant moi! Avant, jamais la vie ne m'avait semblée aussi plaisante et palpitante. La joi de vivre, chose que je n'avais connue qu'avant mes six ans d'existence, m'était revenue sur le coup. Szayel avait changé ma perspective des choses. Il avait changé une partie de mon existence, et j'en étais persuadée.

''...je ferais.. n'importe quoi... pour te voir sourire à nouveau...''

Je me sentit rougir éperduement avant de me dire que peut-être, c'était fini pour moi. J'étais persuadée qu'il allait en finir à cet instant. Après tout, ce n'était qu'un rêve. Un rêve minable et sans intérêt... Non, il ne pouvait pas s'agir de ça. Je n'avais même pas cru un instant de plus à cette idée. Comment ai-je pût? Simplement dût au fait que j'avais pût croire en une telle idiotie, j'avais envie de mettre fin à mes jour! Szayel était pour moi la personne qui me tenait encore en vie un peu chaque jour. Dans l'espoir de pouvoir encore prendre contact avec lui, ne serait-ce qu'une infime partie de la durée de mes rêves, cela me rendait plus que simplement heureuse... Je ne savais pas ce qui se passait à cet instant. Jamais je n'avais pût ressentir ce genre de choses au par avant. Ça m'était totalement incconu. Pourtant, une conclusion simple mais inéluctable semblait trotter dans mon esprit. Je ne pouvais qu'en être un peu plus persuadée chaque instant je crois. Oui, tout cela me semblait évident, et pourtant si difficile à exprimer. Même moi, il m'avait pris du temps avant de reconnaître ce fait. Je crois que la réponse à la plupart de mes question était plus évidente que je n'aurais pût le croire. Szayel, il était tout sauf banal. Il était pour moi.... l'être le plus cher à mes yeux.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 6 Juin - 18:23

La descente de la pente de sable fut extrêmement rapide. La main crispée sur la poignée de Fornicaras, l'Octava Espada fonçait vers sa proie, courant au milieu des grains immaculés. C'était à cause d'elle... Son laboratoire, sa vie avaient été désintégrés par cette seule femme. Il ne savait pas comment elle avait pu arriver dans ce désert, et peu lui importait. Tout ce qu'il voulait, c'était se venger, la tuer... Ainsi, il espérait retrouver son ancienne existence, au milieu des équations, des chiffres, des arrancars... Il n'avait que faire d'une humaine. S'il l'avait épargnée, c'était uniquement par curiosité. Mais maintenant, elle osait lui retirer sa vie. Elle allait le payer. Très cher.

Tout ce qu'elle trouvait à faire, c'était de s'aplatir par terre... Que comptait-elle faire ? Des excuses ? C'était trop tard. Elle allait perdre la vie, comme elle avait enlever tout ce qui comptait un tant soit peu aux yeux de Szayel Aporro. Elle était prosternée, comme si elle voulait implorer un pardon divin. Qu'importe. Le Dieu qui lui faisait face n'était pas d'humeur à se montrer magnanime. Déjà la lame de Fornicaras glissait hors du fourreau protecteur, dans un chuintement sinistre.

Alors, il se produisit un événement qui allait changer la vie de Szayel Aporro Granz à jamais. Elle releva les yeux. Son regard avait quelque chose d'exceptionnel. Il y avait une telle intensité dans ses pupilles... Le sabre n'était pas encore sorti que déjà sa course s'était arrêté. Le scientifique était pétrifié par ce regard, et la puissance qui s'en dégageait.


"Alors c'est moi le problème... écoute... euh... je suis désolée pour ce que j'ai pu faire... même... si j'ignore de quoi il s'agit... je... c'est à cause de l'éclair... pas vrai ? C'est parce qu'un des éclairs de mon autre rêve t'as fait disparaître... hein ? Ou... alors je... ne sais pas..."

Son discours était confus, ses paroles peinées. La tristesse émanait de chacun de ses mots. Le regard qu'elle portait sur Szayel Aporro était insupportable. Tant de sentiments, mêlés, c'était dur à supporter quand on avait vécu au milieu des animaux pendant tant d'années... Et là, d'un coup, il se retrouve en face d'un être d'émotions.
Le traumatisme de l'homme n'est pourtant pas terminé. Après une tirade si larmoyante, ces gouttes coulent sur la peau de la jeune fille, humidifiant le sable blanc du Hueco Mundo. Fornicaras retomba dans son fourreau, presque inconsciemment.


