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 Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }

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Kurosaki Ichigo
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MessageSujet: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Jeu 3 Juin - 18:54

A pattern that you follow }



Contrairement à bien des adolescents, je ne vouais pas de haine sans bornes aux cours. Peu importait que mon manque d’assiduité et l’étiquette de bagarreur que m’avaient appliquée les profs ne le montrassent pas, le fait demeurait : me lever chaque matin pour passer la journée assis dans une salle de classe ne constituait pas la pire des tortures à mes yeux. Il était évidemment des jours où j’aurais souhaité de rester buller au lit comme tout homologue de mon âge, ou de pouvoir prolonger mes périodes de vacances par le loisir tentant de l’école buissonnière, mais c’était généralement sans arrière-pensée que je me rendais en cours. Je n’étais pas non plus pour autant l’un de ces élèves capables de fantasmer sur leur pupitre dès qu’ils se trouvaient chez eux ou de regretter que la dernière heure touchât à sa fin. Non, pas de ça. Je trouvais juste plus judicieux de faire quelque chose d’utile de mes journées – lézarder avait quelque chose de plaisant mais ne nourrissait pas son homme.

Mes proches n’auraient pas hésité à me faire remarquer que j’avais toujours été plus enclin à fréquenter la solitude plutôt que la compagnie de jeunes contemporains. En cela, ils auraient eu raison, ce n’était pas moi qui allais les contredire. Toutefois, ils seraient passés par cette seule assertion à côté d’une charnière essentielle dans mon existence : apprécier de passer la majeure partie de mon temps seul ne me rendait pas incapable de me plaire en compagnie d’êtres chers à mon cœur. Bien qu’ayant plus que nécessaire vécu dans cette optique, du temps où mon existence avait suspendu son cours pour me perdre dans un labyrinthe aride, je n’envisageais plus, à ce jour, de faire de cette réclusion le seul air susceptible de parvenir à mes poumons. La présence des amis que je m’étais faits, ou même de personnes que je ne pouvais pas réellement compter parmi mes relations, m’était aussi indispensable que l’oxygène ; c’était dans ces périodes, où une main invisible tissait ensemble les fils de nos existences, que j’avais le sentiment de quitter mon état d’apnée forcée.

J’allais en classe pour combler le vide de mes journées. J’étudiais autant pour tirer profit à l’avenir de mes connaissances que par plaisir d’éprouver et de repousser les limites de ces dernières. La présence de mes amis jetait un jour aux délicieux effluves dans mon esprit, avant que je ne retournasse aux périodes nocturnes que berçait un âcre mélange de crainte et de soulagement face à l’isolement qui les caractérisait. Et cette routine avait pour avantage d’apporter, sinon la délivrance, des répits sacro-saints à mon âme lépreuse.

C’était ainsi que je voyais ma scolarité : comme une chance de reprendre pied dans la réalité. « C’était. » A l’imparfait. Cette époque de ma vie avait touché à sa fin pour céder le pas à l’aventure rythmant désormais mon quotidien – écho matériel aux battements plus audacieux que jamais de mon cœur. Mon escapade dans le Soul Society, alors dans le but de venir en aide à Rukia, celle qui avait su rendre sa lumière à mon monde, avait bouleversé ma vie, qui s’en retrouvait irrémédiablement changée.

Il en allait de même pour la perspective que j’avais jusqu’alors eue des cours. Repasser du statut de Shinigami remplaçant à celui de simple élève censé avoir pour seules préoccupations la réussite de ses prochains examens et, à l’occasion, ses poils au menton, n’impliquait pas seulement de revenir à son habituelle routine … Cela signifiait aussi faire face à la réalité terrienne. Et si j’avais su me frayer un chemin pavé métal et de sang afin de m’emparer de la victoire face aux guerriers affrontés dans la Soul Society, et ce jusqu’à l’accomplissement de la mission que je m’étais octroyée, je perdais aujourd’hui mon combat contre ce qui ciselait la normalité d’une existence. En particulier, l’ennui qu’apportait une journée passée dans une salle de classe faisait de chaque instant autant de lames invisibles pointées sur ma gorge ; et je les sentais caresser cette dernière, lui imprimer leur morsure, sans que je ne trouvasse le moyen de leur échapper. C’était triste à dire, mais j’étais tout simplement incapable de profiter de ce que j’aurais dû considérer comme des vacances méritées …

Par-dessus tout, j’étais épuisé. Constamment. Mes insomnies ne tenaient pas le rôle principal dans la fatigue qui consumait mes forces, pas plus que le souvenir de la trahison d’Aizen et du trouble que celle-ci avait imprimé dans la trame de la Soul Society. Non, ce qui attisait mon anxiété était l’ombre planant dans mon âme, en provenance d’un être que je devinais la plupart du temps plus que je ne le sentais – cet autre moi à la peau diaphane, au corps et aux vêtements comme sculptés dans un matériau blanc encore inconnu à ce jour, qui était venu me disputer mon corps lors de certains duels au Zanpakutôh. Parfois, il me semblait sentir peser jusqu’aux tréfonds de mon âme le poids du feu jaune de ses yeux, et ce contact me rappelait que le problème adoptait des accents urgents. Il me faudrait sous peu en faire part à une personne susceptible au pire de poser les mots sur ce qu’il en était, au mieux de laver mon esprit de cette présence que je jugeais aussi incommodante que dangereuse.

Je songeais pour ce fait à Urahara. Le type au bob et aux gettas, par son application à voiler de mystère chacune de ces paroles et à me livrer les réponses attendues en pièces détachées, n’était pas un confident idéal. Je le savais cependant capable et intelligent ; pour cela, il avait mon entière confiance. Ou presque.

La cloche annonçant la fin des cours fit retentir son chant strident, m’arrachant aux sombres réflexions qui m’avaient tenu à l’écart de chacun des mots débités par le professeur chargé de nous dispenser ses cours. J’avais honte de devoir reconnaître que j’ignorais jusqu’au nom de la matière suivie en dernière heure ; l’unique impression qui m’avait été laissée par l’enseignant était le regard réprobateur qu’il n’avait eu de cesse de me jeter de façon pulsatile. Insensible, je me hâtai de jeter en vrac dans ma sacoche la trousse que je n’avais pas ouverte de la journée et le cahier que nul trait n’était venu nourrir.

J’ignorai les fantômes qui me côtoyaient tandis que je quittai la classe parmi les premiers fuyards. Une intuition me poussa cependant au dernier moment à embrasser du regard la pièce que je laissais derrière moi. Sans réelle surprise, mes yeux accrochèrent ceux d’Orihime et je lui offris la grimace la plus proche d’un simulacre de sourire que j’étais capable d’adresser à quelqu’un lorsque j’étais préoccupé.

« Salut, Inoue ! » lui lançai-je, et j’accompagnai mes mots d’un geste signifiant que je l’attendais dans le couloir du lycée.


Dernière édition par Kurosaki Ichigo le Sam 5 Juin - 23:28, édité 1 fois
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Orihime Inoue
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Sam 5 Juin - 4:24

Spoiler:
 
Les journées passaient de moins en moins rapidement. à ce temps-ci de l'année, la seule chose que l'on pouvait avoir envie de faire, c'était d'aller jouer dehors, prendre un peu l'air question de se changer un peu les idées. Malheureusement, il s'agissait totalement du contraire. Nous étions pris au piège par des paroles incessantes que les professeurs pouvaient nous baratiner toute une journée durante. Le pire dans tout ça, c'est que le budget de l'école elle-même nous retombe sur le dos, quand ils n'ont pas les moyens de pouvoirs installer des climatiseurs dans toutes les classes de l'établissement...

Je m'évadais dans mes propres pensées -aussi incomprenables qu'elles puissent être- et je faillit même m'endormir alors que la cloche qui annonçait la fin des cours me sortie de ma rêverie. Je me dépêcha de ramasser mes affaires, moi qui m'était éparpillée un peu partout. Comment je m'y prenais pour me retrouver et être ponctuelle dans une pile de paperasse incroyable sur mon bureau, je ne le savais pas, pour ne pas dire aucunement. Je ramassa mon cartable avant de diriger mon regard vers la porte de la classe.

« Salut, Inoue ! »

Je n'eût même pas le temps de réagir que je constata qu'Ichigo venait de me saluer. Un geste si simple pouvait cependant suffir à ensoleiller ma journée. D'un signe de tête provenant de sa part, il semblait me désigner la sortie de la classe jusqu'au corridor. D'un sourire bien bête,et d'un petit ''bonjour'' lui étant désigné, je savais parfaitement en cet instant que mon visage devait refléter à la fois stupidité et embêtement. Nous marchions côte à côte dans ce couloir aussi banal et avide d'un quelconque intérêt qu'il soit, comme dans chaque couloir de cet établissement. Après multiples pensées incessantes dans ma tête, qui venaient de tous les sens, et après m'être dit je-ne-sait combien de fois ''Dis quelque chose!'', je proposa donc un sujet à la parole.

« Alors euh... tu as aimé ta journée? »

Évidemment, quelle question bien idiote de ma part. J'abaissa le regard sous l'effet de mes paroles inutiles en me sentant l'allure typique d'une personne désespérée. On pouvait sans doute dissimuler le fait que j'étais mal à l'aise dans un silence qui,pourtant, n'était pas présent, à cause de tous les élèves et le brouhaha qu'ils pouvaient causer.