"Si... si c'est de ma faute.... si... c'est ce que j'ai pu faire, qui t'as mis en colère... fais... ce que tu veux de moi... tue-moi sur-le-champ s'il le faut Szayel... mais... je..."

La tuer ? Etait-il là pour ça ? Il ne se souvenait plus. Il ne se souvenait plus de rien. Le corps du scientifique ne réagissait plus. Il était le siège d'une puissante décharge d'énergie, mais pas une énergie mécanique, ni électrique. Il n'avait jamais ressenti une telle sensation auparavant... Il avait même oublié ce que c'était... d'avoir un coeur ? Non, impossible. Cette sensation ne pouvait être lié à un coeur. Il avait perdu le sien depuis longtemps. Très longtemps.
Alors comment expliquer cette douleur dans sa poitrine, cette sensation qui comprime ses organes ? Personne à part lui ne pouvait utiliser le pouvoir de Fornicaras... Alors pourquoi ? Pourquoi se sentait si mal à la simple vue de cette humaine qui pleurait devant lui ? Ce n'était pas logique, rien ne concordait. Il ne pouvait pas ressentir la moindre émotion, c'était un Arrancar...
Cette idée le tourmentait de plus en plus... Pourquoi aurait-il si mal au... coeur... s'il n'était pas... Non, ça n'avait aucun sens. Il ne pouvait pas...


"... je ferais... n'importe quoi... pour te voir sourire à nouveau..."

Quelle stupide évidence. C'était physiologiquement impossible, et pourtant, Szayel Aporro Granz devait l'admettre... Il éprouvait de l'amour pour cette humaine. De s'être avoué cela à lui-même, cela avait été comme une libération... La souffrance de son corps s'était d'un coup transformée en paix paisible. La douleur s'était transformée. Il ne ressentait plus de rage, mais juste de la tristesse pour cette fille. De la culpabilité également, de l'avoir faite pleurer...
Son visage était passé d'une grimace de rage à une expression ébahie, mais maintenant, ses traits se détendirent, son habituel sourire retrouva sa place. Le scientifique s'agenouilla devant la fille toujours prosternée. Sa main droite vint effleurer le visage de la jeune personne, le forçant à se relever et à regarder l'Espada. Lui souriait, paisiblement.


"Désolé de m'être emporté. Tu n'as pas à t'excuser... Oublies-tu que je suis une création de ton esprit ? Tu ne peux me faire mourir avec un simple éclair."

Il se releva, en faisant glisser délicatement sa main sur la joue d'Hasu. Il regarda l'horizon d'un air songeur et apaisé.

"Relève-toi, Hasu Mizuiro. Je vais te montrer ce monde qui est le mien. Il possède bien plus de beauté que ce qu'il ne peut laisser transparaître de prime abord."

Il la regarda, d'un regard doux, toujours avec son demi-sourire.

"Je serai ravi de faire une promenade avec toi."

Tout cela paraissait tellement improbable... C'était irréel. Oui, c'était un rêve. Un doux rêve... ?
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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Lun 7 Juin - 23:38

Je constatai après quelques secondes que Szayel s’était agenouillé juste devant moi. Je me sentis trembler, et je fermais les yeux rapidement, inquiète de ce qui pouvait bien se passer. Allait-il me tuer? Je ne pouvais plus bouger. Je ne sentais que le souffle de l’être qui se trouvait devant moi effleurer ma frange. Je n’osais même pas le regarder, j’étais pétrifiée. J’en étais persuadée, j’allais mourir. Mais peu importe, ça ne me dérangerais pas. Aucunement, d’ailleurs. Si c’était Szayel qui mettait fin à mes jours pour une raison qui lui aura été valable, je serais contente d’avoir pût lui être utile en un sens. Pourtant, contrairement à toutes mes attentes, je sentis à l’instant une main venir se déposer sur ma joue, et c’est alors que j’ouvris les yeux délicatement. Je ne pris même pas la peine de prononcer ne serait-ce qu’un seul mot. Pourquoi? Pourquoi ce contact si simple et banal, me semblait si doux et…plaisant ? Pourquoi le simple fait que sa main se trouve sur mon visage me semblait être une source de bonheur? Jamais je n’aurais cru qu’un contact physique si simplement exécuté puisse me figer à ce point. Je ne tremblais plus, j’étais immobile, sur place, ne fixant toujours pas le propriétaire de cette main si réconfortante. Je ne fixais que le creux de cette main qui se trouvait toujours sur ma joue.

D’un petit geste, lui aussi pourtant si simplet, me fit détourner le regard vers celui de Szayel Aporro. Une chaleur intense, peut-être trop perceptible pouvait certainement s’entrevoir à travers les traits de mon visage. Déjà qu’il était pâle, je pouvais tout à fait savoir qu’en cet instant, des traces de rougeur devaient y être plus perceptibles que jamais. Les yeux de Szayel croisèrent les miens et je sentis mon cœur battre la chamade. Je ne comprenais pas, voire aucunement ce qui se passait. Mon être tout entier était incapable de bouger. Si ce n’était pas dût au fait que je n’avais pas pris contact avec personne depuis longtemps, c’était sans doute le fait que le visage de Szayel si près du mien me rendait totalement inerte, impuissante. Je ne voulais que me perdre dans l’iris de ses yeux. La vue de ses yeux qui fixaient les miens m’embarrassait énormément, et je le voyais qui allait ouvrir la bouche pour prononcer quelques mots, peut-être les derniers que j’entendrais de ma vie d’humaine banale.

"Désolé de m'être emporté. Tu n'as pas à t'excuser... Oublies-tu que je suis une création de ton esprit ? Tu ne peux me faire mourir avec un simple éclair.

Je sentis à cet instant une autre larme me caresser de son contact humide pour descendre jusque sur ma joue. Une… création de mon esprit? Il n’était donc que cela? Pour moi, il était bien plus qu’une simple création de mon subconscient. Je ne croyais pas en cette théorie. Je ne voulais pas y croire. Je me résignais à comprendre, je ne voulais pas. Il m’était tout simplement impossible qu’il ne s’agisse que d’une création. C’était irréel qu’un contact paraisse si vrai, alors qu’il n’était pas censé l’être. Mon rêve… je ne voulais plus qu’il soit. Si ce n’était pas la réalité, à quoi bon continuer de se sentir si bien pour être déçue à son réveil?

Je sentis par la suite que Szayel fit glisser doucement sa main sur ma joue avant de se relever. Douceur… une marque de joie sur ma petite peau frêle qui reçoit ce contact réceptif de manière si frémissante. Je l’entendis prononcer mon prénom de sa voix magnifique. Je me tressaillis soudainement au son mélodieux que prenait mon prénom une fois prononcé par lui. Ne comprenant pas le fait que des paroles pouvaient tant m’affecter, je me relevais doucement en le fixant, toujours le regard inchangé. Je le vit ensuite qui regardait à l’horizon d’un regard calme et paisible. Je fis tout mon possible pour tenter de garder en mémoire l’image de cet être qui regardait au loin. Tant son regard semblait délicat, tant il l’était de tout son être.

''…Je vais te montrer ce monde qui est le mien. Il possède bien plus de beauté que ce qu'il ne peut laisser transparaître de prime abord.''

Une lueur d’espoir, un brin de folie, sans doute… un vide qui n’avait pour seul désir que d’être comblé. J’étais maintenant persuadée qu’il ne s’agissait pas d’un rêve. Il me montrerait le monde qui est sien... C’était donc ça, son monde? Je commençais à comprendre la raison de la pâleur de sa peau et son absence de chaleur corporelle. Comment aurais-je pût créer Szayel, et un monde qui lui appartient à la fois? Il ne pouvait pas s’agir d’un rêve, pas cette fois. Quelle déception de vivre sa joie à l’extérieur de sa vie quotidienne. Quelle douleur que de n’avoir qu’un peu de réconfort, et le seul endroit où il soit ne fasse même pas partie de votre univers. Si mes rêves étaient ma seule source de joie, je finirais bien par m’y perdre. Oui… m’y perdre comme une petite vague inerte qui suivrait le courant des choses, car elle n’a nulle part d’autre où aller. Si ma joie ne se trouvait qu’en ce monde, que ferais-je pour m’adapter aux déceptions incessantes de ma vraie vie? Je m’angoissais de plus en plus sans pourtant en démontrer autant sur mon visage. Il ne suffit que de ses paroles, pour me changer les idées…

"Je serai ravi de faire une promenade avec toi."

Oui… sans doute il devait avoir compris. Un être aussi spécial devait avoir compris. Szayel, il était toujours là dans mes moments d’angoisses. Même en cet instant, une minuscule angoisse apparue si rapidement fût presque aussi subitement oubliée par l’aide de ses paroles rassurantes. Je m’approchai de lui, croyant bien que mes jambes allaient lâcher. Je tremblais de partout, et tandis que je marchais aux côtés de Szayel sans rien dire de plus, je lui adressai un sourire. Il était minuscule ce sourire. Hésitant et à la fois heureux, démontrant toutes mes faiblesses tout en voulant profondément lui démontrer ma sincérité. Après une longue minute de réflexion, je pris bien le temps de mâcher mes mots avant de les prononcer.