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Dernière édition par Orihime Inoue le Mer 13 Avr - 16:02, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Sam 5 Juin - 23:33

Spoiler:
 

Je m’effaçai de l’encadrement de la porte afin de laisser passer des camarades à qui je n’avais, pour la plupart, jamais adressé la parole. Parmi eux figurait Ishida ; le jeune homme m’adressa un signe de tête dans lequel je lus l’équivalent d’un sourire. Je lui répondis d’un vague signe de la main, tout en m’écartant d’un autre pas, et, avant qu’elle ne disparût complètement de mon champ de vision, je pus noter sur le visage d’Orihime qu’elle m’avait remarqué. La jeune fille peinait à rassembler l’ensemble de fournitures scolaires qu’elle avait, il fallait le lui reconnaître, la force de trimballer avec elle jour après jour. Là où je n’apportais moi-même que le strict nécessaire, j’avouais être impressionné par le zèle de mon amie, bien que je trouvasse disproportionné le champ de bataille qui animait alors son pupitre …

Je l’attendis dans l’ombre qu’offrait la portion de mur entre deux fenêtres, lesquelles étaient maintenues fermées par des cadenas aux soins de l’établissement privé. Afin d’éviter les incidents malencontreux, disaient-ils. Je ricanai ; par cette chaleur, privés du moindre courant d’air, les élèves risquaient fort de se révéler très inventifs en matière d’exutoires suicidaires, et des fenêtres closes n’avaient pas la moindre chance les tenir éloignés de telles idées.

Enfin, Orihime franchit le seuil de la salle de classe qui nous avait tenus captifs. Il me sembla qu’elle s’était hâtée de me rejoindre, et elle franchit les courants contraires d’élèves pressés de quitter le lycée par quelques petits pas hésitants. Le nombre cumulé des derniers mètres nous séparant se réduisit pour céder sa place à une proximité qui, le temps d’un battement de cœur, me fit presque oublier la cascade de feu liquide que le regard de mon Hollow jetait, sans embarras, sur mon âme. Toutefois, un détail supplémentaire, dans l’attitude d’Orihime, retint mon attention un peu plus longtemps et je m’y raccrochai pour éviter de céder à la panique.

Le petit « Bonjour » qu’elle marmotta confirma les impressions que m’avait laissées son langage corporel : elle était gênée. D’un accord tacite, nous nous mîmes en marche vers la sortie du lycée et je profitai de la distance parcourue pour observer la jeune fille à la dérobée. Son attitude me laissait perplexe ; elle que j’aurais sans hésiter qualifiée de lumineuse de vie et débordante d’énergie, me semblait bien abattue pour une personne qui venait de contribuer au sauvetage d’une amie … Un malaise dont je ne sus identifier l’origine figeait ses traits sur une moue pincée et la nervosité jouait avec le galbe de ses lèvres.

« Alors euh … Tu as aimé ta journée ? »

Encore cette fêlure dans sa voix, ce timbre faible que l’on entendait plus encore que les mots qu’il formulait pourtant clairement. La question d’Inoue semblait avoir eu du mal à franchir la barrière de ses lèvres ; son regard demeurait fuyant, son maintien peu assuré. Que lui arrivait-il donc ? Se pouvait-il qu’elle ait des problèmes dont je ne soupçonnais pas l’existence ? A moins que ce ne fut ma présence qui provoquait chez elle ce malaise que seul un imbécile aurait classé comme diffus, compris-je, et cette idée me glaça les sangs. Je savais mon amie très réceptive à l’humeur des personnes qu’elle côtoyait, qu’il s’agît d’êtres corporels ou éthérés. Se pouvait-il que l’ombre vomie par mon autre moi ait étendu ses tentacules jusqu’à être capable d’affecter mon entourage … ?

Le sang reflua brutalement de mes joues. Je me composai toutefois un air enjoué pour répondre à Orihime.

« Ma journée ? Tu déconnes ? Plus ça va, et plus je me dis que je regrette notre virée dans la Soul Society. A ce moment-là, au moins, j’avais l’impression que nous fichions quelque chose de nos périodes d’éveil, même si c’était loin d’être agréable … Enfin, tu vois ce que je veux dire … », lui dis-je sans véritablement attendre de réponse.

Je me fichai comme d’une guigne d’être entendu par un élève. Qui, dans ce lycée, Chad et Ishida mis à part, auraient pu trouver un quelconque intérêt – et, plus loin, un sens – à notre conversation ?

Nous parvînmes à la sortie du lycée et franchîmes le haut portail de fer forgé qui nous séparait de la rue principale de Karakura Chô. Chacun s’était hâté chez soi, conséquence logique à la chaleur qui plombait l’atmosphère d’une gangue étouffante, et ne demeuraient devant l’établissement que quelques groupes de retardataires à qui leurs discussions animées faisaient oublier la canicule. Je m’arrêtai là et fis face à Orihime ; sa chevelure rousse, écho plus carné de la mienne, retournait aux agressions de l’astre diurne des reflets flamboyants. Cependant, ni ces derniers, ni la chaleur ambiante, ne semblaient lui réchauffer le cœur, et je notai qu’elle ne s’était pas départie de son air soucieux.

« Et toi, ta journée ? », lui demandai-je, espérant la libérer de son mutisme. (Mes doigts glissèrent le long de son bras et capturèrent une mèche de cheveux dont la seule faute était de dénier, par ses ondulations, son intégrité à son visage. Je la repoussai derrière son oreille.) « Tu es sûre d’aller bien ? Même si je ne te connaissais pas, je jurerais que quelque chose te tracasse … »

{ Caresse glacée, contact fugitif. Deux chairs entre qui tout contraste.
Mon souffle balaie ta nuque, tes cheveux se hérissent en réponse à cette innocente cajolerie. Et je souris, d’un sourire dont la seule vue te ferait douter. Mais tu le vois, n’est-ce pas, Ichigo ? Tu as beau me tourner le dos, tu devines le rictus sur mes lèvres. Si je ne me trompe pas, tu as même du mal à faire en sorte de l'ignorer.
Sourire bleu, sourire noir.
Sourire angoisse,
Sourire menace. }


Mes traits se figèrent. Je priai pour qu’Orihime, toute à ses problèmes, ne notât rien de mon trouble et m’apportât une parole qui viendrait détourner mon attention de l’Autre. N’importe quoi.


Dernière édition par Kurosaki Ichigo le Lun 7 Juin - 15:38, édité 1 fois
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Orihime Inoue
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Dim 6 Juin - 3:23

J'entendis Kurosaki se lamenter d'une certaine manière en parlant du monde réel coparé au Soul Society. Apparement, il trouvait lui aussi tout comme moi que le monde semblait un peu plus ridicule et ennuyeux chaque jour suivant le précédent. Je fis une mine souriante face à ses lamentations. C'était tellement vrai que sa remarque provoqua chez moi un rire léger, à peine perceptible pour quelqu'un qui se serait sans doute tenu à moins d'un demi mètre près de moi. Je me rendis soudainement compte que nous étions descendus dans les multiples escaliers sans que je ne m'en rende compte par moi-même.

Étions nous déjà rendus à la sortie du lycée, où l'on pouvait clairement voir les élèves qui se hâtaient de rentrer chez soi. Il me semblait aussi évident que je devais laisser Kurosaki à ses vague occupations. Ça ne devait pas être facile d'être un shinigami à part entière. Moi ne possédant que des pouvoirs de base et moins utiles que ceux qu'il possédait, j'en conclut par moi-même que je devais rentrer moi aussi. Je voulu m'éloigner et lui dire que j'allais retourner chez moi, mais alors vint une question à mon oreille.

« Et toi, ta journée ? »

Je n'eût même pas le temps de réagir, ni même de relever la tête, que sa main se posa sur mon épaule, remontant une de mes mèches de cheveux jusque derrière mon oreille. Je me sentit tressallir, plutôt surprise de cet acte provenant du Kurosaki que je connaissait. Mon visage étant devenu chaud, voir bouillant. Oh non, honte à moi... je sentais bien là que des traits de rougeur devaient sans doute être facilement dissimulés sur mon visage pâleôt. Je me sentit trembloter quelque peu... quest-ce qui m'arrivait? Pourquoi un geste si banal semblait me changer à un tel point de manquer de respirer. Je l'entendais par la suite m'adresser la parole gentiment, sur un ton de voix que je n'avais malheureusement pas pût entendre au par avant. La son de sa voix réconfortante me caressait les oreilles, quand je compris enfin qu'il avait prononcé une phrases avec des mots. ''Évidemment, quelle cruche...''

« Heu je, vais rien.. je n'ai bien.. je veux dire... je vais bien oui.. c'est... ça va ! »

Je devais vraiment avoir l'air d'une idiote profonde. Les traits de rougeurs se multipliant sur mon visage, je sentais une chaleur intense s'y ajouter de plus en plus...