''Szayel… est-ce que… c’est encore un rêve…? ''

Bien avant de le laisser répondre, j’ajoutai quelque chose à ma question, à laquelle j’aurais voulu que cette dernière phrase ait été un préambule à celle que je venais de prononcer. Sans même sourire, ni rougir, ni même trembloter encore plus, et surtout sans aucune intonation de voix, je prononçai alors les mots qui me seraient peut-être regrettés…

'' Si c’est un rêve... je ne veux jamais me réveiller… ''
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Szayel Aporro Granz
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 20 Juin - 18:28

La jeune Mizuiro avait un air soucieuse, et embarrassée. Cela ne lui ressemblait pas, et ne lui allait pas vraiment très bien. Ses traits, déformés par ces sentiments, lui donnaient un air triste. Son visage, déjà pâle, semblait tiré et soudainement plus âgé, ce qui tranchait avec sa frêle carrure. Son être se reflétait dans son sabre : la présence de l'arme démontrait une sorte de maturité sage, tandis que les ornements du fourreau traduisaient une jeunesse rêveuse. D'ailleurs, elle était bel et bien en train de rêver...

Seulement, Szayel Aporro Granz ne comprenait pas d'où ses sentiments pouvaient provenir. Il avait perdu son coeur il y avait bien longtemps. Se pouvait-il que cette jeune femme lui ait créé une âme onirique ? Ce n'était pas impensable, juste improbable. Elle n'avait pas l'air de savoir ce qu'elle faisait ici, ni même comment elle avait pu y arriver. Pourtant, l'Octava devait savoir...
De toute évidence, cet endroit n'était pas le Hueco Mundo. Si elle était ici, c'était qu'ils se trouvaient encore dans son rêve. Ca en était inquiétant... Depuis combien de temps son corps n'avait-il pas été réveillé ? Pourquoi le système de sécurité ne s'était-il pas déclenché, pour l'extirper de ce monde ? Encore une fois, il y avait de nombreuses questions qui gravitaient encore autour de cette femme. Mais, à vrai dire, il était beaucoup moins préoccupé par ces interrogations, depuis qu'il avait ce "coeur"...
Il se rendait à l'évidence. Même si son coeur lui hurlait de ne pas le faire, il le devait. Il devrait utiliser cette jeune femme pour tester les limites de ce monde... Seulement, il n'allait pas la brusquer : il ne pouvait pas. C'était étrange comme sensation, de ne pas pouvoir faire de mal à quelqu'un.

Ils marchaient déjà depuis quelques temps quand elle prit la parole, de sa voix frêle et timide.


"Szayel… est-ce que… c’est encore un rêve…?"

Ils marchèrent encore un peu, aucun n'osant prendre la parole. Le sable s'enfonçait sous leurs pas, mou.

"Si c’est un rêve... je ne veux jamais me réveiller…"

Une bouffée de chaleur emplit le torse du froid scientifique. Ces mots étaient comme une caresse létale... Il devrait se réveiller, il le savait. Son existence était trop importante pour être négligée. Il avait conscience qu'il devrait retourner à ses occupations, il sentait qu'il devrait abandonner ces sentiments nouveaux dans ce lieu, dans ce rêve.

Ils avancèrent toujours, marchant côte à côte dans le sable blanc. Ils étaient deux touches de couleur dans ce funeste décor du monde des morts. Il avançait, il ne souriait plus.
Il s'arrêta brusquement, son demi-sourire revint éclairer son visage. Il fixa brièvement les dunes, avant de porter son regard sur la jeune femme.


"Sommes-nous dans un rêve ? C'est une bonne question. Mais je ne peux pas t'apporter cette réponse, c'est à toi de te faire un avis. Peut-être devrais-tu commencer par jeter un oeil à ce qui se trouve de l'autre côté de cette dune..."