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Dernière édition par Orihime Inoue le Mer 13 Avr - 16:03, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Dim 6 Juin - 18:09

Spoiler:
 

Orihime tressaillit au contact de mes doigts, lequel avait pourtant été aussi limité dans le temps que possible. Peut-être hallucinai-je, mais il me sembla que le frémissement venu secouer son corps frêle était un prémice à un mouvement de recul plus que probable. Je m’en voulus immédiatement et mes mains se rétractèrent jusque dans mes poches, sans doute pour m’éviter d’avoir à contempler les tremblements les agitant. Une nouvelle fois, je me posai la question de savoir si la jeune fille pouvait ou non ressentir la présence de l’Autre en moi, et si c’était elle qui lui dictait son attitude en retrait. Il se formait en mon âme une esquisse de réponse positive, que je décidai malgré tout d’ignorer ; il m’était insoutenable de songer, même un seul instant, que je pusse être source d’un quelconque effroi chez mon amie.

{ Parce que toi-même, tu ne te trouves pas effrayant, partenaire ? C’est ainsi que tu te vois – comme un partisan de la normalité la plus absolue ? T’es mignon. Il va pourtant bien falloir que tu admettes que, même sans moi, tu as de quoi coller les jetons, et que je suis une part de ton âme. Un fragment de glace ayant élu domicile dans ton torse ; il balaie tes efforts, détourne ton énergie, parasite tes poumons et te lacère les entrailles.
Peur bleue, monde blanc.
Tu ne sais rien, alors tu trouves refuge dans une vanité mal placée. }




Durant une seconde, je fermai les yeux. Comme pour éclipser les derniers échos d’une ancienne mélodie, que venaient susurrer à mon oreille les murmures de l’Ichigo vêtu de blanc. Il m’était impossible de trouver au déni le moindre attrait en temps normal, mais il avait pour lui d’être une voie aisée à emprunter. Viendrait le moment où il me faudrait me préoccuper de l’entité ayant fait de mon esprit son domicile ; cependant, l’actuel appartenait à Inoue.

Mes paupières levèrent le voile qu’elles avaient jeté sur le monde extérieur. Orihime, face à moi, présentait un faciès qui me troubla profondément. Son teint de porcelaine offrait des rougeurs ; celles-ci ornaient d’un pourpre inopiné joues et pommettes de la jeune fille – je la devinai brûlante mais rien ne dessinait pour moi un semblant d’explication à son allure. Décidément, il y avait quelque chose qui clochait avec elle, conclus-je sombrement.

« Heu je, vais rien … je n’ai bien … je veux dire … je vais bien oui, c’est … ça va ! », balbutia-t-elle en guise de réponse à la question que je lui avais destinée.

Mmh. Il n’était pas rare pour Inoue, lorsque j’y repensais, de babiller comme une petite fille en ma présence. Le résultat d’une hyperactivité latente, supposais-je. Toutefois, de là à être incapable d’aligner quelques paroles cohérentes, il y avait un monde ; monde qui me fit sourire, mes craintes d’être responsable de son trouble oubliées pendant un instant. Mon amie agissait étrangement aujourd’hui mais elle parvenait malgré tout à faire de sa maladresse une réponse touchante à mes interrogations – touchante et drôle. Il restait néanmoins hors de question que je la laisse s’en tirer d’une pirouette, pour adorable qu’elle fût, car il fallait que je clarifie la situation. Peut-être même aborderais-je la menace de l’autre moi s’il se trouvait que j’avais quelque chose à voir avec les tracas d’Inoue.

Je me laissai tomber sur un banc, témoin immobile de notre échange, et j’invitai d’un signe de menton la jeune fille à prendre place à mes côtés.

« Héhé, ris-je, j’y ai presque cru ! Je te posais la question parce je trouve que tu as un comportement bizarre depuis tout à l’heure et, étant moi-même plutôt préoccupé en ce moment, je voulais savoir s’il en allait de même pour toi. Quoi qu’il se passe, tu peux m’en parler, tu sais ? J’espère juste que je n’ai rien fait qui puisse te mettre mal à l’aise. »

Je tâchai d’adopter une attitude détendue, propice à la confiance : mains dans les poches, épaules relâchées, visage plus ou moins neutre. Mais je ne trompais sans doute personne. Moi-même, je ne remarquais que mes jambes croisées au niveau des chevilles, la tension dans ma mâchoire et mon regard acéré. Dans ce contexte, avec cette agressivité mal contenue – et mal dirigée … –, il était évident qu’Inoue ne voulût pas se livrer à un abruti tel que moi.
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Ven 11 Juin - 16:05

Ichigo m’invita gentiment à prendre place sur un banc quelconque, me faisait un petit signe incitant. Joyeuse, je me sentais empotée, mais je vins m’asseoir près de lui, n’osant même pas le regarder du coin de l’œil. Je me contentais d’inspirer un grand coup l’air frais qui demeurait en ce lieu. Un simple coin de sentier, un simple banc de parc, diraient certaines personnes… ce lieu me semblait incroyablement reposant pourtant. Ce qui me rendait heureuse en fait, c’était que la personne avec qui j’étais assise se trouvait déjà si près de moi. Je crois que la façon dont je me suis tressaillie tout à l’heure avait sans doute été un peu trop brusque. Ichigo semblait s’être avéré plutôt distancier il y a pas quelques minutes. Puis, malgré tout, son sourire et son air détendu naturel sembla me détendre à mon tour. Je le vis qui rigolait un peu, ce qui fit mine de relaxer un peu la tournure des choses. Je pu reprendre un rythme cardiaque plus ou moins normal. Enfin, aux côtés de Kurosaki, il ne pouvait pas être bien régulier et stable en effet… sans doute plus rapide que la normale, je n’en doutais guère.

«…j’y ai presque cru ! Je te posais la question parce je trouve que tu as un comportement bizarre depuis tout à l’heure et, étant moi-même plutôt préoccupé en ce moment, je voulais savoir s’il en allait de même pour toi. Quoi qu’il se passe, tu peux m’en parler, tu sais ? J’espère juste que je n’ai rien fait qui puisse te mettre mal à l’aise. »

Je resserrai mes poings l’un contre l’autre, avant d’abaisser mon regard vers le sol. Il m’offrait réellement de me confier à lui? Pourquoi si soudainement? ''C’est une occasion en or Orihime, fonce, dis-lui quelque chose…'' Pourtant, rien ne sortait de ma bouche, et rien ne laissait paraître que j’étais dans un état propice à la conversation. Pourtant, si j’aurais eût ne serait-ce qu’une once de courage, il y a longtemps que la conversation aurait été engagée. Visiblement, Kurosaki, lui, semblait vouloir comprendre pourquoi je me morfondais. Si je ne lui disais que la vérité, il comprendrait que ce n’est dût qu’à un simple ennui passager et il me laisserait certainement partir de mon côté sans rien ajouter. Non, ce n’était pas le cas d’Ichigo… il ne ferait pas ça. Enfin, quelques uns de ses mots avaient cependant attirés mon attention sur son visage quelques instants. Il était préoccupé? Pourquoi donc? Ce ne serait que mentir que de dire que je ne me fais pas de souci pour un ami. Soudainement, je voulus prendre mon courage à deux mains. Idiote comme je suis, je ne me doutais pas que cela mallait également me poser un embarra précoce face à mon niveau de stress présent…Je pris la main d’Ichigo dans les miennes, n’osant toujours pas rencontrer son regard. Détournant celui-ci vers le sol, je me contentais de lui parler franchement et directement.

« Moi... ça va... tu… ne crois pas plutôt que… en fait, ce serait toi, qui aurait quelque chose… à… me dire, Ichigo? »

Inéluctablement, des traits de rougeur réapparurent sur mon visage, et impassiblement, mon rythme cardiaque augmenta lui aussi. Je constatais après quelques secondes –qui m’avaient parues interminables- je retirais mes mains sur-le-champ.

« Pa..pardon je... je n’aurais pas dût... enfin...»

Inlassablement, je me levais et me dirigea vers le sentier à moins d’un mètre de là. Je compris bien que c’était une erreur. Ichigo n’était guerre le genre de personne qui confierait ses problèmes, ou ses ennuis ou encore ses…quelconques préoccupations. Surtout à quelqu’un comme moi…avide d’intérêt. Je soupirais, jeta un coup d’œil derrière moi, et engagea les premiers pas vers chez moi.

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Dernière édition par Orihime Inoue le Mer 13 Avr - 16:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Mar 29 Juin - 15:19

Je constatai avec plaisir qu’Inoue répondit presque immédiatement à mon invitation, et vint s’asseoir à mes côtés sur le banc. Un instant, l’embarras de la jeune fille me fit oublier mes propres soucis : sa gêne la rendait maladroite, mais elle semblait néanmoins heureuse, et cela me réchauffa le cœur. Encore un peu, et j’allais finir par être capable de me persuader que mes gestes n’étaient pas propres qu’à m’aliéner mon entourage le plus proche. En cet instant, j’aurais aimé, quelle que fût l’origine de son malaise, rassurer mon amie ; lui dire combien sa présence comptait pour moi et lui confier que je ne supporterais pas de la voir s’éloigner pour une raison boiteuse.

Si elle fut prompte à me rejoindre, Inoue ne répondit pas tout de suite à ma question, figée qu’elle était par un mutisme soudain. Allons bon, avais-je donc, par mon innocente question, fait se fêler le fragile cristal de confiance que je m’étais démené à édifier ? Se pouvait-il que je fusse aussi maladroit que ce que mes sœurs me le serinaient à longueur de journées ? Gentil, d’accord, mais sacrément crétin, s’il fallait en croire l’incapacité d’Orihime à me communiquer ses impressions.

Orientant son minois vers le mien, elle empiéta sur le territoire de quelques secondes pour me dévisager, avec ce que je pris pour de la curiosité. Curiosité, mais pas seulement : elle cherchait à lire en moi, à déchiffrer mon expression figée, à décrypter le message que se refusaient à transmettre mes traits. Par réflexe, je me crispai un peu plus. Oh, que j’aurais aimé pouvoir t’expliquer la situation, Inoue ! Comme je souhaitais me savoir capable de te mettre dans la confidence sans pour autant te placer dans une position compliquée à mon égard – celui d’un être à qui chaque instant passé à mes côtés faisait courir un danger sans nom, né de cette conscience étrangère à la mienne venue squatter le lit de mon esprit. Je me fis la réflexion que, si l’on suivait cette logique, il valait même peut-être mieux que je tins la jeune fille éloignée de moi. J’ignorais de quoi était capable mon reflet blanc et je ne tenais pas à le découvrir par le biais d’un drame.

Soudain, Inoue finit de son engourdissement un souvenir tandis que, impulsivement, ses bras se détendaient ; ses mains s’emparèrent de la mienne, que j’avais à l’occasion échappée de ma poche pour me gratter l’oreille. Le geste, venant de mon amie, me surprit. Elle qui s’était toujours montrée d’une timidité maladive, voilà qu’elle s’affirmait enfin, même si la manière était des moins courantes, quoique agréable. Au contact frais de ses doigts firent écho des paroles qui accrurent plus encore mon étonnement :

« Moi... ça va... tu… ne crois pas plutôt que… en fait, ce serait toi, qui aurais quelque chose… à… me dire, Ichigo? »

Elle avait balbutié ; cependant, la pensée m’avait atteint. En réponse, mon sang se glaça dans mes veines et je pris le frisson qui entreprit l’escalade de mon échine pour la caresse froide de l’homme en blanc … Une gigue désordonnée fit sien le cours de mes pensées, qui s’affolèrent : Inoue savait quelque chose, mais quoi ? Et comment une telle chose était-elle possible ? Je la savais réceptive et empathique, mais l’était-elle au point de percer mon double-jeu, de révéler au grand jour mon dilemme intérieur ? De lever le voile sur les craintes obscurcissant depuis peu mon jugement ? Si tel était le cas, c’était une catastrophe en bonne et due forme. Orihime était l’une des personnes que je tenais à écarter autant que cela se pouvait des tumultes berçant le fleuve de mon existence. Une noyade supplémentaire n’était pas envisageable …

… Pourtant, en cet instant, j’étais la victime impuissante d’un courant qui m’emportait. Celui du monologue tempêtant sous mon crâne, des maux dont je me savais atteint, des pensées venues se briser sur les rives de mon âme. Un mouvement brusque de la part d’Inoue fut la perche tendue qu’il me fallait pour reprendre pied dans la réalité. Balbutiant des excuses que je ne compris pas, elle s’était levée, lâchant ma main, et s’était mise en route dans une direction qui n’était même pas celle de sa résidence. Je me renfrognai. Quelle mouche avait piqué cette idiote ? J’étais la personne censée souffrir de graves troubles mentaux, non ?

« Dis donc, toi ! l’apostrophai-je en bondissant sur mes pieds. C’est quoi, ces manières ? A quel jeu joues-tu, Orihime ? Il me semblait que nous étions partis pour discuter un peu, et tout ce que tu trouves à faire, c’est de te barrer sans même un au-revoir ? »

Je ne désirais pas me montrer agressif, mais là, j’avais du mal à saisir, vraiment. Encore un truc de filles, imaginai-je tandis que mes lèvres se pinçaient en une moue boudeuse. Je réfléchis un instant et pris une décision – je refusai de penser à ses conséquences, il fallait que je m’en ouvrasse à mon amie afin d’éviter tout malentendu.

« A ce propos, j’ai effectivement un truc dont j’aimerais te parler. Je ne l’ai encore dit à personne, ce sera donc une première, et … »

Je me tus, oubliant le reste de ma phrase. Une vibration aussi familière que désagréable avait empli l’air et mes oreilles bourdonnaient sourdement …


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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Sam 3 Juil - 19:58

Spoiler:
 


Je cessai d'avancer quand j'entendis ce qu'Ichigo venait tout juste de me dire. Je fus d'abord surprise du fait qu'il m'eût dit tout ça d'une manière totalement étrange. Il semblait fâché, ou je-ne-sais-quoi... puis il m'avoua par la suite qu'il avait bel et bien quelque chose à me dire. Je ne fit même pas mine de détourner mon regard vers lui. Les yeux écarquillés, je ne savais plus s'il fallait que je m'excuse d'être partie comme ça, ou si je devais être contente du fait qu'il veuille bien me confier ses problèmes. Finalement, après plusieurs réflexions bidon qui circulaient dans mon esprit, je détournai mon regard vers celui d'Ichigo, embarrassé, plutôt incertaine de ce que j'allais dire. ça vaudrait peut-être le coup d'essayer...


« Beh en fait, j'étais persuadée que tu ne me dirais rien... mais à ce que je vois, j'avais encore tord... héhé... je ferais mieux de ne pas partir à l'improviste comme ça à l'avenir... désolée hein! »

Bon bon... de quelle empotée devais-je encore avoir l'air? Bah peut-être qu'il ne remarquerait pas mon embarras profond. Une de mes mains se trouvant à l'arrière de mon crâne me faisait encore plus ressembler à une idiote, surtout avec mon petit sourire à la fois désolé et joyeux. J'étais contente qu'il veuille bien me parler de ce genre de trucs qui semblaient le tracasser, et donc je revins rapidement -mais pas trop quand même- vers Kurosaki. D’un sourire qui devait sembler d’une stupidité accrue venant de ma part, je vins me rasseoir sur le banc derrière Ichigo, en lui faisant un autre sourire.

« Bah alors raconte, je ne partirais plus comme ça sans rien dire, promis! »

Je devais réellement avoir l’air d’une gamine à l’instant. Bah, après tout, j’espérais simplement faire comme si rien ne s’était produit. Je suis certaine qu’Ichigo comprendrait. Après tout, ce n’était pas la première fois que ça devait m’arriver, avoir l’air d’une idiote. Me traitant d’empotée et de maladroite intérieurement, je ne cessais de faire un grand sourire à Ichigo. Je n’en revenais tout simplement pas. Le simple fait qu’il veuille bien perdre son temps avec moi. J’y pense, il avait presque insisté… peut-être appréciait-il réellement ma compagnie? Bah, je ne vais pas me faire des idées toutes faites encore une fois non?

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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Dim 4 Juil - 15:22

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Mon apostrophe, quoiqu’agressive, obtint le succès escompté, puisqu’elle interrompit Inoue dans la danse qui l’éloignait de moi. La jeune fille cessa purement et simplement d’avancer, comme retenue par le crochet des mots nés de la pulsion qui m’intimait de réfréner toute envie de départ de la part de mon amie, ne pas rester isolé … de mettre fin au tête-à-tête avec cet autre moi blanc que m’imposait la solitude. Evidemment, il allait de soi qu’Orihime n’était pas qu’un prétexte pour éviter d’avoir à affronter mes démons intérieurs ; je désirais sa présence à mes côtés parce que, avant toute chose, elle était mon amie.

J’étais secret, c’était un fait. Enfin, plus que ça : j’étais réservé et je devenais carrément muet lorsqu’il s’agissait d’exprimer une crainte, un sentiment qui aurait pu être synonyme de faiblesse. J’avais perdu ma mère car je n’étais pas assez dégourdi, ou intelligent, pour prendre soin de ma personne. De là avait découlé une culpabilité dont les acides me rongeaient aujourd’hui encore, celle-là même qui me dictait de me montrer fort pour les autres. De protéger mon prochain. En termes simples, je craignais de voir mon entourage se volatiliser, tel un fantôme qui m’aurait adressé un clin d’œil espiègle avant de faire un pas en un lieu où j’aurais cessé d’exister ; plus que tout, je voulais être capable d’offrir à mes proches ce que je n’avais pas su faire pour ma génitrice.

Cependant, avec ce raisonnement, je faisais fausse route. A moitié pour le moins. S’être imposé d’avoir des épaules suffisamment larges pour soutenir une partie du malheur des autres ne devait pas nécessairement faire de moi un être à part. D’ailleurs, je n’étais pas à part, sauf quand, comme en cet instant, je me prenais pour un mec suffisamment au-dessus du lot pour se croire supérieur aux autres et ce sur tous les plans. La réalité, c’est que je n’étais qu’un idiot, doublé d’une bonne poire. En voulant ménager mes amis, j’allais finir par me les aliéner ; là où j’étais certain de me montrer fort, ils risquaient de prendre mon incapacité à me confier, à communiquer, pour un manque de confiance. Et cela, je ne pouvais pas le tolérer. Partager avec eux les aléas de la vie n’était pas un crime, au contraire.

Je dévisageai Inoue, une nouvelle fois, alors qu’elle pivotait dans ma direction. Elle paraissait embarrassée, et je regrettai de m’être montré aussi brutal lorsque je l’avais rappelée.