A vrai dire, elle n'aurait jamais pu imaginer ce qui se trouvait derrière le tas de sable. Elle ne pouvait pas penser à trouver cela en cette situation. Ce n'était pas dangereux pour elle, mais cette présence en ce lieu, ce désert aride, nocturne et blanc, était tout à fait inattendue...
C'était en réalité un test... Il y aurait effectivement quelque chose derrière la dune. Mais ce quelque chose dépendait entièrement de l'esprit de la jeune femme. Le seul fait qu'elle puisse imaginer qu'il y ait quelque chose créera cette chose. Du moins, si la logique du rêve se réalisait...
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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Jeu 24 Juin - 0:25

Le silence régnait à présent entre nos deux être, juste après que j’aie prononcé mes derniers mots. Peut-être n’aurais-je pas dût… Nous marchions dans une atmosphère qui m’était peu familière. La seule chose qui pouvait se laisser entendre, c’était le glissement du sable sous nos pieds, ainsi que notre respiration à tous les deux. Aucune brise de vent, aucun froissement de l’herbe, aucun bruit environnant. Cet endroit inspirait le silence total, ce qui en devenait presque effrayant. Pourtant, je ne me sentais pas effrayée, du moins pas autant que l’on pourrait l’être face à ce spectacle. Je me sentais bien, aux côtés de Szayel. Cependant, son arrêt plus ou moins expliqué me laissa perplexe. Je le regardais qui fixait les paysages environnants, avant de détourner son regard vers moi.

"Sommes-nous dans un rêve ? C'est une bonne question. Mais je ne peux pas t'apporter cette réponse, c'est à toi de te faire un avis. Peut-être devrais-tu commencer par jeter un oeil à ce qui se trouve de l'autre côté de cette dune..."

Je fus surprise par ses paroles précédentes, tant s’était une réponse qu’une intrigue de plus face à cette situation. Je détournai mon regard vers la dune qu’il fixait il n’y a pas un instant de cela. Derrière cette dune? Que pouvait-il bien y avoir de si spécial derrière une simple dune de sable? Jetant un autre coup d’œil intrigué à Szayel, j’avançai cependant sur la petite colline sablonneuse. Je n’y voyais pas grand-chose à vrai dire, si ce n’est que des mètres à la ronde d’étendue de sable blanc. Pourtant, mon regard se dirigea vers le sol, et je remarquai quelque chose enfoui sous le sable qui captait mon attention… Un tintement de couleur pâle, un brin végétal dissimulé sous une minuscule couche de sable. Je m’agenouillai près de cette ‘chose’, et je la débarrassais de cette couche de grains avec ma main gauche. Mon regard devait sans aucun doute avoir changé. Un sourire mêlé à une intrigue. Je me demandais pourquoi une minuscule… fleur…se trouvait en cet endroit. En fait, il s’agissait plutôt de comment elle s’y était retrouvé. Je me relevais, tout en continuant de regarder cette nouvelle pousse que je venais de déterrer. Il s’agissait visiblement d’une centaurée aux teintes bleutées, ce qui donnait un brin de couleur à ce paysage blanc. Je me retournais en direction de Szayel derrière moi, et, l’ombre de mon sourire, un air plutôt déçu se laissait entrevoir sur mon visage. Alors c’est bien ça…il voulait savoir si j’étais toujours en train de rêver. Une telle fleur dans ce genre d’endroit serait normalement impossible à trouver. Ce monde, qui semble-t-il, est celui dans lequel Szayel vit habituellement. Pourtant, il ne devait pas s’agir totalement de son monde, puisqu’il était en ce moment sous contrôle de ma conscience. Oui, sans doute… son monde à lui devait être –même juste un peu- différent de celui-ci.

Je descendis doucement de la petite colline, réfléchissant chaque instant un peu plus à tout ça. Il était unique, il agissait avec moi comme personne d’autre ne l’avait fait au par avant… sans oublier le fait que nous nous trouvions en ce moment même dans un désert blanc, résultat d’un endroit où je ne me suis jamais retrouvée, et où je ne me suis jamais sentie aussi bien de toute ma vie. Je fis le dernier pas pour descendre de la colline, quand soudainement me vint une réflexion très étrange, simple mais pourtant si réaliste… la réflexion d’une situation concluante à ce qui m’arrivait ces derniers temps. Une partie de moi ne voulait pas y croire, s’y résignait, ne le constatais pas totalement. J’étais bel et bien en train de vivre dans mes rêves. Vivre des choses qui ne se seraient jamais produites dans la réalité. Je vivais les instants les uns après les autres, me disant parfois à moi-même qu’il s’agissait d’un rêve, telle une pensée significative qui ne signifiait pourtant pas beaucoup. J’étais dans un rêve, j’en étais consciente… être conscient que l’on rêve arrive peu souvent. Avoir le degré de conscience nécessaire dans ce rêve pour se lier d’amitié avec quelqu’un, et vouloir le retrouver dans un rêve prochain, ce n’est pas anodin. Surtout, dormir durant trois jours d’affilée, ce n’est pas quelque chose de banal. Se pourrait-il que mon subconscient m’ait forcé à rester endormie, tellement j’appréciais mon autre vie? Je m’arrêtai juste devant Szayel, fixant le sol les yeux mi-fermés, toujours un air déçu se dissimulant sur mon visage. Je sentais que cette fois, j’allais craquer. Ce n’était pas possible, totalement impensable même… Je ne relevai pas mon visage avant de prononcer une phrase face à laquelle j’éprouvais de l’angoisse, uniquement en la prononçant.