« Beh en fait, j'étais persuadée que tu ne me dirais rien... mais à ce que je vois, j'avais encore tord... héhé... je ferais mieux de ne pas partir à l'improviste comme ça à l'avenir... désolée hein! »

Pourquoi t’excuses-tu, Orihime ? Ce serait plutôt à moi de le faire … Après tout, dans l’histoire, l’imbécile qui pense te protéger alors qu’il ne fait que te toiser depuis le piédestal qu’il s’est érigé, c’est moi. J’espère que tu sauras me pardonner pour qu’un jour, tu cesses d’être aussi mal à l’aise en ma présence. Ce n’est pas ce que je voulais, et pourtant est-ce là tout ce que j’ai réussi à créer ? Un climat morbide ? Tu mérites mieux.

Avant même que je ne pusse exprimer les idées qui se catapultaient sous mon crâne, Inoue revint s’asseoir à mes côtés. Un geste simple mais dont la portée n’était pas imaginable par un être extérieur à ma conscience, ou celle de l’homme en blanc, qui ricana d’ailleurs au fin fond de mon esprit – il riait de ma sensibilité, de l’équilibre vacillant de mon assurance. Quant à mon amie, elle se grattait le crâne avec un sourire mi-figue, mi-raisin, porteur d’un résidu de malaise cédant peu à peu sa place à un sentiment plus sain.

« Bah alors raconte, je ne partirai plus comme ça sans rien dire, promis ! »

J’esquissai un semblant de sourire. J’admirais sa capacité à supporter mes sautes d’humeur, mes tirades teintées de vulgarité, mon comportement d’asocial psychotique. Non contente d’avoir touché mon cœur par son soutien sans équivoque, la jeune fille semblait désireuse d’entendre ce que j’avais à lui dire, et j’appréciais cette attention plus que tout ce qu’elle aurait pu trouver d’autre à faire.

C’était donc à mon tour de parler. De m’exprimer. Et là, je bloquai, comme le gros idiot que j’étais. Inoue m’offrait une chance de me confier à elle, chose dont j’avais cru m’estimer capable ; même son visage avenant, figé en une expression qui n’était qu’adorable de spontanéité et n’aurait pas dû la mettre aussi mal à l’aise, ne suffisait pas à délier ma langue. Je ricanai intérieurement, comprenant soudain. Bien sûr, des années de mutisme n’allaient pas disparaître d’un claquement de doigts, uniquement parce que j’aurais décidé de passer outre du bâillon qu’elles avaient placé sur mon âme, scellant ses voies d’expression.

Il demeurait que je devais avoir l’air tout ce qu’il y avait de plus stupide. Ma bouche s’était ouverte mais je demeurais silencieux, je voulais parler sauf que je ne parvenais à former aucun son. Ah, le moins qu’on pût dire était que j’étais mal parti ; je pressentais que j’allais lamentablement me vautrer, encore fallait-il au moins que j’essayasse de me lancer.

« Je ne sais pas trop comment te dire ça, Inoue … Moi-même, je ne suis pas sûr de ce qui se passe – de ce qui se passe en moi, dans mon esprit, dans ma tête. Depuis qu’Urahara m’a aidé à récupérer mes pouvoirs de Shinigami, j’ai l’impression de ne pas être tout seul sous mon crâne, qu’une conscience épie la mienne et parfois s’abaisse à communiquer avec moi, mais pour me faire des reproches, se moquer de moi. Et ce que je vais dire va sans doute te sembler bizarre, mais j’ai le sentiment que, des fois, elle va jusqu’à contrôler certains de mes gestes ou de mes réactions … »

L’être en blanc qui hantait ma conscience émit un rire sec.

{ « Le sentiment que », c’est tout ce que t’as, partenaire ? T’as pas encore compris qu’à la moindre faille, qu’au moindre faux-pas, je deviens le roi et toi ma monture ? Amuse-toi à faire un pet de travers dans les minutes qui suivent, et ta charmante amie risque de faire ma connaissance. }

Je me figeai. L’ignorer, c’était tout ce qui comptait. Lui refuser le moindre interstice dans la réalité.

« Hem …, toussotai-je. J’espère que tu ne vas pas aller penser que je suis atteint d’une maladie mentale, Inoue. Enfin, si ça se trouve, d’ailleurs, c’est le cas, et ce serait même la plus rassurante des explications que j’envisage. »

Je n’en dis rien, mais je mourais d’envie de demander à mon amie si elle avait ou non remarqué un changement en moi, si elle avait senti qu’un problème avait effectivement émergé, au point de faire de mon âme l’antre d’un autre moi, d’une conscience à la fois étrangère et familière.
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Dim 4 Juil - 21:20

Spoiler:
 

J'émis un petit sourire, probablement avec un air idiot sur le visage. J'étais heureuse, qu'il veuille bien se confier à moi, d'une manière aussi franche et plus ou moins directe. Il avait l'air un peu hésitant à chacune de ses phrases, et cela me semblait plutôt étrange tout de même. Lui qui parlait toujours de manière si directe, sans pourtant s'exprimer toujours correctement, il semblait laisser entrevoir cette fois les émotions qui lui étaient propre. J'étais contente du fait qu'il se comporte normalement, et aussi humainement qu'il pouvait le faire en cet instant. Lui qui semblait toujours vouloir cacher une partie de ses pensées, une partie de ses émotions, je ressentais cette fois comme une sorte d'ouverture face à lui, comme s'il semblait vouloir se révéler sous son vrai jour. Je l'écoutais parler avec attention, sa jolie voix rassurante se mêlant aux bruits que faisaient les feuilles d'arbres frémissantes au contacte du vent. Écouter Ichigo parler avait toujours été plaisant, mais quand il me parlait à moi, sa voix semblait encore plus mélodieuse. Un son qui, pourtant si simple, réussit toujours à me faire sourire, me rassurer, faire en sorte que mes soucis disparaissent. Je le regardais attentivement, ayant un petit air détendu sur mon visage. J'étais impressionnée par la capacité d'Ichigo à changer d'un seul coup. Ce qui m'impressionait le plus, s'était qu'il se soit confié à moi, et ce, en premier. Une sensation étrange se faisait sentir à l'intérieur de moi. Comme le sentiment d'être importante, de pouvoir enfin être utile à mon ami, pour qui je ne semble être qu'un fardeau depuis toujours. à l'entendre parler, il disait qu'il ne se sentait plus seul dans son esprit, comme si quelqu'un ou quelque chose pouvait l'influencer en un acte ou des paroles. Puis, il aborda le sujet d'une maladie mentale ou d'un truc psychologique qu'il envisagerais de couvrir. Cette simple phrase déclencha chez moi un rire minuscule suivit d'un grand sourire.

« Hihi, tu es vraiment drôle Kurosaki! Qui croirait une telle chose? Peut-être est-ce simplement passager ou... ou alors...»

Mon rire s'effaca doucement ainsi que mon sourire au visage. Mes yeux se fermèrent et je pris une grande inspirationlevant le menton vers le ciel un bref instant.

«Pardon... je voulais dire... ne crois pas de telles choses. Tu es toi et.. j'espère simplement que tout cela ne sera que passager, que tout s'arrangera le plus tôt possible... »

Je cessai déjà de tenter de trouver une explication logique.Pour être franche, je ne suis jamais arrivée à comprendre totalement Ichigo. Même lorsqu'il semblait franc, honnête, peu importe. Je me sentais incapable de percevoir quelque chose de sa part, car on aurait dit qu'un sens inverse se faisait sentir en lui. Une sorte de côté négatif, à antagoniste précoce laissait croire le contraire de tout ce qu'il racontait. Il semblait triste, mais à la fois sûr de lui, et il ne laissait pas paraître une grande angoisse face à tout cela. Une telle maîtrise de lui-même semble étonnante, car il ne la laisse même pas paraître. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à sa place...

« Excuse-moi encore une fois. Pour remonter le moral des gens, c'est pas le domaine dans lequel je suis la plus douée, loin de là. Je suis seulement heureuse que tu veuilles bien te confier à moi malgré mon incompétence... »

D'ailleurs, je n'avais pas réalisé. Espérait-il que je l'aide, ou simplement faire évacuer ses angoisses? D'une manière ou d'une autre, il avait pensé à moi pour se confier... j'admirais particulièrement le fait de me sentir comme étant une personne un tant soi peu importante dans sa vie.

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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Mar 6 Juil - 18:50

Spoiler:
 

Alors que je parlais, Inoue s’était détendue. Apaisée. Ce n’était pas là mon intention première mais le résultat me plaisait tout autant que si ç’avait été mon objectif dès le début de cette conversation. Quoi de mieux que la sérénité marquant désormais ses traits de sa délicate empreinte, que la douceur venue élire domicile dans son regard ? Pouvais-je seulement espérer plus de mon absence de talent en tant qu’orateur ? De fait, mon amie semblait satisfaite, voire heureuse d’entendre ce que j’avais à lui dire, même si ce n’était pas une logique foudroyante qui guidait mes mots – loin de là. Dans un flash des plus inopinés, je compris que c’était là le bonheur que pouvait apporter une relation aux fondations simples mais sincères : celui d’être écouté, mais aussi celui de partager plus qu’un simple espace.

Dommage que la gravité du sujet abordé m’empêche de profiter outre mesure de la bulle de quiétude que m’offrait la jeune fille. J’étais parvenu à me détendre, certes, cependant je n’ignorais pas avoir atteint les frontières de ma propre propension à la sérénité, le point de rupture d’une matière prête à voler en éclats si l’on s’avisait de lui infliger une torsion supplémentaire. Que n’aurais-je pas donné pour pouvoir, à l’instar d’Inoue, évoluer dans un univers où ne soufflait nulle tempête, où n’œuvrait nul démon dont la gaine de lumière n’attirait que mieux les ennuis sur ma tête … Hélas, ce monde n’était pas pour moi et j’allais devoir faire avec la pâleur du reflet que me retournaient les miroirs disposés en travers de mon chemin. Mon amie, elle, serait là pour entretenir l’illusion d’un souffle d’air dans mon existence.

Du moins était-ce ce que je croyais. J’avais attendu d’elle qu’elle use de son empathie pour comprendre que j’avais besoin d’une main tendue, d’un être qui serait capable de me maintenir la tête hors de l’eau, de m’éviter la noyade dans une pluie de ténèbres. Mais non. Sa première réaction, passés les sourires et l’air compréhensif, fut de plonger mon visage dans les flots de nuit à qui j’avais cru pouvoir échapper, idiot comme j’étais. Car elle éclata de rire. Un rire pur, lumineux de franchise, terrifiant de spontanéité. Il fut la flèche qui manquait à l’arc dont je soupçonnais qu’il finirait par m’achever ; il fut le fluide né pour envahir mes poumons de sa présence acide, les ronger et les réduire en charpie.

« Hihi, tu es vraiment drôle Kurosaki ! Qui irait croire une telle chose ? Peut-être est-ce simplement passager ou … Ou alors … »

Ou alors quoi ? Ou alors tu presseras la gâchette, comme tu venais de le faire ? Ou alors tu termineras le travail ? Tête sous l’eau, je ne respirais plus. L’oxygène, allié lépreux, déserta ma cage thoracique, tant et si bien que je me retrouvais seul dans toute cette flotte, emmuré vivant dans l’obscurité, terrifié par la mort mais impatient de peser le discours dont on m’avait murmuré qu’elle me le tiendrait. J’avais pour compagnie le noir, l’écho du rire d’Inoue, la morsure de ses mots et le poids du sourire de cet autre moi. Menu unique, choisissez votre poison. Avec un peu de chance, on vous fera le dessert en solde.

Dessert il y eut.

« Pardon ... je voulais dire ... ne crois pas de telles choses. Tu es toi et ... j'espère simplement que tout cela ne sera que passager, que tout s'arrangera le plus tôt possible ... Excuse-moi encore une fois. Pour remonter le moral des gens, c'est pas le domaine dans lequel je suis la plus douée, loin de là. Je suis seulement heureuse que tu veuilles bien te confier à moi malgré mon incompétence ... »

} Je suis moi ? La belle affaire. Et c’est qui, ça, « moi », au juste ? Peux-tu me répondre, m’apporter un indice clair, Inoue ? Me donner un semblant d’explication ? Je parle à mots voilés, mais ta langue est celle des énigmes. J’ai envie de te secouer, d’insister, de pleurer, de rire, de te supplier, de te réveiller. Si j’étais sûr que ce serait utile, je t’entraînerais à ma suite.
{ Tiens, finalement, t’es pas si bête, partenaire. T’es capable d’avoir des idées intéressantes quand tu veux. Au passage, j’m’étonne un peu de constater que t’as envie de noyer ta précieuse Inoue. J’croyais que t’aimais jouer au héros.
} Ta gueule. Ferme-la, fous-moi la paix ; disparais, retourne d’où tu es venu et laisse-la. Laisse-moi. Laisse-nous. Dégage de ma tête, de ma vue, de ma vie, je saurai tout aussi bien me planter si tu n’es pas là.
{ Pas si sûr, mon pote. Pas si sûr … ‘va falloir te faire un dessin ? Je suis … {

;

… Plus fort que toi. Et libre, apparemment. Ah, voilà qui était mieux, songeai-je alors que je prenais le contrôle du corps du gamin. Pourtant, je t’avais prévenu, non ? Ne t’avais-je pas dit et seriné qu’à la moindre incartade, tu paierais de ta propre maîtrise la moindre erreur, la plus infime parcelle de terrain que tu me cèderais ? Mais non, toi, tu avais sauté à pieds joints dans le piège, c’était avec un grand sourire idiot que tu t’étais jeté dans vide qui s’était ouvert sous tes pieds. Tant mieux, j’avais envie de dire ; ce n’était pas d’être libéré qui allait me faire te reprocher d’être un boulot, brave petite monture …

Je laissai échapper un soupir chargé de la pire des satisfactions. Posséder un corps était une sensation grisante, c’était ce que je découvrais une nouvelle fois, grâce au mec qui avait été assez débile pour me le refiler. Je fis jouer mes mains, rouler mes muscles sous leur chair, pianoter mes doigts dans l’atmosphère. Une oreille me grattait, l’autre sifflait encore de la colère d’Ichigo ; une mèche de cheveux balayait mon front d’une façon que je jugeai enivrante.

Quant à la compagnie, elle était des plus agréables. N’est-ce pas, Inoue ?

{ Putain ! Fais pas le idiot, bordel ! }

« T’inquiète pas pour Ichi’, 'Hime-chan, il va très bien. Il a juste besoin d’un peu de vacances, et comme t’as dit, ça va s’arranger, même si moi j’espère que ce sera pas si passager que ça. Ah, làlà, c’est bon de sortir. C’est quoi cette tronche bizarre que tu tires, ma mignonne ? Tu t’es payé un mur ? »
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Ven 16 Juil - 4:57

Spoiler:
 


C'était vraiment... Kurosaki? Je n’ai sans aucun doute pas dit les bons mots. Je le savais bien, j’étais vraiment nulle pour remonter le moral des gens. Tout en lui semblait soudainement différent. Il avait vraiment changé tout à coup. Je le regardais d’une manière étrange, comme si je venais d’entendre la chose la plus bizarre au monde. Quoi que, c’était le cas, venant de sa part. Sa voix n’avait pas changé du tout, c’était Ichigo qui venait tout juste de m’adresser la parole. Je n’avais qu’une envie, reculer. M’enfuir, courir, partir le plus loin possible pour m’évader. Tout cela m’avait atrocement terrifié. Je ne bougeais plus, le fixant tout en étant sur mes gardes, apte à éviter quelconque mouvement de sa part. Non mais tu t’entends 'Hime… depuis quand t’as peur d’Ichigo?

Pourtant, ce n’était possible… ça n’avait pas pût être lui à cet instant. Son regard, sa façon de s’exprimer, de bouger… tout semblait s’être transformé en un lapse de temps infiniment petit. Tout ça m’avait même fait peur. Le voir inquiet, soucieux, puis en colère, suivit d’une sorte de joie, une gloire à quelque chose…tout ça si rapidement, c’était étrange. Je n’avais plus l’impression qu’il s’agissait bel et bien de l’Ichigo que je connais qui se trouvait en face de moi. Cependant, idiote que je suis, je ne faisais que rester plantée là à le regarder dans les yeux, ébahie.Allez ‘Hime, dit quelque chose, bouge-toi un peu bon sang! Tu ne vois pas qu’il y a quelque chose qui cloche, qu’il ne s’agit pas d’Ichigo en face de toi? Tu le sais bien, ça ne lui ressemble pas …mais pourtant c’est lui… mais ce n’est pas parce qu’il lui ressemble qu’en cet instant, c’était vraiment lui…Je cessais ma phase de questionnements qui se définirait facilement comme stupide, indécise, ou même idiote, tout simplement. Il fallait que je fasse quelque chose à tout prix. Je voulais revoir le vrai Ichigo… je devais le revoir. Vite… quelque chose pauvre sotte… un mouvement simple, ou brusque s’il le faut… quelque chose pour faire revenir le vrai Kurosaki à la surface.Je me surpris moi-même, étant en proie à des pensées très étrange. Vide... mais… quel vide…?

Peu importe, il me fallait faire quelque chose… je voulais revoir mon ami, délesté de toutes ces paroles étranges, et ce trouble de personnalité, ou je-ne-sais-quoi qui le changeait tant… peut-être même que ça le changeait beaucoup trop. Quelques larmes vinrent se déposer sur la commissure de mon œil droit, et je tremblais. Je n’arrivais pas à croire. J’étais en compagnie de mon ami, qui semblait s’être totalement fait ''envahir'' par un double maléfique… oui, comme dans les films d’horreur ou les gens sont possédés! Bref, ce n’est pas le moment de penser à ça, ni même de se faire ne serait-ce qu’une petit allusion à quoi que ce soit. Plus rien ne m’importais, je voulais le revoir, savoir qu’il était encore quelque part, toujours en vie. Je voulais me rassurer de sa présence, qui m’est si bénéfique depuis ma rencontre avec lui…Je sentis une bouffée de chaleur intense sur moi. Mon corps tout entier avait été réchauffé en un espace de temps minuscule. Mon visage, chaud, devait sans aucun doute laisser croire que la situation actuelle était des plus plaisantes, mais en fait, elle ne venait que de mes derniers recours… Mes bras entouraient le corps d’Ichigo, et ma tête s’enfouissait dans les plis de sa veste. Je pleurais, et je tremblais à chacune de mes inspirations. J’étais terrifiée...