''Serait-il possible qu’une partie de moi… ne voulait tellement plus de mon ancienne vie, qu’elle a décidé que ce rêve en serait remplaçant?''

Encore un vide. Un vide indescriptible qui rongeait mon esprit. Comment l’angoisse peut-elle résulter d’un vide incompréhensible? Les pensées angoissantes se multipliaient dans mon esprit jusqu’à ce que je sente qu’il vaudrait mieux en finir. L’esprit humain est incroyablement …faible. On cherche sans cesse une issue. La moindre angoisse, un stress énorme, un simple moment où l’on sent que l’on ne peut plus contrôler la situation semble nous dépasser. Il ne reste qu’une envie à ces gens-là, c’est d’en finir. En finir une bonne fois pour toutes, que leurs angoisses, leurs peines, leur mal… soient envolés.

Je fermais les yeux, n’ayant aucune pensée en tête, si ce n’est que l’envie d’en finir. En finir avec toute cette angoisse. Oui, je cherchais intérieurement et désespérément une manière de me débarrasser de ce stress indécis, cette situation dans laquelle j’étais mal à l’aise. Je me sentis trembler à travers tout mon corps, immobile, ne fixant toujours que le sol les yeux fermés. Mon cœur battait à tout allure, et mes paupières de crispaient. Je cherchais ma source de réconfort, quelque chose, un geste, une personne qui pourrait me permettre de m’enlever toutes ces angoisses de mon esprit…esprit faible qui cherche le réconfort.

Sans même m’en être rendue compte, ma main resserrait désormais celle de Szayel de toutes mes forces.

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Szayel Aporro Granz
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Lun 5 Juil - 0:50

Quelle gentille fille, elle se prêtait naïvement au jeu. Ce n'était qu'une petite expérience pour confirmer ce que l'Octava savait déjà, mais il avait besoin de se rassurer. Il devait vraiment savoir s'il était dans le rêve de la jeune femme, ou simplement si son esprit lui jouait des tours. Seulement... Il ne pouvait se contenter d'une seule expérience. Il devrait... Oui, il n'avait pas le choix. Même si cela lui briserait le coeur. Enfin, son coeur onirique.
Elle s'éloignait, lentement. Elle disparut du champ de vision de l'Arrancar un instant, le temps d'observer ce qui lui tenait... à coeur. Autour de Szayel Aporro, le monde commença à vaciller, puis à se disloquer. Il était sorti du champ de vision de Mizuiro, et tous l'esprit de la jeune fille était en ce moment concentré dans la création de la fleur. Le monde alentour n'avait plus d'importance, il était destiné à disparaître jusqu'à ce qu'elle y prête de nouveau attention, c'était ça la dure réalité du rêve.

Le décor reprit d'un coup sa matérialité. Hasu venait de se relever, après avoir regardé ce qu'elle désirait. Elle fit un petit signe à Szayel... Que c'était touchant... Une si brave humaine, attachante en plus de ça. Elle descendit la colline rapidement, l'air soucieux. A peine arrivée devant Szayel, elle manqua de tomber, mais ne parut même pas s'en rendre compte. Elle ferma les yeux, comme si elle allait dire quelque chose d'important à ses yeux. Un court silence s'imposa, lui laissant le temps de rassembler ses idées, de se préparer à avouer ce qu'elle avait sur le coeur.


"Serait-il possible qu'une partie de moi... ne voulait tellement plus de mon ancienne vie, qu'elle a décidé que ce rêve en serait remplaçant ?"

Elle serrait la main de Szayel, en proie à de sombres pensées. Elle était inquiète, la pauvre. C'était son rôle de la rassurer, de l'aider à surmonter... ses peurs ? Oui, il allait l'aider, l'apaiser. Ses angoisses devaient disparaître. Et elles allaient disparaître.
Elle avait fermé les yeux. Sa prise était surement inconsciente, mais elle serrait de toutes ses forces. Comme on s'accroche à un rocher lors d'une tempête... Comme on s'accroche à un unique espoir lorsque les ténèbres envahissent notre existence... Etait-il cela ? Non, il ne devait pas l'être. Il était le cruel Octava Esapada, le représentant de la Folie Létale.

Il repoussa l'ensemble formé des mains des deux êtres sur le côté, et se rapprocha d'elle. Sa main libre se posa sur l'épaule de Mizuiro, lui intimant de ne pas bouger. Sa tête effleura celle de la jeune femme, les deux souffles étaient perceptibles. Sa bouche s'arrêta à quelques centimètres de l'oreille de l'humaine, et y glissa des mot susurrés, prononcés dans un souffle. La voix était douce, calme, apaisante. C'était l'effet qu'il voulait donner...


"Je suis une partie de toi. Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même... Je sais ce qui est bon pour toi. Tu dors depuis trop longtemps maintenant. Je suis vraiment désolé, mais il va falloir te réveiller."
Soupir.
"J'ai beaucoup apprécié ce moment passé avec toi. Nous nous reverrons sans doute dans un prochain rêve, mais pour le moment, nous devons nous séparer. Nous avons tous deux besoin de faire le point sur ce qui s'est passé ces dernières nuits. Ton corps a besoin d'être réveillé de temps en temps. J'en suis vraiment désolé, mais c'est comme cela. Je te dis donc... A une prochaine fois, Mizuiro Hasu.
Tu vas maintenant t'endormir éternellement, pour mieux te réveiller...
"

Pointant vers la sphère d'argent, la lame de Fornicaras perçait les cieux, transperçant le corps de la frêle femme. C'était réellement désolant de devoir faire cela, mais le corps de Szayel avait vraiment besoin d'éveil. Trop de rêve tue la réalité... Cette fois, c'était la rêveuse qui était tuée par un homme dépassé par sa propre réalité. La façon la plus sûre de réveiller l'humaine était... de la tuer. Par chance, Fornicaras accompagnait l'Espada en ce monde. Un coup, simple, létal, suffisait... Un coup sans douleur pour cet être d'exception.

Une goutte d'eau salée perla sur le coin de l'oeil de l'Espada, avant qu'il ne disparaisse dans le tourbillon de l'éveil.
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Hasu Mizuiro
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MessageSujet: Re: Rêverie sérieuse... (PV Szayel)   Dim 11 Juil - 17:05

Szayel repoussa ma main avant de poser sa main sur une de mes épaules. Il se rapprocha de moi doucement, et vint ensuite mettre sa tête tout près de mon oreille pour y murmurer quelques mots. Le ton de sa voix ne me laissait pas indifférente. J’étais étonnée de savoir à quel point ce son était magnifiquement… envoutant. Il était si près de moi, à un point tel que je n’arrivais même plus à respirer normalement. Mon souffle avait ralentit énormément, et mon rythme cardiaque avait augmenté de manière fulgurante. Il me parlait tout d’abord d’une manière spéciale, un petit air désolé se mêlant au ton de sa voix, me disant que je devais me réveiller…

''Qu…quoi? M..mais pourquoi devrais-je…''

Un soupir de sa part. Je n’ai même pas eût le temps de prononcer le restant de ma phrase, qu’il avait déjà entamé d’autres mots pour suivre les précédents. Ces mots-là, je les écoutais bien plus attentivement qu’au par avant. Moi je ne voulais pas me réveiller. J’étais bien plus heureuse en rêve que dans la réalité. Je n’arrivais pas à croire qu’une telle déception pouvait exister en rêve, ni même dans le monde réel. Pourtant, d’un seul coup mes peurs disparaissaient. Je ne sais pas pourquoi, mais toutes mes pensées avaient quittées mon esprit en un instant. La dernière phrase de Szayel me laissa perplexe, mais je ne pus même pas me questionner sur la chose. Quelque chose de froid venait de traverser mon corps soudainement. Le monde autour de moi s’embrouilla rapidement, et je sombrais dans une atmosphère qui m’avait été connue il y a pas quelques minutes.

La lumière de la lune transperçait les fins rideaux de ma chambre. J’ouvris doucement les yeux avant de me rendre compte que, j’étais vraiment réveillée. Un réveil assez brutal, tout en étant calme. Enfin, ça avait été assez surprenant sur le coup, il faut dire. J’observais ensuite l’endroit où j’avais ressentie une grande douleur. Aucune cicatrice, aucune blessure… il n’y avait rien du tout. Alors c’était vraiment ça? Le rêve et la réalité ne s’étaient pas autant rapprochés que j’aurais pût le croire. Pour une fois, je semblais heureuse de ce fait. Je semblais heureuse que Szayel n’ait pas mis fin à ma vie. Tout de même c’était étrange. Je ne comprenais pas pourquoi il avait dit qu’il me connaissait mieux que quiconque. Peut-être savait-il que j’étais seule en réalité? Par contre, je ne sais pas comment il aurait fait pour le savoir, mais une chose me semblait toujours inexpliquée. Szayel n’existait-il que dans mes rêves? À bien y penser, un monde comme celui qui disait être ''le sien'' n’existe pas sur cette Terre. Enfin je crois…