« I…Ichigo… dis-moi que…tout va bien… par pitié, dis quelque chose… qui me fera savoir que tu vas bien je… je suis désolée, je n’aurais jamais dût prendre tout ça de manière si indélicate… pardonne-moi après tout je… je ne suis qu’une idiote qui ne pense pas… toujours avant d’agir… »

J’espérais seulement ne pas trop avoir l’air d’une idiote, à cause de ce geste inopiné, émis en vitesse par moi-même. Un geste … d’appel à l’aide, ou… de détresse, peut-être?

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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Mer 16 Fév - 23:53

Kurosaki Ichigo
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Spoiler:
 

Ha. Haha. Hahaha ! HAHAHAHAHAAAA! Béa, le lycéen garda quelques minutes la bouche ouverte sur le long rire silencieux qui venait de se répercuter en écho dans sa tête. Il s'était levé, les bras pendant lassement le long de son corps en proie à de légers soubresauts, comme si un rongeur parasite lui grimpait le long de la colonne vertébrale sans qu'il eût pu y faire quoi que ce soit. Dans sa tête, le conflit n'était pas terminé, l'adolescent était tenace ; son hôte avait toujours le contrôle, cependant. Il baissa légèrement la tête pour regarder la jeune fille qui l'accompagnait de ses yeux malicieux : alors, sérieux, ce morveux se battait vraiment pour ça ? Il était vraiment bizarre, ce type, tout d'même... En face de lui, Inoue tremblait, pleurnichait, murmurait des questions qui ne devaient pas espérer trouver de réponses, figée dans une position d'horreur et d'incompréhension. Pffh ! Et ce gamin qui continuait de se débattre, qu'il était chiant, vraiment !
La créature fit un pas en avant, se rapprochant de l'amie d'Ichigo, la fixant d'un air d'outre-tombe renforcé par la noirceur qui se répandait dans ses yeux à mesure que son compagnon de chambrée perdait en force. Il s'essoufflait comme son alter ego confortait ses positions, un sourire pervers aux lèvres. Pathétique, pathétique, Ichigo !

"E..Enfoiré ! Laisse-moi ! Dégage d'ici, tu..tu n'es pas..."

Eh, il s'esquintait, le pauvre garçon, c'était mauvais pour la santé ! Le lycéen sourit en posant un autre pas en direction de sa camarade ; elle était pétrifiée. Il tendit le bras sur le côté et en fit craquer les articulations en couinant doucement. Ses yeux exorbités exaltaient la démence à chaque grimace qu'il affichait tandis que la langue vile claquait contre sa mâchoire. Enfin, le temps du roi était venu, il avait pris la place de cet usurpateur trop faible pour le contenir, à présent ! Libre, il pourrait faire ce qu'il voulait...et pour commencer, il lui vint à l'esprit qu'il serait bien opportun de taquiner un peu plus l'enfant, qui se bornait à lui crier d'une voix qui se faisait lointaine quelques insanités auxquelles il ne portait pas attention. Le trouble de cette petite t'importait tant, hein, mon pote ? Il fit tourner son poignet devant lui, observant maintenant ses doigts se serrer dans sa paume d'adolescent avec une expression folle. L'autre se débattait toujours, il avait compris. Et il ne pouvait rien y faire, quel dommage, eh ! N'empêche qu'il commençait sérieusement à devenir chiant.

"Tout doux, partenaire, tout doux. T'as pas pigé ? C'est moi qui commande maintenant. Et mes ordres sont ...

"La ferme !! Sors d'ici tout de suite !!"

"Tsss, tsss. C'est pas une manière de parler à son roi, ça !"

La créature élargit le sourire qu'arborait son corps de jeune adolescent. Il n'avait jamais détesté Ichigo, au fond, il s'en fichait pas mal, mais ce gars-là avait la fâcheuse tendance d'énerver ceux qui le côtoyaient, sa vie sociale en était une belle preuve. Le truc, c'est qu'il avait pas capté que dans la vie, c'est celui qui a les rennes qui dirige le chariot, en usant du fouet s'il le fallait. Un petit stimulant ? Deux pas supplémentaires lui suffirent pour se placer juste en face d'Inoue. Quelle adorable jeune personne, qui fournirait un si bon calmant au garnement récalcitrant...et un si bon défouloir pour la bête de violence qui peinait encore à s'éveiller totalement, bridée uniquement par les vaines tentatives du jeune homme pour freiner sa progression inéluctable. De gré ou de force, il allait plier, ceci le lui ferait savoir : bandant les muscles, l'hôte arqua le bras au-dessus de sa propre tête dans une position aussi loufoque qu'inconfortable, le visage devenu presque aussi blanc que celui d'un macchabée. Ses yeux noirs étincelèrent pâlement, et il pouffa un ricanement sordide. L'instant d'après, son poing anguleux percutait la joue de la jeune étudiante, qui roula plus loin sous le choc. A l'intérieur, l'autre s'époumonait de rage et de colère, tambourinant de toutes les forces qui lui restaient contre son parasite désormais presque intouchable.
Le lycéen s'esclaffa un instant : la voix éraillée s'amplifiait à chaque mouvement de son gosier, la pression imposante qui émanait de lui ne cessait de croître. Qui viendrait par ici, de toute manière ? Personne qui ne soit assez fou que pour douter du courageux et fort Kurosaki ! Fort ? Ce gamin n'était qu'une épave recrachée d'une mer trop violente pour lui. Il n'y survivrait pas, si un bon capitaine ne prenait pas la barre pour lui ; les récifs auraient tôt fait de le réduire en miettes. A son tour de souquer, il allait falloir avoir le vent en poupe pour pouvoir réaliser ses ambitions et...

"Je te hais, quitte cet endroit !"

Ils se faisaient face, l'un dévasté, suant à grosses gouttes, le regard perdu sur le second qui le toisait, impassible, moqueur. Le noir contre le blanc, l'obscurité contre la lumière. Qui pouvait bien dominer ? Difficile d'être si manichéen dans un monde sans saveur, bercé du gris du brouillard sapant les vitres de ces immeubles renversés. Il l'avait attiré ici, alors. Contestait-il ce nouveau titre, cet équilibre de forces que sa propre faiblesse avait engendré ? De plus en plus ridicule, pitoyable. L'autre saisissait son arme ; le hollow la para d'une main molle. Trop nul, Ichigo ! Lui expliquer ? Haha. Qu'il vienne les chercher, ses éclaircissements, allez !
Au dehors, l'adolescent s'était fait immobile, la main toujours fermée dans l'air comme il en avait été pour l'interminable minute qui venait de s'écouler. Plus un son ne l'atteignait, il ne bougeait pas. L'hôte dévia d'un revers de sa lame l'attaque dérisoire qui filait vers son poitrail. Soudain, le lycéen sauta, retombant lourdement derrière son amie, le dos tourné. Ichigo alla s'écraser quelques mètres plus loin tandis que le hollow le repoussait. Ses lèvres, à l'extérieur, souriaient.

"On dirait que les vacances d'Ichi' seront longues, Hime'chan..mais ne t'en fais pas, je crois qu'on va s'entendre comme larrons en foire, tous les deux !"


Spoiler:
 



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Orihime Inoue
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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Mar 19 Avr - 20:39

Spoiler:
 

Je restais littéralement figée alors que mon ami semblai se battre contre lui-même, voire, contre ses propres volontés. J'ignorais totalement ce qui pouvait se passer. Jamais ce genre de situation ne m'était arrivée à ses côtés. Il est vrai que parfois, durant certains combats, il s'emportait un peu et son regard changeait, mais je n'aurais jamais cru vivre un jour ce genre d'évènement à ses côtés. Ichigo me faisait peur, je devais me l'avouer. Moi-même j'ignorais comment réagir dans ce genre de situation... je restais pétrifiée... apeurée... Il fit craquer certaines de ses articulations et s'approcha vers moi avec un regard dément. Les larmes aux yeux, comment pouvais-je espérer un seul instant avoir assez de force, qu'elle soit mentale ou physique, pour le faire sortir de cette transe qu'il traversait? En fait, je ne savais même pas s'il s'agissait d'actes conscients ou insonscients venant de sa part. Une chose est sûre, le Ichigo que je connais n'aurait jamais réagit comme ça à une simple étreinte désespérée de ma part.

Il observa son poignet lentement et d'un regard intéressé, resserrant par la suite ses doigts dans sa paume ferme et puissante. L'angoisse vint réellement prendre place dans mon esprit alors que la personne qui prétendait être mon ami s'avança vers moi, un sourire étrange sur le visage. Ce que je regrettais arriva, alors que celui-ci vint me donner un coup au visage. Étant propulsée par terre à cause du choc, j'avais peine à me relever tellement je me sentais désemparée. Comment cela pouvait-il être possible? Comment Ichigo pouvait-il faire ça? Peut-être qu'au fond, il m'avait toujours détesté... ce hollow intérieur n'était peut-être qu'une partie vile de son intellect, mais c'était probablement suffisant pour négliger mes sentiments à son égard. Que faire? Comment réagir face à cette situation? J'étais littéralement perdue, et angoissée à la fois. Comment pouvais-je croire un instant qu'il s'agissait encore d'Ichigo, qui se trouvait juste là?