Je mis mes vêtements, je sortis de ma chambre rapidement, et lorsque j’eût atteint ma porte d’entrée, je soupirai un grand coup avant de l’ouvrir. Malgré le fait qu’il faisait nuit, je ne me sentais pas effrayée. Cet endroit sombre et noir ne semblait pas m’affecter autant qu’il l’aurait fait avant. J’étais toujours incertaine à chacun de mes pas, mais je préférais me perdre dans mes pensées chaque fois un peu plus. Je ne sais pas si je devais être triste, ou même heureuse. Il venait de me tuer si simplement, mais tout de même, c’était pour me rendre un service, non? Enfin c’est ce qu’il disait… que mon corps avait besoin d’être réveiller. À moins que ce n’était peut-être que pour son simple intérêt? Peut-être avait-il fait ça afin de se réveiller lui-même… Non, je ne voulais pas croire en cette théorie. Pourtant, elle trottait dans mon esprit, et ne voulais plus en sortir. Comment pouvais-je en être certaine? Moi que ne connaît qu’à peine cet être, comment puis-je décider de ne pas croire à une telle hypothèse? J’étais idiote. Idiote plus que tout. Je ne sais pas comment je parvenais à me faire des idées toutes faites. Dès le début, j’étais naïve. Je ne sais pas comment cela a-t-il pût arriver. J’essayais toujours d’avancer sans me poser de questions, mais c’était totalement impossible. Dès la première question posée, une autre s’en suivait, et sans cesse. Moi qui ne possède pas une grande passion des connaissances en général, pour une fois j’aurais voulu tout savoir dans les moindres détails. Comment étais-je censé savoir qui il était, ses origines? Essayer de le comprendre était déjà tout un défi…Soudainement, je m’arrêtai net. En plein centre de la forêt, je restais sur place, le regard vide, pendant que mes pensées et mon côté réaliste des choses semblait vouloir sortir de mon esprit.

''Quelle idiote t’es Mizuiro. Comment peux-tu croire une telle chose? Comment j’ai pût croire un instant que quelqu’un pouvait penser quelque chose de moi qui me serait bénéfique. J’ai été d’une naïveté incompétente… je ne comprends pas…''

"Je ne suis qu'une création de ton esprit... Mais tu peux m'appeler Szayel Aporro. "

''Il l’avait dit lui-même… maintes fois d’ailleurs…''

''Comment peux-tu en douter ? C'est impossible de pénétrer les rêves des autres. Peut-être suis-je tout simplement le reflet de ton subconscient ? Ou peut-être suis-je un ami créé par ton esprit pour te tenir compagnie pendant ton sommeil ?''

''Je suis tellement nulle…''

''Désolé de m'être emporté. Tu n'as pas à t'excuser... Oublies-tu que je suis une création de ton esprit ? Tu ne peux me faire mourir avec un simple éclair.''

''Comment j’ai pût passer à côté…?''

''Je suis une partie de toi. Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même... Je sais ce qui est bon pour toi. Tu dors depuis trop longtemps maintenant. Je suis vraiment désolé, mais il va falloir te réveiller.''

Je senti mon souffle accélérer, mon cœur se resserré contre lui-même. N’avais-je donc qu’été simplement idiote à ce point? Mes genoux tombèrent d’eux-mêmes par terre. Je regardai le ciel avec un regard très étrange. J’aurais voulu en finir. Pourquoi suis-je aussi incapable au point de ne pas m’en être rendue compte plus tôt? Szayel n’existait pas… son monde non plus. Mes sources de bonheurs n’existaient pas. Depuis longtemps j’essayais de me cacher cette réalité. Me mentir à moi-même sans m’en rendre compte. Si Szayel n’existait pas, je l’avais créé dans mon esprit. Je ne cherchais qu’une source de réconfort, alors il m’a bien fallu l’inventer. Des larmes coulaient sur mes joues… j’étais décidément perdue. Tout autour de moi semblait m’importer peu. Je resserais mes poings contre mon coeur en pleurant a chaudes larmes.Je n’avais qu’une envie : Me dire encore et encore que j’étais bigrement stupide.
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