Mon regard était vide, inanimé. On aurait pût croire que j'étais sous choc nerveux. Pourtant, comment pouvais-je réagir autrement? Je ne voulais pas me défendre, ni m'enfuir. Un sentiment incompréhensible envahissait mon être, me criant de rester là. Je ne sais d'ailleurs aucunement pourquoi. J'avais l'impression de pouvoir faire quelque chose? Non imbécile. Que peux-tu faire? Tu es si faible et maladroite avec les gestes comme avec les sentiments... Te ne peux pas tenter quoi que ce soit d'autre... Mon regard s'éclaircit un instant. Si, je le peux...

Je me relevai au bout d'un moment. Peines et misères...mais mon corps semblait mais supporter malgré tout. Je tendius mes deux mains en direction d'Ichigo, et je fermai les yeux à la prononciation de ses mots :

« Shun Shun Rikka, Tsubaki! »

Une pétale de ma barrette vint prendre forme, se transformant en une petite fée dégageant une allure bleutée.

« Hé la princesse, qu'est-ce qu'il a, ton copain? »

Mes sourcils se froncèrent après avoir entendu cette question.

« Je ne sais pas... un hollow, sans doute... »

« Mais euh, je ne sers pas à ça tu sais! »

Une larme vint perler sur ma joue, mes membres se faisaient lourds et mon esprit, perdu.

« Essayons quand même.... c'est tout ce que j'ai trouvé... »

D'autre fées vinrent placer son bouclier sur la moitié du corps d'Ichigo. Mon pouvoir servait habituellement à faire une déformation de l'espace-temps pour la blessure occasionnée, la rendant ainsi comme neuve. Il s'agissait d'un rejet de la matière. J'espérais que cela fonctionne... Si une blessure pouvait être rejetée si facilement, peut-être que je pourrais essayer de retirer le hollow habitant Ichigo à ce moment là? Je doutais fort que mon essai se fasse concluant, mais c'était la seule chose qui m'avaiot parue un tant soi peu censée de faire...

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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   Jeu 30 Juin - 13:00

Kurosaki Ichigo
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Spoiler:
 


Ichigo s'écrasait encore une fois sous un coup que son sosie blanchâtre lui envoyait du revers de sabre. Pff! Ce n'était pas avec ça qu'il allait pourvoir récupérer son corps, le rouquin, vraiment pas ! Le lycéen resta un instant les yeux dans le vague, tandis que ses pupilles se dilataient et que sa rétine se fonçait d'un noir plus profond encore. Il tourna la tête : la jeune fille semblait ne pas avoir bien pris son message de salutations. Franchement, elle ne valait pas mieux que son ami. L'adolescent, un sourire indélébile aux lèvres, avança à nouveau vers Inoue, qui était tombée par terre, l'air désemparé et terrifié. L'envie était forte de réduire ce boulet pleurnichard au silence en lui assénant un bon coup de talon dans le ventre, mais d'un autre côté, c'était bien plus marrant de faire mousser l'autre idiot en la harcelant un peu...

"Allons, partenaire, calme-toi, c'est meilleur pour le cœur... Et tu ne voudrais pas qu'il arrive quoique ce soit à la p'tite dame, si ?"

Ichigo revenait à la charge, plus anéanti que jamais dans ses vêtements en loques, le visage noyé de sang et de sueur, les yeux bordés de cernes. Un nouveau coup de poing dans les gencives l'accueillit si bien qu'il alla voltiger jusque dans un immeuble dans un grand fracas silencieux. Jusque quand comptait-il s'acharner ? Il avait perdu à l'instant même où il avait laissé ses peurs l'engloutir. Condamné à la soumission ou à la mort, il aurait dû savoir ce qui était le mieux pour lui s'il désirait conserver un minimum d'humanité... Haha, n'importe quoi ! De toute manière, il la perdrait tôt ou tard, l'imbécile, puisque son propre pouvoir seul ne pouvait pas le sauver ! Déjà à Soul society, il avait dû faire appel aux pouvoirs d'un autre, de cet autre pour ne pas finir embroché, et, s'il avait été un tant soit peu malin, il s'en serait rendu compte, quoique cela n'aurait rien changé à l'inéluctable.
De son côté, la jeune lycéenne s'était relevée, sans pour autant que son expression lamentable ait changé. Très bien, il était temps de passer aux choses sér..oh ?

"Bank..."

En plus d'être faible et borné, il devenait téméraire et fou à lier. Alors qu'il brandissait son zanpakuto dans les airs de l'air le plus têtu qui ait jamais été donné à voir, on pouvait apercevoir ses chevilles trembler tout autant que sa voix. Qu'avait-il dans le crâne, réellement ? La créature, affichant un sourire aussi mesquin que vorace, bondit vers son hôte, pieds les premiers.

"Tu es sûr de vouloir faire ça, partenaire ? Ta copine est toujours là, et je voudrais pas savoir ce qui arriverait si tu faisais tout péter comme ça..."

"Lâche ! Laisse Inoue en dehors de tout ça ! C'est entre toi et moi ! "

Mais tout ça dépend de toi... T'es idiot, ou tu le fais exprès ?

Au dehors, la confusion bouillonnante d'Ichigo semblait s'être répandue dans l'air comme une odeur nauséabonde, un poison ; le lycéen ne bougeait plus, mais ses grognements rauques et son visage crispé en une grimace odieuse témoignait de la lutte difficile qu'il avait engagé contre l'autre, contre lui-même. Il tomba à genou devant son amie, tremblant et en sueur. Ses doigts se serraient si fort dans son poing que sa paume se mit à saigner, et sa voix se perdit dans un râle fatigué. S'il n'avait plus conscience de ce que faisait son corps dans le monde, l'adolescent en percevait encore l'état de fatigue, qu'il subissait de la même façon. En haut d'un de ces bâtiments renversés qui composaient son intérieur spirituel, Ichigo apercevait le parasite, ses peurs qui le toisaient et dévoraient son être au plus profond...merde. Le rouquin retenait de lourdes larmes de fatigue et d'impuissance face aux mastodontes chimériques qui hantaient ce cauchemar éveillé ; que pouvait -il encore faire ? Un nouvel assaut le vit repoussé et il resta allongé dans les décombres qui le bordaient. Merde... ouargh ! Il cracha une gerbe de sang alors que son adversaire s'affairait à lui casser les côtes qu'il avait encore intactes, le pied enfoncé sur sa poitrine.

"I...Inoue...sauve..toi.. "

Sa voix avait été faible, mais un vague son était sorti de sa bouche trempée de bave et de sang ; la créature le regarda un instant, déconcerté. Quoi, il avait finalement abandonné ? Qui aurait cru que c'eut été si peu jouissif ? Un peu d'nerf, Ichigo ! Mais l'adolescent ne se débattait plus, les yeux révulsés et l'esprit brisé. Quoi, si facilement ?
Soudain, une lueur pâle sembla émaner du corps spirituel du jeune homme ; interloqué, l'autre sauta d'un pas en arrière, surpris. Hein ? Qu'est-ce qui pouvait bien lui arriver ? S'il y avait quelque chose, ça ne pouvait pas venir de lui, il était à moitié mort...

"Tiens, tiens, ce serait toi, Zangetsu ?"

Non, impossible, Zangestu n'était plus qu'un sujet pour lui, à présent qu'il était le roi... et, à la différence d'Ichigo, il savait se tenir tranquille. Mais si ce n'était lui, que se passait-il ? Sur le corps du rouquin, les blessures se refermaient lentement ; la créature fronça les sourcils. Cette fille, que faisait-elle ? Les bras tendus, le visage pénétré par l'angoisse, elle semblait avoir fait appel à une sorte de pouvoir étrange... L'adolescent tourna ses yeux noirâtres vers elle, la fixant un long moment d'un air interdit. Elle soignait l'autre débile, la belle affaire ! Comme si elle croyait qu'on allait la laisser faire tranquillement..décidément, Ichigo et ses amis ses amis se ressemblaient bien, dans le genre casse-pied. Le lycéen se releva lourdement, tel un macchabée que des forces infernales auraient soudain poussé hors de terre ; ouvrant sa main ensanglantée, il attrapa la forme lumineuse qui composait le bouclier de la jeune fille et entreprit de l'arracher, morceau par morceau à mesure qu'il se reconstituait. Pas très solide, ce truc, dites donc, gyahaha ! Tout d'un coup, il s'arrêta, immobile. Ilavait bougé. Le hollow jeta un œil à la ronde, sans reconnaitre une trace de l'ex-roi de son monde. Eh ?! Derrière lui, une forme noire fondait comme un torrent sur le sable fébrile ; il se retourna...

"Eh ?!

"Gestuga..."

Les bras de l'adolescent tombèrent durement le long de son corps, sa respiration haletante se fit d'un coup plus régulière. Même si sa tête baissée cachait l'expression de son visage, il avait semblé que l'ombre qui y régnait commençait à se dissiper alors que l'air se faisait d'un coup plus léger. Une chance. Non. Si Inoue n'avait pas été là... Bien qu'il eut voulu la remercier, il n'en eut plus la force, et l'instant d'après, Ichigo gisait au sol, inconscient, la main ensanglantée serrée sur un cœur dont il avait voulu s'assurer qu'il battait encore... Tonnerre.



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MessageSujet: Re: Fin de journée, début des problèmes ... { PV Inoue }   

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